14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 20:58
Trump President

Trump President

CONgratulations Mister President !

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 09:21

...Everybody knows.

Ah, tiens, une petite ballade du côté de Manhattan :

...Et, comme je ne recule devant aucun sacrifice, une balade (pour ses électeurs et ses partisans les plus pauvres) chez notre nouvel ami Donald Trump, au coeur même de Manhattan :

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Published by Géhèm - dans Nos chers disparus
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:09
Une matinée neigeuse.

Je ne serais pas plus étonné s'il tombait de la merde.

09/11/2016 PM

Voilà, la neige a fondu... Y a plus que la merde.

 

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Published by Géhèm - dans Actu en vrac
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 21:18

86

Pour Alma, qui s'est gentiment inquiétée de l'avancement de mes MIETTES, et pour les quelques autres qui avaient suivi la publication des premiers chapitres sur ce blog, il y a déjà plus de quatre ans.

86 est le numéro de l'ultime chapitre.

Mais auparavant, pour ceux qui n'ont pas la patience de lire, le chapitre le plus court :

69

 

   - Monsieur Lu !... C’est madame au téléphone.

   Un chiffon à la main, Yveline l’appelait depuis l’angle de la maison.

   ...

   - Oui ? dit Lu... Non.

   Elle n’aimait pas perdre de temps au téléphone. Lui non plus. D’autres auraient été fichus de faire tout un roman autour d’un 69. Un roman, je te jure !

   Le cul c’est du souci, on reste trop près de la tête.

Ainsi, bon débarras.

Et donc, un fragment du chapitre 86 qui se trouve être de loin le plus long :

   Cela ne fait pas de mal de pouvoir causer un peu sérieusement de littérature lorsque l’occasion s’en présente. Je n’en ai pas eu si fréquemment le plaisir. Ce n’était guère le genre en famille. Pas plus que la grande musique, les livres des grands auteurs n’encombraient le décor. Des ouvrages didactiques, ça oui, on était pragmatique ! Quelques niaiseries sentimentales, des recueils bien-pensants ; une Histoire de l’Église. Ah si ! les œuvres complètes de Totor Hugo : très jolies reliures, état neuf ! Je devais être le seul à qui il ne donnait pas mal à la tête.

   Je n’ai jamais eu que du bonheur à lire, même les journaux, les magazines. Ça, c’est un fond d’échanges inépuisable. Rien ne donne mieux le change à l’essentiel qui dérange que les prévisions météo, les faits divers, les pronostics et les résultats sportifs surtout. Entre parents, entre amis, c’est parfait ! Je m’étonne que les commentaires qui accompagnent les tirages du loto ne tiennent finalement pas plus de place dans tout ça. Que de riches moments cela pourrait donner si des spécialistes en faisaient des débriefings complets !

   Mais la littérature, tout de même, c’est autre chose.

   Non, vous ne croyez pas ?

   Vous vous entendriez bien avec Madame Mère : elle met au pinacle les plumes délicates de Giscard d’Estaing et de Rufin.

   Deux pointures, ceux-là ! “De l’Académie française”, Marguerite, ça te pose son scribe. C’est de la qualité garantie sur le bandeau, comme “21% MG, onctueux & crémeux” sur la boîte de camembert authentiquement industriel. La gloire a de tout  temps aimé se couvrir de laurier ; en France, de glorieux débris rêvent qu’on les revête du vert des branches d’olivier, de leur vivant. On a toujours aimé l’huile d’olive chez nous et faut dire que l’habit est seyant ! Puis les goûts et les couleurs, vous savez ! Leur renommée dépasse-t-elle pour autant celle des Schtroumpfs ? C’est à voir.

   Ne croyez pas que je les considère comme les pires (il y en a de plus mauvais, plus vendeurs, qui s’impatientent à la porte en espérant leur mort et que je ne citerai pas) mais a-t-elle vraiment lu, de chacun, plus de dix pages ?   

   Si elle n’avait eu cette paresse intellectuelle si commune à toutes les bonnes gens qui, en tout, prennent le brillant du verni pour le fond et règlent le monde à la mesure de la vision qu’ils en ont, sans doute n’aurait-elle été qu’aussi pénible que tant d’autres. Pas plus. Elle a pu me montrer des abîmes de bêtise, parfois, mais rien que de comparable à ce qui est votre ordinaire quotidien, je suppose. On s’accommode de quantité de personnes, somme toute, qu’on aimerait moins obtuses. Il le faut bien, à moins d’avoir le luxe de pouvoir vivre hors du monde.

   Mais Marguerite, en plus, elle a toujours eu cette idée que ce qui n’entrait pas dans ses vues était affaire d’originaux au mieux, au pire de malheureux égarés. Allez lui demander de changer ! Non, on ne change pas un monde qui gagne. L’argent que Vic l’Arsouille s’était mis à lui gagner lui avait même offert de plus sûres certitudes, de nouvelles amies, avec des pedigrees à rallonges pour certaines, et une bonne !

   Je devais avoir près de six ans, pour la bonne : Modestine. Le nom de l’ânesse de Stevenson, tout à fait, je confirme !

   C’est une de ses copines à particules multiples, fervente des mots croisés de La Vie catholique illustrée, qui nous l’avait appris, le petit doigt en l’air et le pet au bord des lèvres, à l’occasion d’un de leurs rituels five o’clock du jeudi. « Mais si, Marguerite, vous savez : l’auteur de Robinson Crusoé » et, oui avec plaisir, elle reprendrait une tasse de ce merveilleux Earl Grey avec un nuage de lait. Moi, j’étais là pour manger une tranche du gâteau roulé à la myrtille fait maison et me familiariser avec les bonnes manières. Ces dames me trouvaient  absolument délicieux, déjà tellement amusant, si poli. L’auteur de L’île au trésor, prétentiarde ! Ridicule pécore ! Je n’y ai pas mis de guillemets, je me suis contenté de le penser très fort.

   Marguerite avait eu le gloussement qu’il fallait, vite rentré, et aussitôt chacune s’était juré de taire cette fâcheuse parenté asinienne : l’intéressée pouvait d’un instant à l’autre revenir de sa demi-journée de repos et elle avait d’autres qualités à côté, comme de savoir faire ce gâteau roulé sublimissime, ma chère. Croyez-vous qu’elle voudra bien nous en dévoiler la recette ?

   «Savez-vous, Modestine, votre roulé myrtille a été un succès au point que mes amies, avant de me quitter, m’ont dit de vous féliciter surtout. Ça, chapeau ! Je ne sais pas ce que vous avez  fait ou mis dedans de plus que moi, il faudra nous donner votre secret, sans faute. Mais je ne savais pas que vous aviez eu un homonyme si illustre !

   - Maman !

   - Quoi, mon fils ? »

   J’ai dû lui balancer un coup de coude dans la hanche. Elle qui marque pour un rien ! « Oh, le chameau ! » Elle a esquissé une giroflée à cinq feuilles mais je crois qu’elle m’a compris dans l’instant en croisant mon regard.

   Je ne lui avais encore jamais vu cet air égaré.

   - Madame, ça va ?

   - Vous avez passé un bon après-midi, Modestine ?

   Elle avait gardé un drôle de sourire qui lui faisait une figure figée, assez bête. Pendant quoi ? À peine quelques interminables secondes. Et puis elle est redevenue comme avant et elle m’a demandé si je n’avais rien de mieux à faire que de rester collé dans ses jambes.

   Le fait est que j’ai mis des années à trouver la bonne distance avec elle. C’est vrai que j’ai aimé la regarder faire les choses qui sont les nécessités du quotidien, mais aussi toutes les menues activités de loisir qui remplissaient le reste de son temps. Elle paraissait tout faire avec une égale facilité et le même plaisir : la cuisine, la déco, ses ouvrages de fil, l’entretien de ses plantes, les bouquets et les confitures de saison.

   J’ai aimé mettre mon nez dans son cou pour y respirer les senteurs d’eau de rose, ouvrir les armoires avec elle pour humer le frais parfum des sachets de lavande et, sous son regard approbateur, changer la place d’un vase, d’un plateau, de tant d’objets dont elle a toujours aimé s’encombrer, décorer l’arbre de Noël et la crèche. Elle a aimé très tôt ce qu’elle appelait mon coup d’œil. Un œil d’artiste en herbe, vous savez, ce truc qui sert à faire du joli. Quelle horreur !

   Elle n’a jamais su dépasser la notion de joli. Le beau ? Mais quelle différence ? Cherche pas ! D’autant que le beau, c’est fait pour être bousculé, Marguerite.

   Tiens, tu vois, la différence c’est peut-être ça finalement : le beau, ça supporte d’être rudoyé, alors que le joli… Touche pas ! sinon beurk, caca !

   Il y avait au fond bien des choses malgré tout que nous aurions pu faire agréablement de concert si elle n’avait toujours fini par mettre ce que j’avais fait à l’envers. Il y a quantité de gens qui sont comme ça, comme les mouches : tu leur ouvres  grand la fenêtre et ils s’entêtent à tourner en rond sur la vitre.

   Sans fin.

   Je n’ai jamais réussi à lui ancrer durablement dans l’esprit quelque idée ou quelque façon de faire que ce soit s’écartant ne serait-ce que d’un iota de son univers d’habitudes.

 

   - Est-ce que tu as déjà vu un canard filer à tire-d’aile sans sa tête ?

   - …

   - Marie-Ange ! Hou, hou !

   - …Excuse-moi, je m’étais laissé embarquer. Tu disais ?

   - Et un zootrope, tu as déjà vu un zootrope ?

   - Moi, non bien sûr, mais ma grand-mère, sûrement. Ce n’est pas ce jouet optique…? Je ne sais pas comment dire : ce cylindre animé ?

   - Ben voilà ! On dira pour faire simple : le cylindre à mémé.

   - Tu sais qu’elle a connu aussi le zoopraxiscope, ma mémé ? Et même la téhessef, pis le poste de tévé en couleur. Vi, monsieur !

   - Oh, oh, eh bien, dis-moi ! Il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’elle soit aujourd’hui en avance sur son temps.

   - Eh !

   - Revenons-en donc à mon canard, tu veux bien ? Je n’ai jamais cherché à comprendre pourquoi : mon Pépé-Un avait fini par laisser la chambre conjugale à Grand-Mère et s’était installé, au bout du long couloir desservant leur maison, dans une vaste chambre-débarras où j’étais seul admis à entrer. Une caverne aux trésors poussiéreuse où, ne laissant guère que la place nécessaire pour aller de la porte à la fenêtre en passant par le pied et le côté droit de son lit, s’entassait un invraisemblable ramassis de ses souvenirs de famille et de son antédiluvienne jeunesse. Par piles, sur deux tables, sur des chaises, par terre, des collections de revues remontant à la guerre de 14 et des albums gonflés de vieilles cartes postales.

   - Est-ce qu’il y avait des cartes postales à système ?

   - Une palanquée ! Avec toutes sortes de fanfreluches, de guipures, de nœuds-nœuds, de plissés, de découpes, et des dépliants à gogo. Mais aussi, sur un guéridon que calait une assiette en étain fissurée, des albums truffés de Martin prenant la pose, en groupe ou isolés, en habits du dimanche ; des albums pleins de moustaches, où l’arrière-grand-père dans son uniforme à brandebourgs du 11ème de hussards tenait une place mythique. Mais encore, serrées sur une commode galbée, une antique pendule arrêtée surmontée d’une allégorie mutilée et pas moins de trois générations de calendriers de la poste. Et devant, à toucher les tiroirs, un porte-manteau perroquet sur lequel se superposaient couvre-chefs et vêtements civils et militaires d’un autre âge, grisonnants de poussière. Et ce n’était pas tout : une malle cloutée, de laquelle j’ai sorti des centaines de fois chaque colifichet, un prie-Dieu déglingué surchargé de cravates et de boîtes à chaussures, et deux fauteuils paillés chargés ou délestés de vestiges divers au gré des nécessités du moment. Enfin, la frêle chaise Napoléon III noire qu’il fallait déplacer pour ouvrir les battants de l’armoire en noyer où dormaient les plus précieux trésors de Pépé. Enfin presque, car une petite table de nuit campagnarde, à la tête du lit, accueillant tout un nécessaire à fumer et un plat à barbe débordant de ficelles, de rubans, d’épingles à nourrice, d’ammonites, de calots et d’agates glanés ci et là, complétait son bric-à-brac visible. Et ce serait sans parler du grand miroir piqué posé à même le sol dans la ruelle du lit et de tout un arsenal de pêche et de chasse pendu à des patères : cannes, cuissardes, épuisettes, panier, gibecière et pétoires ; un masque à gaz de la dernière der des ders, même ! Et un filet à papillons, celui qu’il me laissait utiliser quand je l’accompagnais : un filet de gaze vert pâle, je me rappelle.

   - Il n’était pas un peu original, ton pépé ?

   - Il était à cheval sur deux époques, tu comprends.

   - Et alors ?

   - Je ne sais pas. Je crois d’abord avoir été profondément impressionné par l’entrechoquement des images du passé, forcément si présentes, avec chaque représentation nouvelle de la vie qu’il imprimait dans mon jeune cerveau.

   Une fin de matinée d’été, je le regardais depuis la fenêtre ouverte de sa chambre refendre des bûches au milieu de la cour. Le claquement métallique de la masse sur le coin ; le bois craquait et faisait un bruit mat en tombant du billot. En fermant les yeux maintenant, j’entends encore les coups de hache qui de temps à autre déchiraient sèchement le silence, puis la voix de Grand-Mère lui demandant de la rejoindre dans l’enclos des volailles.

   Dans les cyprès, les cigales avaient repris leur cymbalisation lancinante. Elles ont cessé à la seconde où je l’ai vu repasser sous les lourdes grappes bleues de la glycine qui ombrageait la tonnelle du midi. Entre ses mains, le canard était fier comme un coq et, si j’ose dire, paraissait plus tranquille que Baptiste.

   - Ne me dis pas qu’il l’a décapité !

   - D’un coup net, sans bavure.

   La hache restée fichée à côté de la tête. Tu as sûrement vu cent fois des départs de courses de chevaux à la télé. Le jaillissement du canasson quand les portes de sa stalle s’écartent : pareil ! Casaque blanche et noire, toque rouge, les ailes griffant nerveusement le sol. Un sprint d’au moins huit mètres brusquement arrêté par une roue de la voiture garée devant le portail du garage.

   Grand-Mère avait préparé un haut bac d’eau fumante à côté de la cave. Je n’ai pas voulu m’attarder à la suite, je l’avais déjà vu plumer plus d’une poule. Je ne me laisserai jamais plumer par quiconque, tu peux me croire. Ce doit être ma part de bon sens paysan.

 

...

Voilà, ce n'est ni le début ni la fin du chapitre.

Je travaille par-ci par-là en ce moment à l'écriture de l'épilogue.

Patience et longueur de temps...

Disons, tiens, qu'à la conclusion je ne serai pas loin d'avoir bouclé un quinquennat, moi aussi. 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 08:15

Celle de tous les saints, pas vrai ?

Saint Géhèm (90 x 100), par Cécile Falchéro.

Saint Géhèm (90 x 100), par Cécile Falchéro.

J'ai la chance d'avoir été canonisé de mon vivant, en l'an 2000. C'est un souci de moins et un précieux gain de temps.

Juste pour dire que je ne suis pas mort mais que je manque terriblement de temps pour en consacrer à ce blog et pour rendre des visites aux uns et aux autres.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 16:41
D'après Géricault (Le Radeau de la Méduse) et Delacroix (La Liberté guidant le peuple).

D'après Géricault (Le Radeau de la Méduse) et Delacroix (La Liberté guidant le peuple).

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 07:28

Derrière Jeanne d'Arc, refusons ensemble l'exclusion sociale.

D'après Paul Dubois / Statue équestre de Jeanne d'Arc - Place Saint-Augustin (Paris VIII).

D'après Paul Dubois / Statue équestre de Jeanne d'Arc - Place Saint-Augustin (Paris VIII).

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 08:54

Il n'y a pas lieu de s'en étonner, à la suite du premier débat organisé dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, pour les lecteurs de la gazette à Dassault... "c'est bien lui le boss" :

(ICI)

Au royaume du BHV (d'après le portrait équestre de Henri IV attribué à Guillaume Heaulmé).

Au royaume du BHV (d'après le portrait équestre de Henri IV attribué à Guillaume Heaulmé).

Je n'y ai guère perdu de temps.

Je me suis contenté d'enrichir une image déjà publiée en 2014.

Mais si vous-mêmes avez un peu de temps, je vous conseille ceci (à partir de 1:01:26 jusqu'à 1:58:10) :

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 13:09

Audiard fait des émules chez les Ripoublicains...

Les nouveaux tontons flingueurs.

Mais va savoir pourquoi le petit énervé me fait de plus en plus penser au délicieux Joe Dalton. 

Tagada tagada...

Et vive la République, vive la France, vive Rantanplan ! 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 06:01
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