9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 11:15

homme-infini.jpg

 

Cela étant, dans ce domaine aussi, certains sont plus égaux que d'autres...


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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 05:00

La vie, l'amour : les bonnes manières expliquées aux djeuns...

femme-impair-B

Mais pourquoi s'en tenir aux roses, direz-vous, alors qu'un bouquet de violettes...

Ce n'est pas moi qui vous donnerai tort (CLIC).


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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 05:00

...Et, l'air de rien, un soupçon de culture.

Leda-et-le-cygne.jpg

Figne : anus, postérieur, derrière, cul (Bob, dictionnaire d'argot)

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 13:00

Alors, ce roman ?

Tiens, en voilà un autre, rencontré dans la rue, dont jusqu'ici j'ignorais qu'il me lisait, au moins de loin en loin.

Le temps, mon cher ! le quotidien, la vie quoi : les heures de tranquillité en continu qui me seraient si nécessaires me manquent. J'avance par fragments, de bouts de papiers en carnets, de corrections en additions, et d'annotations en notules dont il arrive que certaines, à ma grande satisfaction, ne soient pas éloignées de ce qui m'est la forme littéraire la plus chère :


LE PENSE-BÊTE. (Un petit clic sur le mot ?) 

 

Le pense-bête devrait être l’idéal d’un auteur : il n’a pas plus à s’y soucier du lecteur que de remplir le réfrigérateur de son voisin ; tout y est consigné dans le but exclusif de satisfaire à ses propres besoins, qu’il s’agisse de préoccupations métaphysiques (aussi rarement que possible), des ingrédients indispensables à la confection d’un bon pot-au-feu, ou du produit répulsif miracle qui décourage les casse-pieds.

 

Autant de pense-bêtes, autant de bouts de madeleine. Mes tantes Léonie, qui en avaient une pratique virtuose, s’appelaient Rose et Marie-Louise. Deux sœurs, retraitées de l’enseignement catholique, que leur veuvage, malgré la différence d’âge, avait pour ainsi dire rendues jumelles, non qu’elles fussent, en quelque point physique ou de caractère, semblables (l’une grande, raide, d’une autorité écrasante, l’autre petite, un peu voûtée et d’une douceur effacée), mais plus banalement, par un semblable exil en dévotion partagé depuis des années. Deux vestales veillant, avec un même soin pieux, sur leur univers sépulcral peuplé des disparus figés dans leurs encadrements ; monde pétrifié dans un décor de meubles surannés, de bondieuseries sulpiciennes et de reliques militaires serrées dans des vitrines, comme en de petits ossuaires.

Chez ces deux vieilles institutrices était resté vivant, presque seul, le goût d’éduquer. Leurs listes hebdomadaires des courses à faire étaient pour elles l’occasion de m’apprendre à lire et, sans doute, ai-je reconnu les mots radis, chicorée, foie d’agneau avant papa : ainsi, au plus infime pense-bête donnaient-elles le prestige du tableau noir. L’une ou l’autre, de sa belle écriture penchée que ne défigurait aucune faute d’orthographe, y abandonnait au fil des semaines, avec une concision exemplaire, tous les indices d’une existence ordonnée où transparaissaient cependant les signes de leurs personnalités singulières : quasiment tout ce qu’un littérateur qui se respecte devrait avoir pour exigence. Il y avait chez l’une une préférence marquée pour les ris de veau au madère, un penchant peut-être excessif pour le Picon amer, chez l’autre une prédilection pour les vins de Bordeaux, le Darjeeling Makaïbari et les petites pâtisseries au gingembre

L’enfance est un imaginaire reconstruit ; je peux imaginer ici, de l’une ou l’autre, une note : « Denier du culte : cette année, notre bon père abbé peut se brosser, à moins qu’il ne désavoue Marguerite. » Là, une recommandation à tout jamais mystérieuse : « Ce 25, faire piquer Gustave. » Bref, une vie en pointillé où l’imagination n’a qu’à se donner le loisir de reconstituer les vides et qui ouvre, à mon sens, de plus originales perspectives qu’un roman.

Allez lire un roman à votre volailler ! Il ne faudra pas trois minutes pour que son hébétude vous persuade d’arrêter. Mettez-lui sous le nez la liste de commande hâtivement écrite par madame votre maman : c’est un dindon transfiguré dans la seconde, un autre homme vraiment, d’une connerie rayonnante, sympathique, reconnaissante. On gagne toujours à être court.

 

J’étais trop remuant ! La vierge qu’avec un peu plus de bon sens ma mère n’aurait jamais dû cesser d’être ne tarda pas à s’en déclarer épuisée. Avait-elle eu pour espérance de me voir naître éteint comme un notaire de province ? Ce sont des choses qu’on comprend plus tard : ses principes d’éducation auraient été parfaits pour un ours en peluche. Entre elle et moi, c’était elle l’enfant ; j’étais précoce, elle, en dépit de ses vingt et quelques années, n’arrivait pas à combler son retard ; je n’y étais pour rien si le constat la rendait hystérique.

En m’accueillant, les deux grands-tantes eurent le mérite de soulager leur nièce ; au contact de leur sagesse, ma turbulence se diluait, comme un sirop dans un grand verre d’eau. Hélas, cela ne concernait que le temps des vacances ; une rentrée d’automne, je n’avais pas neuf ans, mes parents m’assénèrent qu’il n’y avait meilleure solution pour moi que la pension. Je dois dire qu’ils n’ont pas eu tort : d’emblée, j’y ai trouvé la distance assez bonne pour commencer à les voir l’un et l’autre comme deux étrangers. J’ai fini de pousser à l’ombre rance des soutanes. Esprit et méthode. Règlement, règlement. Emploi du temps. Tout un programme élaboré par les bons Pères et imprimé sur un minuscule agenda resté quasiment désert de moi-même : quelques dessins qui s’ils étaient tombés entre les mains d’un psychologue auraient pu lui mettre la puce à l’oreille, des notes de tableau d’honneur, mes résultats trimestriels... Je dois les circonscrire à leur banalité : des chiures d’enfant.

Seule marque d'enthousiasme, ces trois lignes écrites de la main de ma mère sur la page de garde :

Celui dont vous avez mérité d'être la mère, alléluia

Priez Dieu pour nous, alléluia

Parce que le Seigneur est véritablement ressuscité, alléluia.

 

Comme on le voit, elle n'a pas manqué d'enrichir mon registre : du pense-bête au pense-con.

 

Et me voilà, du coup, largement avancé !  

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:45

Mouais !... Retrouvé au fond d'un tiroir.

 

RÉMISSION

 

Un nuage de lait dans ma tasse de thé,

Dehors il fait encore nuit.

Le vent qui gonfle le rideau

Ne m’apprend rien du jour qui vient.

Et le soleil de tes cheveux sur l’oreiller.

 

La marmelade blonde sur un toast doré,

À la radio c’est hier qui s’éternise.

Le bruit familier de la rue

M’apprend ce que je sais déjà du jour qui vient.

Et sous le drap la courbe de ta hanche.

 

Une gorgée de thé brûlant, tu te réveilles

Et tu veux boire dans ma tasse

Comme un oiseau.

Le jour qui vient peut bien attendre.

Et par-dessus le drap ton sourire et tes bras.

 

Qu’un écureuil grignote mes tartines,

Le thé tiédit sous l’abat-jour.

Le vent regonfle le rideau, le jour se lève,

Le soleil monte de mes reins.

Et au-dessus de moi ton cri dressé.

 

 

On prouve qu'on est poète quand on sait découvrir un aspect intéressant dans un objet vulgaire. (Goethe)

Chérie, retiens-moi avant que je lui donne du "cher collègue" !

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 11:00

Amis procrastinateurs, je suis des vôtres,

Je reporte à demain comme tant d'autres.

 

procrastination.jpg

 

Tiens, je viens de faire quelque chose aujourd'hui...

Étonnant, non ?

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 10:10

À François...

 

Il y a quatre types idéals : le crétin, l'imbécile, le stupide et le fou. Le normal, c'est le mélange équilibré des quatre.

Umberto Eco (Le Pendule de Foucault).

 

En écoutant sur France Inter, ce matin, Ivan Levaï livrer cette citation dans son Kiosque, ce n'est pas au François qui vous vient à l'esprit que mes pensées sont allées. C'est à l'ami trop tôt disparu qui m'avait offert Comment voyager avec un saumon, parce que mes maigres écrits lui évoquaient bien trop généreusement son auteur.

 

Je n'ai jamais eu d'amis dans la domesticité politique. Ils sont suffisamment amis d'eux-mêmes... 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:55

...pour la Bibliothèque Rose.

 

Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.

Et quand auparavant il est retombé en enfance, hein, je te le demande ?

 

Je pose la question en passant parce que ma môman vient de me parler de quelques-uns de ses compagnons de jeu qui sont dans ce cas selon son expertise et ses termes.

La cour de récréation, dans une résidence de retraite, ce n'est pas triste ! On n'est jamais très loin de l'autodafé.

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:10

illusion-4.jpg

 

C'est ecnounageart... Tu vios que tu n'es pas si con !

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:30

Aujourd'hui devait être un jour sans article.

Je n'étais venu sur mon administration que pour répondre à deux commentaires sur mon billet d'hier qui m'y attendaient. Contre toute attente, celui de Wydryck m'aura inspiré ; je ne suis pas resté insensible à son émoi naissant !

 

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