15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 22:55

Vous avez déjà été gâtés, je le sais, mais je ne voulais pas finir la journée sans vous faire moi aussi un cadeau :

Mais oui, j'ai aussi pensé à toi, Madeleine ! Il n'est que 23:55, à minuit tapante je suis là.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 11:59

Plus d'un demi-siècle à décrypter, les enfants ne peuvent pas s'imaginer ce que c'est.

Revenons-en donc pour eux à l'essentiel avec deux exemples d'une journée type prise au hasard.

La première, en 1963 :

La seconde, en 2014 :

J'espère que vous avez compris où ça coince maintenant...

Sinon, n'hésitez pas à me demander des détails. Je pense être encore tout à fait apte à vous faire loler le partage.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 06:44

...S'il est encore temps de sauver les canards du Sud-Ouest ?

Mais bien sûr !

Mais bien sûr !

Mais bien sûr !

Ah, au fait ! Bon anniversaire, ma chérie.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 15:49
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 07:53

...à moins que ce soit à ceux qui se couchent tard ?

Vaste question !

En tout cas, merci à 'Ti Suisse de m'avoir offert mon premier rire de la journée en découvrant le commentaire qu'il a laissé ce matin à 05:43 sur mon post d'avant-hier : Le mépris.

..."Les temps sont durs, votez MOU !" (Mouvement Ondulatoire Unifié)

Eh oui, c'est ça aussi les vieux cons (je parle de moi), ça rit de tout !

L'âge, sans doute...

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt

Allez, un petit complément vitaminé pour la journée :

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:51

"Tu les trouves jolies mes fesses ?"

Le mépris.

...Bon, ça c'est fait !

Je n'ai pas perdu de temps à suivre la réunion Tupperware d'hier soir : tu penses bien qu'à mon âge je suis équipé depuis longtemps... Si quelque chose m'a surpris, ce matin ? Même pas d'apprendre que les 5 commis-voyageurs ont attiré près de 10 millions de téléspectateurs. Apparemment, l'affichage du résultat des ventes est remis à plus tard.

J'étais occupé à chercher Conversations d'un enfant du siècle de Frédéric Beigbeder, qui fait partie de ces livres que je n'ai pas encore pris la peine de ranger, et dans lequel je me rappelais avoir rencontré un de ces traits de caractère qui me font idolâtrer le sieur Fion. Je l'ai retrouvé.

Nous sommes en mars 2008, rue de Varenne (Paris VIIe), à l'Arpège, "maison de cuisine" qui a trois étoiles au Guide Michelin. Beigbeder y a convié Alain Finkielkraut pour enregistrer une interview.

Nous venions de nous asseoir quand soudain des gardes du corps à oreillettes sont entrés : François Fillon et Michèle Alliot-Marie s'installaient pour déjeuner à quelques mètres.

(Le repas et l'interview avancent. Et soudain...)

François Fillon : Tu vas bien ?

 

Alain Finkielkraut : Bonjour...

Frédéric Beigbeder : Je signale au lecteur que le Premier ministre est venu serrer la main d'Alain Finkielkraut, puis la mienne, et M. Fillon lui a dit : "Tu vas bien ?", en le tutoyant, ça confirme son soutien à l'actuel gouvernement. Vous pouvez le publier sur Internet, vite, vite, vite !

AF : Maintenant qu'il m'a tutoyé, mon soutien devient illimité.

FB : Incroyable. Vous vous connaissez d'où ?

AF : De nulle part.

FB : Tout de même, il vous tutoie. Moi, je vous connais bien, je suis venu parler du roman contemporain à votre cours de Polytechnique, vous m'avez invité à votre émission sur France Culture, et pourtant je vous vouvoie.

AF : J'ai rencontré Fillon deux fois dans ma vie. Une fois, il m'a reçu quand il était ministre de l'Education. J'étais très heureux de cette réception parce que ce n'était pas un déjeuner, et on était seuls.

FB : Vous n'aimez pas les déjeuners, je suis très triste.

AF : Non, mais avec les ministres, ce n'est pas très drôle. Ils reçoivent avec leur directeur de cabinet qui est le flic de la maison. Là, on était seuls. Et puis on s'est retrouvés à côté lors d'une émission sur l'éducation.

FB : Il doit y avoir une ivresse de devenir un peu copain avec quelqu'un de très puissant ? Vous ne pensez pas que c'est un danger pour un intellectuel ?

AF : Non, ça ne rime à rien. Il m'a tutoyé mais je ne le vois jamais. Je suis arrivé à un âge où ça se clarifie dans ma tête. J'aimerais avoir la chance d'échanger avec des hommes de pouvoir.

...

Eh bien voilà, je suis heureux d'imaginer que, neuf ans après, les choses se sont encore un peu clarifiées pour Finkie (à défaut de quoi, il pourra toujours retourner à l'Arpège et demander à Alain Passard comment on clarifie un couillon bouillon).

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 09:18

Ben voilà, je vais vous laisser chanter entre vous pendant un petit bout de temps.

Besoin de m'aérer la tête.

J'ai beau m'être aguerri, au fil des décennies, à supporter par nécessité la connerie dans tous les domaines et à observer lors des derniers mois et semaines, dans le domaine politique en particulier, l'enracinement de plus en plus envahissant des cons sans complexes, découvrir, le jour de la mort de Pierre Bouteiller et de l'enterrement de Jean-Christophe Averty (c'était hier), qu'un prototype de con du nom d'Asselineau a pu obtenir les 500 parrainages qui vont lui permettre de participer fièrement au concours "Français, élisez votre Grand Schtroumpf" (tout cela dans le même temps que la Le Pen), c'est trop !

Il n'y aura bientôt, à ce train-là, plus de place que pour les cons.

Profitez-en pour retrouver le grand Georges sous d'autres angles.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 22:10

Il y a des fois, avec les vieux couples, tu te demandes lequel est le plus con des deux... Et ce n'est pas toujours facile de répondre.

Mais bien sûr que non tu nous déranges pas, on regarde le match des rosbifs contre les ritals à la télé... Puce, c'est Géhèm.

- Entre, Géhèm. Fais pas attention à ma tenue... Oh, nom de nom, les peignées qu'ils se mettent !

- Je ne savais pas que tu aimais ça, toi aussi. Je peux repasser...

- Reste regarder, elle avait mis une bouteille de rosé au frais, pour après. Hein, Puce, on la boira ensemble...

- Et comment donc !... Tu as vu hier ces couillons de français ?

- Euh, non !  tu vois, c'est-à-dire, le rugby, la télé...

- Ils se sont encore pris une pile, ces cons !

- Ah oui, vraiment ?... Excusez-moi, faut que je refasse un saut à la maison, je m'aperçois que j'ai oublié de faire un truc important. Je reviendrai pour la troisième mi-temps.

Je me suis précipité sur l'arbitrage vidéo en rentrant. J'y suis encore.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:17

Va savoir ! Les sourcils, peut-être ?

A moins que ce ne soit à cause de l'heure...

Paulette, bon dieu, ça vient les glaçons !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 04:57

Quoi d'autre ?

Ah si ! peut-être encore cette courte nouvelle de Gaëlle Héaulme :

Déjeuner en paix

 

Quand je me lève, il est assis dans la cuisine.

À travers le carreau, je peux voir son dos, la saillie des omoplates, ses cheveux blanchis par endroits. Ses mains sont posées à plat sur ses genoux. La cafetière reflète en l’allongeant son visage, si bien que je peux détailler à la fois le dos sans fantaisie de mon mari et sa longue tête soporifique, légèrement tournée vers le poste de radio. Lui ne m’a pas encore vue.

 

Je rentre.

 

Aussitôt il commence à me parler. Je lui fais signe qu’il me faut d’abord mon café. Je lui fais ce geste chaque matin depuis bientôt vingt ans mais il ne peut s’empêcher de commenter les informations que la radio diffuse. Ses paroles sont exaltées, sa voix rapide pénètre dans mon crâne comme une petite aiguille blanche et brûlante.

 

Je m’assois en face de la fenêtre qui donne sur le jardin. Il se lève et me sert mon café sans cesser de parler. Il est massif et me cache la vue. Du plat de la main je le pousse très légèrement sur le côté. Dehors je vois les arbres qui bougent doucement et l’herbe qui mûrit. Je mets un sucre dans le café et je tourne.

 

Depuis toutes ces années, j’ai eu beau mettre le réveil un quart d’heure, une demi-heure avant l’heure habituelle, il est toujours levé avant moi. Assis dans la cuisine. Guettant ma venue.

 

J’ai envie d’aller dehors, je lui dis, Je vais boire mon café dehors. L’air frais du matin me fait du bien. Il me suit. Il s’assoit en face de moi. Il parle.

 

Je ramasse une pierre, un objet lourd qui tient tout entier dans ma main. Il commence à me raconter sa longue, longue journée d’hier.

Je frappe un grand coup sur son crâne.

 

Il se tait un court instant, puis il murmure, Voyons.

 

Je frappe encore. Son corps s’affaisse.

Mais ce n’est pas fini.

- Voyons, qu’est-ce que tu fais ?

Je note que sa voix a faibli. Il tient sa tête dans sa main, et le sang coule abondamment de la plaie.

 

Il est monté dans la salle de bains. Je reste tranquille un moment. Par la fenêtre, il continue, une serviette-éponge enroulée autour de sa tête :

- Pourquoi fais-tu des choses pareilles ? – et il fume un de ses satanés cigarillos. Faut-il que j’appelle la police ?

Je vois comme ses mains serrent les montants de la fenêtre.
Puis il revient, il chancelle un peu en s’asseyant sur le banc.
J’enjambe les plantes, les jouets. Dans le tas de bois je choisis une bûche.

- As-tu quelque chose à me reprocher ?

Un grand coup en pleine figure. Il tombe, le cigare roule sous mon pied, je le ramasse et je tire une bouffée.

Il essaie encore de m’expliquer quelque chose. Je donne un coup si fort qu’il ne dira plus rien. Comme il râle un peu, je lui fourre l’emballage des croissants dans la bouche, je le fais rouler loin de ma vue et je le laisse allongé dans l‘herbe.

 

Je prépare un café bien tassé, et des tartines beurrées. Je déjeune toute seule dehors en écoutant les oiseaux.

 

Je crois qu'on nous annonce de la douceur pour aujourd'hui.

Bonne journée, alors.

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