20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 21:04

Parce que les commentaires n'étaient pas ouverts chez Carole et que j'aurais souhaité lui offrir ce message d'un chant de résurrection pour orgue...

Debout sur le soleil de Jean-Louis Florentz :

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commentaires

D
un adepte de Messiaen...Dieu en moins peut-être ????? ????
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G
Il a été en effet l'élève de Messiaen... Ce serait un contresens d'écarter Dieu de son oeuvre.
P
Quelle tristesse quand ces témoins du passé disparaissent de la main d'un inconscient (ou pas d'ailleurs)... Il était prévu que nous passions voir cette cathédrale en octobre prochain. C'est décidément une année pas comme les autres :-(
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G
Allez, ressaisis-toi, je te mets un lot de consolation. ;o)
G
c'est toute la tristesse de notre finitude et cependant l'espoir d'une renaissance.<br /> https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-la-cathedrale-de-nantes/reconstruction-de-la-cathedrale-de-nantes-la-destruction-du-grand-orgue-est-une-perte-irreparable-estime-mathieu-lours_4051225.html<br /> <br /> je ne suis pas familier de la musique contemporaine mais j'ai été littéralement embarqué par la composition de JL Florentz.
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G
Si tu as le temps, lis (et surtout écoute) ceci :<br /> https://www.canalacademie.com/ida5913-Le-compositeur-Jean-Louis-Florentz-aventurier-du-monde-et-de-l-orgue.html<br /> <br /> (Pour la petite histoire, Florentz était le beau-frère de Maxime Le Forestier.)
M
J'ai lu le beau billet de Carole et ensuite, j'ai écouté le chant de résurrection pour orgue... <br /> Cela donne de petits frissons, cette musique...
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G
Si tu as aimé, écoute aussi La Croix du Sud (interprétation Olivier Latry).<br /> https://www.youtube.com/watch?v=nlVOdBwX5OM
A
Quel désastre ! Merci à Carole pour son beau texte et aussi à JMA pour " l' inhospitalité punie".Nous avons oublié d'emporter les enceintes de l'ordinateur et je ne peux écouter la musique de Jean Louis Florentz.Je vais chercher quelqu'un qui ait un ordinateur avec enceintes.<br /> Le spécialiste des orgues c'est Jean Robert Caïn.Il a dû être contacté.Il habite à Marseille.Il y a encore des facteurs d'orgue qui sont capables de refaire un orgue en France et en Italie.(Ce ne sont pas les mêmes). J'ai pu visité un atelier près de Vérone il y a 30 ans.C'était très impressionnant et émouvant.C'est beau de voir que des savoir faire existent encore et que des jeunes soient motivés pour apprendre avec des maitres à l'ancienne.J'ai été privilégiée, le maitre avait très peur que je vienne espionner ses secrets de fabrication.Il ne fallait pas trainer et pas prendre de photo.
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G
Si tu veux lire l'intégralité d'Amours, délices et orgues d'Alphonse Allais, JMA a jouté le lien d'un site sur lequel l'ouvrage (libre de droits) est accessible en lecture gratuite. J'en ai parcouru une partie à grands sauts, c'est très plaisant.<br /> Dis donc, l'altitude ne t'empêche pas de me suivre ! ;o)<br /> ...Ni de te remémorer une anecdote sur chacun des sujets, j'en suis ravi. :o)
R
Bonjour Géhèm !<br /> <br /> Tu as mis un point d’orgue à la réconforter !<br /> C’est bien mon petit, dieu te le rendra !<br /> <br /> Et pis c’est tout !<br /> <br /> Bonne journée !<br /> <br /> Rotpier<br /> <br /> https://rotpier27.wordpress.com/
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G
Je me méfie toujours un peu des grands qui prennent des engagements pour Dieu, je ne devrais peut-être pas... ;o)
N
toujours la belle écriture sensible de Carole avec la réédition de cette page rendue encore plus émouvante par le terrible incendie dont je viens de revoir les images après avoir écouté les premières minutes de ton apport musical (pas le temps pour tout écouter maintenant, je reviendrai)<br /> bisous
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G
Rien de grave... Notre ami a juste accompagné son appréciation d'un petit rototo... ;o)<br /> http://gehem.over-blog.fr/2016/01/jeu-de-piste.html
N
pas mieux en effet d'autant qu'une partie de la réponse échappe à ma comprenette :)
G
J'imagine que Nadia n'aurait pas mieux répondu que toi. ;o)
C
le nom me disait quelque chose, ça y est (merci la recherche): j'avais écouté les morceaux que tu avais conseillés à fanfanchatblanc...pareillement aimé (c'est singulier et puissant)
G
Tu me diras si tu as aimé cette pièce d'orgue de Jean-Louis Florentz ?<br /> Bises.
J
Dans le titre de Carole l'écho d'Amours, Délices et Orgues d'Alphonse Allais. Tout cela ne pouvait que mal tourner:<br /> <br /> L’inhospitalité punie.<br /> <br /> À la fin, l’orage éclata. Un coup de tonnerre déchira le ciel, effroyable. Ce fut comme si tout un conclave d’artilleurs en délire s’amusait à déchirer, frénétique, une énorme pièce d’extra-solide toile de Flandre. Se mirent à pleuvoir des œufs de pigeon aussi gros que des grêlons, ou, pour parler plus exactement, des grêlons aussi gros que des œufs de pigeon. Ce fut par toute la nature, chez les gens et chez les bêtes, un général affolement. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les êtres animés qui composaient le village avaient trouvé leur abri. Seuls, deux pauvres gens continuaient à marcher dans la plaine. Un vieil homme et un homme jeune. Le vieux, un grand à barbe blanche, noble allure, et, en dépit de ses hardes, un peu rococo, très chic, vraiment très chic. Le jeune, une trentaine d’années, barbe et cheveux assez longs, roux, extrême distinction, avec, sur sa face, une indéfinissable expression d’exquise tendresse. Accoutrement pas très moderne, mais beaucoup de charme. L’homme jeune tenait à sa main une cage en osier où gémissait, lamentable, une tourterelle. Voici que la grêle redoubla de rage et contrainte fut à nos voyageurs de se reposer sous un orme du chemin. Faible abri aux feuilles en allées, aux branches hachées. Enfin, c’était toujours ça, n’est-ce pas ? Une carriole vint à passer au galop.<br /> <br /> – Pardon, monsieur, fit poliment le plus vieux de nos deux voyageurs, s’adressant à l’homme de la voiture, pourriez-vous nous indiquer, non loin d’ici, la demeure d’une personne de grande piété ?<br /> <br /> Sans paraître aucunement interloqué de cette demande insolite :<br /> <br /> – Tout près de là, répondit l’homme, dans cette petite maison rouge, habite la plus grande dévote de toute la paroisse.<br /> <br /> – Merci, monsieur !... Allons-y chercher un refuge, mon enfant, car je vois s’écorcher ton visage et tes mains.<br /> <br /> – Oh ! mon père, j’en ai vu bien d’autres ! répondit le jeune homme avec un sourire d’une mélancolie poignante.<br /> <br /> Hâtant le pas, nos deux personnages se dirigèrent, avec leur tourterelle, vers la maison de la dévote.<br /> <br /> – Pardon, madame, fit poliment le plus vieux, vous siérait-il d’offrir un refuge à deux pauvres voyageurs surpris par l’orage.<br /> <br /> Les traits de la bonne femme se contractèrent, et l’expression du mauvais accueil grimaça sa haineuse physionomie.<br /> <br /> – Fichez-moi le camp, fainéants ! Je ne veux pas de vagabonds ici !<br /> <br /> La tourterelle se mit à roucouler douloureusement, et les deux pauvres gens semblèrent plus peinés qu’irrités de cette peu écossaise hospitalité.<br /> <br /> – Pourtant, insista le jeune, l’Évangile vous dit...<br /> <br /> – L’Évangile ne nous dit pas de recevoir tous les galvaudeux qui passent dans le pays... Et puis, en voilà assez ! Fichez-moi le camp ! Oust !<br /> <br /> Cette fois, le vieux perdit patience, et, levant le doigt au firmament :<br /> <br /> – Ah ! c’est comme ça que vous le prenez ! s’écria-t-il.<br /> <br /> Comme par miracle, la grêle cessa de tomber, le ciel redevint d’un bleu subit, une petite buée monta du sol et doucement, légèrement, se concréta en nuage autour des deux voyageurs. Ces derniers, ouvrant la petite cage d’osier, donnèrent l’envol à la tourterelle, qui, d’ailleurs, n’était autre qu’une colombe. Tous les trois alors, confortablement installés en leur nuage, s’envolèrent lentement vers le ciel. La vieille dévote comprit à ce moment la grossière erreur qu’elle commettait, et, les mains jointes, elle tomba à genoux. Les gens qu’elle venait de mettre à la porte si désinvoltement, c’était – le subtil lecteur l’a deviné, sans doute – c’était le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Elle voulut les rappeler, mais trop tard, hélas ! La Sainte-Trinité frisait déjà la cime des hauts peupliers et, bientôt, elle disparaissait dans la sérénité du ciel. Et la vieille dévote n’en mena pas large sur la question de son repos éternel.<br /> <br /> Après les mots de Carole, il ne pouvait y avoir que la musique. J'ai découvert et écouté avec une émotion particulière cet espoir de résurrection.
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G
La relation avec la cathédrale ne m'avait pas échappé (pas plus que celle de l'hélicon avec l'orgue). ;o)<br /> ...Tu fais bien de me rappeler l'Assomption, ça ne devrait pas me coûter trop d'efforts de programmer un 'tit quelque chose.
T
Brel y chante qql cathédrale et clocher, ou mat de cocagne, mais n'est-ce pas un pays de bouseux..<br /> Tiens, "le point d'orgue" de la saison estivale prend ses quartiers ! ..fêtes de village, défilés, pèlerinages, ou bientôt l'Assomption (merci Marie la pucelle; etc.)
G
Au travers de la saga des Jaco, quelle traversée vertigineuse des siècles, mes aïeux ! De Girardet à Brel en passant par la moulinette de Ti Suisse... J'en reste sur le cul. :o)))
T
https://www.youtube.com/watch?v=rzeZcdW4Pbo
T
Merveilleux, ..sujet éveillant qql conscience, vraiment,<br /> qu'importe cadre, verdict, audience, feelings ou accident, ainsi les sensibilités.<br /> Bref d'abord l'ébauche matinale, tirer la chasse en est une autre (réflexe ordinaire)<br /> la rèp, eh! au record vaporisé (damned !) accessible aux sourds et muets :<br /> <br /> (en bas rock) L'orgueil quasi éteint ne souffle aucun soupir.<br /> L'écho du soliste se console car facture une mélancolie par d'autres tuyaux.<br /> <br /> Ensuite le roll classique, ni dépourvu dis-donc :<br /> pas fan d'orgue, tu l'auras compris, ni d'hélicon,<br /> (au vent équivalent) aisé pourtant à transporter,<br /> Boby, lui même disparu, en joue (Pan-Pan; t'es mort)<br /> Qui sera plus ardu à remplacer, virgule,<br /> /désolé, ti passage charriant carence y complaisance,<br /> (les nuits sont-elles plus belles que le jour, etc)<br /> <br /> L'historique ? (..pff) l'excellence de Carole pourvoit,<br /> de Jaco Girardet (1620) à la Révo, elle peu friande d'organe religieux,<br /> un Reich épargnait son buffet, pareil la bombe alliée, tel l'incendie de 72,<br /> (je passais mon permis)<br /> Le chant (et) liturgique s'en remettra t-il.. sinon mes oreilles ;-)<br /> <br /> visiter (et) les mains vides serait dommage (perte sans profit)<br /> https://www.youtube.com/watch?v=lG2lBV2rYrg<br /> <br /> ailleurs survit le mouv (enfin parait-il)<br /> https://www.youtube.com/watch?v=coa5ed-zRxE
G
Chouette ! merci beaucoup.
J
Rien de plus facile, la lecture est accessible gratuitement en ligne.<br /> https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Allais-amours.pdf<br /> <br /> (Aucun rapport avec le film.)
G
Je crois que tu as pulvérisé le record de longueur d'un commentaire que détenait Ti Suisse. ;o)<br /> Pour mon plus grand plaisir, d'ailleurs...<br /> Au-delà du titre (d'un film de seconde zone) et de la fameuse règle des 3 féminins pluriels, je ne connaissais à peu près rien d'Amours, délices et orgues, alors que j'adore Alphonse Allais. Tu me donnes très envie de le lire.