24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 10:14

MAISON ROUGE - Musée des vallées cévenoles* le fait façon Claude Sautet (1) avec Richard Bruston**, Daniel Faure*** et Helmut Krackenberger, du 27 septembre au 29 décembre.

 

A cette occasion, Helmut vous ouvre la galerie des 18 photos qu'il y exposera. 

En quelques lignes, c'est ainsi que la conservatrice le présente dans la plaquette de l'exposition :

 

Helmut Krackenberger, au cœur des Cévennes ardéchoises

Sarrois d’origine, Helmut Krackenberger décide à l’âge de 21 ans de se consacrer à la photographie après quatre années d’études d’ingénieur. Il s’inscrit à l’École des arts et métiers de Sarrebruck, suit les cours d’Otto Steinert et y acquiert de solides connaissances techniques.

À partir de 1957, il projette de voyager à travers l’Europe. Cette même année, la Sarre est rattachée à l’Allemagne de l’Ouest. Le jeune homme profite de l’occasion pour réaliser les photographies de passeport de villages entiers soudain devenus allemands et finance ainsi son expédition.

Photographe de musées
En 1959, il s’installe à Paris. Dans la capitale française, Helmut Krackenberger, dont les voyages ont nourri le goût pour les œuvres d’art, devient photographe pour la Réunion des musées nationaux. Il travaille pour le Musée du Louvre et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et réalise les catalogues d’exposition d’artistes comme Giacometti ou Braque. Il devient par la suite photographe pour le château de Versailles puis pour le Musée Fabre de Montpellier en 1965.

L'âme des paysages ardéchois
Il découvre durant cette période les Cévennes ardéchoises et est immédiatement fasciné par le caractère sauvage et mystérieux de ces paysages. Inspiré par la lecture des Lettres de Gourgounel (1966) dans lesquelles le poète et écrivain écossais Kenneth White relate son installation en Ardèche, l’artiste passe son temps libre à photographier. Ses nombreux clichés illustrent avec émotion ses pérégrinations et font l’objet d’une exposition au Parc National des Cévennes dès sa création en 1970. Helmut Krackenberger vit désormais en Ardèche et réalise par sa production photographique un important travail de valorisation du territoire.

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*MAISON ROUGE, l'accueil :

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**Richard Bruston en vidéo :

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***Daniel Faure à travers son site :

Daniel Faure est décédé en septembre 2014 (nombre de ses galeries de photos sont restées en cours d'élaboration). Il fut également un vigneron passionné.

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(1) Amandine, Jules et les autres... La référence au titre de Sautet, Vincent, François, Paul et les autres, n'aura échappé qu'à la toute dernière génération des lecteurs de Pif Gadget, dont je ne suis pas sûr qu'ils soient légion à venir me lire. Un rapprochement qui, pour paraître facile, n'est cependant pas artificiel : à ce monde rural, presque oublié, des Cévennes des années 1960-1980 répond un monde citadin lui aussi finissant, magistralement saisi par la caméra de Claude Sautet dans son film sorti en octobre 74.

J'avais présenté d'Helmut une partie de son parcours assez comparable à ce qu'en relate le catalogue de l'exposition [voir Primeur d'Ardèche].

En contrepoint de ces aspects-là, j'aurais pu m'attarder un peu sur la période des années 80-95 qui le virent éditer en cartes postales les grands noms de la photographie que sont, entre autres, Jeanloup Sieff, David Hamilton, Lucien Clergue, Sam Haskins... Mais j'ai trouvé amusant de le replacer un moment

dans le contexte tellement à l'opposé de ce monde cévenol qu'était le Saint-Germain-des-Près des années 60. De le réinstaller au 60 de la rue de Seine, dans cet hôtel La Louisiane où il habita entre 1959 et 1961, et où se succédèrent au fil des décennies - jusqu'à aujourd'hui - créateurs d'art contemporain, musiciens, cinéastes, écrivains...

Dans le plus grand désordre : Chet Baker, Boris Vian, Miles Davis et Juliette Greco, Jim Morrison, Henry Miller, Ernest Hemingway, Saint-Exupéry, Quentin Tarantino... Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y vécurent entre juillet 43 et fin 46. L'écrivain égyptien Albert Cossery pendant 63 ans.

Tant et tant d'autres, dont les plus grands jazzmen américains, au point que Bertrand Tavernier choisit La Louisiane pour décor de son film Autour de minuit (1986).

Le voici donc au dernier étage sous les toits, dans sa chambre équipée d'une petite cuisine, dont un côté donne sur la rue de Seine et l'autre sur la rue de Buci. Ayant pour voisin de palier un des plus célèbres photographes américains de l'époque : Arthur Fellig, alias Weegee the Famous... (dont photo ci-dessus, avec sa Chevrolet-studio).

 

Une personnalité originale, tout à fait hors norme, que ce Weegee qui se trouve être dans ces années-là le correspondant de Time Life pour l'Europe et occupe quatre chambres ici, dont  une lui sert de chambre

noire. De son parcours hors des sentiers bat-tus, l'article que Wikipédia lui consacre rend compte assez fidèlement (quoique un peu sa-gement et avec beaucoup de lacunes).

Un précurseur, en bien des points, de nos paparazzis modernes, et un tempérament en tout différent de notre encore tout jeune ami Helmut qui va recevoir pendant un an et demi ses encouragements, ses conseils ainsi que de nombreuses confidences professionnelles (dont certaines pendables). Et qui en reste, aujourd'hui encore, profondément marqué, on le comprendra.

Partage, pendant des nuits entières, de séan-ces labo au cours desquelles Weegee initie Helmut - bien avant Photoshop - aux distorsions dans lesquelles il est passé maître, des années plus tôt (ainsi qu'en témoigne la photo ci-contre où l'on devine Grace Kelly et Marlon Brando lors de la cérémonie des Oscars de 1954).

 

...Je ne me lasserais pas du regard souvent ironique que Weegee porte sur le monde, mais pour vous éviter d'y passer des heures :

- Weegee sur Wikipédia.

- Une fort intéressante conférence d'Eddie Muller sur l'Art et l'Héritage de Weegee.

- La bande annonce du film de Sherman Price : L'improbable Mr Weegee (1966).

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 13:07

Ce sont les mots mêmes sur lesquels j'ai fort aimablement abandonné en fin de matinée une interlocutrice empressée à faire mon bonheur depuis l'autre bout de ma ligne fixe.

Un démarchage téléphonique ordinaire dont je me croyais naïvement débarrassé tant j'avais été épargné pendant des mois.

N'allez pas croire que j'aie pu une seule seconde songer à lui raccrocher au nez.

Non. enlightenedenlightenedenlightened

L'idée m'est soudain venue de poser mon combiné à côté de mon ordinateur, dont je n'ai pas manqué de pousser le son, et de rejoindre la page suivante (dont je vous avais réservé jusqu'alors l'utilité) :

Dois-je vous dire que j'ai suivi mon conseil : un CLIC sur la flèche ?

Je n'ai pas eu à m'en plaindre.

Quelques minutes plus tard, la tonalité du téléphone m'a appris que je pouvais raccrocher.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 18:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

¤ Jim Harrison, Dernières nouvelles chez J'AI LU, 315 pages.

¤ Michel Houellebecq, Sérotonine chez FLAMMARION, 347 pages.

¤ Virginie Despentes, Vernon Subutex (Intégrale) en coffret POCHE

(soit un total de 1240 pages pour les 3 volumes)

¤ Yann Moix, Rompre chez GRASSET, 108 pages.

 

Du bon Harrison, un fort bon Houellebecq, du très bon Despentes.

Et le petit Moix dans tout ça ? Pas mal du tout... Mais j'y reviendrai.

 

Lire, chaque jour de l'année, ne serait-ce que quelques pages, je ne pourrais pas m'en passer. Cela va de quelques dizaines à plusieurs centaines. C'est en fonction du temps dont je dispose, de mon état de forme du moment, de la difficulté ou de l'intérêt de l'ouvrage. De la patte particulière de son auteur, surtout : style, ton, sans la qualité desquels le plaisir s'émousse.

Il se trouve que j'ai eu l'envie, en toute fin de semaine dernière, d'acheter un livre rapide à lire et que je pourrais facilement mettre en poche pour y revenir. Ce fut Moix, parce qu'il m'est tombé sous la main. Un coup d'oeil sur la quatrième (ça ne prend pas de temps : "Etre séparés pour toujours reste une manière d'être ensemble à jamais."), l'amusement de retrouver dès les premières lignes la petite chose chiffonnée et mal rasée que j'avais aperçue à la télé, 108 pages très aérées : ça ferait l'affaire. Le dernier Houellebecq était à côté. Allez, je me suis dit, ça fera le week-end. Et, comme il y avait un peu de monde devant moi à la caisse, un détour éclair au rayon des Poche où je me suis laissé tenter par les trois ultimes nouvelles de Jim Harrison et la trilogie Subutex de Virginie Despentes (un coffret plaisant).

Je les ai lus dans leur ordre d'acquisition.

 

Il a eu un gros bobo d'amour-propre qui dure, notre Yannounet. C'est ce qu'il raconte, ma foi, plutôt bien. Les petits malheurs des autres, ça s'avale comme un verre d'eau, d'autant que l'écriture est tenue. Rien d'exceptionnel, mais ça se laisse lire. Et puis patatras...

Page 99 : ...elle s'ébroue ailleurs, tournée vers des choses qui ne me concerne pas.

Tomber de son fil si près de la fin ! Après, forcément, ce n'est plus pareil.

Alors, quand au bas de la page 101 j'ai lu : ...Je deviens l'ennemi des ouvertures. Je suis un compas fermé. Je contre-existe. Je contre-vis. Je contre-respire..., je ne me suis même pas surpris d'ajouter : Et je contre-pète. Ensuite de quoi je l'ai regardé sans grande empathie finir de se lécher le nombril.

 

Les cinq autres livres, je les ai lus, non pas d'une traite, mais avec des difficultés à les abandonner quand je le devais. C'est assez dire le grand plaisir que j'ai pris à les lire.

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 00:30
L'oeil sur l'étiquette, bien sûr...

L'oeil sur l'étiquette, bien sûr...

 A titre d'exemple, label authentique :

Mais, comme pour tout, faites confiance en priorité au bon sens.

¤

 

Ce jour, 08:37 :

 

Dites... Et si, maintenant, on mettait les couilles sur la table ?

Un dessert offert par PHOTONANIE :

Une suggestion qui trouve sa source dans une discussion engagée hier entre Photonanie et Ti Suisse au coeur des commentaires de "Protégeons notre belle jeunesse française".

Sais-tu, une fois ? Il y a des moments où je trouve les commentaires, non pas mieux que mes articles (faut quand même pas pousser, hein !), mais plus surréalistes... Peut-être. laugh

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 10:09

Belle matinée avec Nostalgie !

Des roucoulades dans un nuage de patchouli. Riton Salvador cela va de soi, tout le monde connaît : pas un coiffeur pour dames (accessoirement pour hommes) n'y résiste. Je leur laisse fredonner la suite autant que ça leur chante...

Pas lieu de s'inquiéter si ça s'éternise, c'est un des symptômes du syndrome commun dit "de l'heure d'hiver". Et une occasion de revisiter la gloire locale. Comment ça, laquelle ?

Archimède, bien sûr.

 

"Tout corps plongé dans un fluide..."

Naaan ? Ah bôôôn, vraiment ça ne te dit rien ?

L'avait par trop négligé la canzonetta, le gars Archimède, pour asseoir sa notoriété auprès des merlans. Et pourtant, pas deux comme lui pour expliquer le principe de la planche sur les eaux turquoise de la grande bleue.

La vie va ainsi : sans la ritournelle pour fixer l'affaire, même l'essentiel vous glisse entre les doigts de pied.

Mieux -mais combien (même de gantiers) le savent ?- c'est qu'on lui doit aussi l'invention des moufles, à cet Archimède de Syracuse. N'importe quel autre amateur de trempette scientifique aurait inventé les palmes à la première pause-anisette. Lui, non, c'est aux moufles qu'il a pensé : le génie c'est ça ! Il aurait été Français, ce bon vieil Archi, c'est pas Eurêka qu'on l'aurait entendu claironner, nu au coin de la rue, mais Cocorico !

Je dois à la vérité de dire que la moufle en question, c'est ça :

Ce lundi sinistre pour tant de raisons... J'ai dû m'égarer et me croire un moment sur Rire & Chansons.

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 11:48

Ce que j'attends avant tout d'un médecin ? Qu'il soit compétent dans sa spécialité, ce n'est déjà pas si mal.

A part quoi, je m'enquiers généralement de sa santé et de ses autres centres d'intérêt.

 

Eh bien, voulez-vous que je vous dise ? Ce que je retiens de ma modeste expérience, c'est qu'au fil des dernières décennies je n'ai pas cessé de voir le désert artistique s'étendre au sein de la communauté médicale.

Ajoutez-y un non moins palpable désert médical, vous concevrez que je me sois réjoui de découvrir derrière le docteur B..., précité, non seulement un solide amateur de Street Art mais un authentique directeur artistique dont on retrouve l'entregent et la sûreté des choix dans l'exposition INextérieur/Street Art Inside Roche-Bobois (Parcours privé de la FIAC, octobre 2015). 

 

13 artistes mis à l'honneur :

1010, Alias Ipin, Arnaud Liard, Jean Faucheur, Kouka, Laurence Vallières, L'Atlas, Logan Hicks, Lek, Stefan Winterle, Swiz, Tanc, Toxic.

(Je vous en ai, pas tout à fait arbitrairement, sélectionné 2 dans les liens mais tous méritent également une visite.)

1010

1010

Jean Faucheur

Jean Faucheur

¤

Ce sont gens le plus souvent charmants, ces médecins. Je crois ne m'être jamais privé de leur rendre hommage ; il ne tient qu'à eux de le prendre bien...

 

MEDICAL DIGEST :

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 07:37

Littéralement : merveilleuse année, année des merveilles ou encore année des miracles.

(Un tour chez Wiki ?)

 

Profitons de ces derniers jours de voeux pour souhaiter qu'il en soit ainsi !

Anus mirabilis, entendront certains. Ma foi ! si cela peut les rendre heureux...

Anus mirabilis, entendront certains. Ma foi ! si cela peut les rendre heureux...

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 08:18

On est une bande de cons.

Sitôt qu'on est plus de quatre...

Ouf ! On n'est pas passés loin, hein...

L'année commence bien, je sens qu'on va avoir de la chance.

Vous les avez reconnus, par ordre d'apparition :

Le Coréen du nord, Kim Jong-un

L'Erythréen, Isaias Afwerki

Le Turkmène, Gurbanguly Berdimuhamedow

Le Syrien, Bachar el-Assad

 

Ces braves gens qui brillent au palmarès de REPORTERS SANS FRONTIERES.

Et sinon, vous faites quoi le dimanche ?

Pas de déjeuner en famille, j'espère...

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 10:48

...Mort non plus. Merci à ceux qui ont eu la délicatesse de s'inquiéter.

Non, je ne suis pas maure, pas encore !

Parmi les raisons de mon absence, un problème insulaire oculaire pour lequel je dois subir une intervention chirurgicale en début de mois prochain. Non, docteur, ce n'est pas une question de bandana, je suis con mais je me soigne ! 

Le logo ARDECHE est une création d'Olivier TICHIT pour Chèvres & Co.

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P.S. du 24/09 : A l'intention de Charlie, un dessin de Soulas... Je le rassure, mon chirurgien se prénomme Bruno.

Dessin de Philippe Soulas.

Dessin de Philippe Soulas.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 04:50

Vite un peu de fraîcheur !

Coup de chaleur

 

 

 

 

 

 

PS : Oui, Alma, c'est bien "Z'ai cru voir un robinet" qu'il fallait lire...

 

Faut dire qu'Alma est une spécialiste des robinets qui fuient.

 

Parce que toute cette eau, tout autour de la Corse, vous croyez vraiment que c'est tombé du ciel, hein ?

 

Jugez vous-mêmes.

 

 

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