4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 05:00

petite-annonce-1.jpg 

  Le risque me pendait au nez ! 

 

Et moi et moi et moi !

(C'est la façon qu'a mon chien d'aboyer)

Tu fais la part belle à tes amis, fort bien !

Mais n'est-ce pas moi qui suis le meilleur ami de l'homme ?

 

Imparable !

 

Je tiens cependant à écrire que je ne lis qu'avec circonspection tout ce que je trouve sur le net. Pour bon exemple, je relèverai que mon chien est en réalité une chienne et que, compte tenu de son âge, sa libido est au plus bas.

Maintenant, lectrices bienveillantes, rien ne vous empêchera de penser qu'on peut me lire entre les lignes !

 

 

priere-d-inserer-1.jpg  

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:15

(Après Bernard, un coup de flash sur Luce)

  Le livre en quelques mots :

c'est ici.

  Christian Bobin en bien davantage :

(de loin, la meilleure approche présente sur le web) 

 c'est ici.

 

luce-lit-bobin

 

La lecture, un genre qui -grâce à la sobriété de ses moyens et la qualité de son interprète- offre la pleine force d'évocation du texte.

 

Ancienne pensionnaire de Jean Dasté, puis de la Comédie de Provence et de la Comédie de Bourges, Luce y apporte tout son talent ; elle qui, choisie par Jean Anouilh pour une tournée de L'Alouette aux USA, donna, pour la télévision française, la réplique à Michel Simon dans Boubouroche de Courteline, sous la direction de Stellio Lorenzi. 

(Vous l'aurez compris, chez les Vincent, en cas de scènes de ménage -ce qu'à Dieu ne plaise-, on dispose d'un large répertoire !...)

 

Le lieu :

Balazuc, un des plus beaux villages de l'Ardèche méridionale.

L'église fortifiée récemment restaurée offre de très beaux vitraux de Yankel.

°

L'association de la Roche Haute, organisatrice de la soirée, a fixé la participation à 12 €.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:00

C'était en 2004. Ce pourrait être aujourd'hui.

Accrochée aux cimaises du château d'Aubenas dans le joyeux foisonnement d'une exposition de groupe , une casse d'imprimerie emplie d'amuse-geules captait l'attention du visiteur. Composition à picorer sur place ; une œuvre éphémère au titre évocateur de « Vernissage ». Il suffisait de s'approcher pour lire ceci, au rang d'autres prescriptions : « Participez à l’acte créatif : mangez ». Cela désacralisait gentiment l’art tout en égratignant les pique-assiette. C'était aussi manière de se moquer des institutionnels de tout poil en charge de définir les priorités culturelles tant au niveau national que local. Si ce n’était  œuvre de « sensibilisation » et vrai « travail d’accompagnement culturel » (comme le réclamait le 1er vice-président du Conseil Général de l'époque), moi, je veux bien qu’on me prive définitivement de dessert.

 

 vernissage-Baps

Ce n’est apparemment pas si facile de transgresser ses préjugés. Au lendemain du vernissage, au cours duquel le buffet avait été prestement englouti, l’offrande de Bernard restait à peine écornée. Le visiteur, perplexe, résistait vaillamment à la tentation de croquer chips, cacahuètes et autre crackers appétissants et ce n’était pas faute d’y être pourtant explicitement invité :

 

 D  La peinture nourrissant peu le peintre, autant nourrir le visiteur.

 D  Cette œuvre est éphémère. Elle disparaîtra quand tout sera consommé. Elle retournera alors d’où elle vient. A la casse…

 D  A consommer de préférence avant le 30.10.2004.

 D  Produits dits comestibles…

 D  Non, mais…

 D  Vous pouvez, si vous voulez, écrire vos commentaires (sur l’Art ou sur les cacahuètes) sur un petit billet et le glisser dans une de ces cases.

 D  Participez à l’acte créatif. Mangez.

 D  De la peinture comme produit de consommation courante.

 D  Et vous appelez ça de l’art ?

 D  Oui monsieur. Conceptuel, interactif et accroché. C’est de l’art. Contemporain.

 D  Et dérisoire…

 D  Je vous l’accorde.       Vincent.

 

Passant alors par là, je joins le geste à la parole :

« Eh bien voilà, il y a tout ce qu’il faut à grignoter !

- Mais il ne faut pas faire ça, monsieur ! »

Un peintre amateur en jupon, connue de vue (une peinture d’ailleurs honnête, également connue de vue). Je n’avais que souhaité la délivrer de l’irrésolution dans laquelle l’avait visiblement plongée sa scrutation. J’ai presque palpé son vertige soudain, un peu comme si dans une séance d’atelier l’idée lui était venue, par un caprice sémantique, que le modèle n’était pas là pour qu’on le croque, mais qu’il était à consommer.

 

Il aura fallu attendre que les cases se soient plus qu’au tiers dégarnies pour voir les visiteurs se mettre à mâchonner avec entrain la collection d’amuse-gueules entre temps ramollis. On a compté tout de même, au final, une vingtaine de billets. Echantillons :

 

 D  N’enfermons pas l’art dans des cases, mangeons-le à pleines dents !

 D  Tout a une fin même quand la faim justifie les moyens.

 D  L’enfant est artiste – et puis adulte, usé, il est souvent incapable de détourner les objets basiques de leur fonction. L’artiste, lui, le peut. Quelle chance !

 D  (Faisant référence au second tableau de Bernard qui voisinait) : Et si on s’asseyait sur ces chaises offertes, et si on plongeait dans le bleu profond de votre rêve et si on grignotait quelques cacahuètes… Merci à chaque artiste pour cette part de liberté qu’il nous offre.

 D  L’art éphémère est aussi apprécié par les gourmands que par les artistes.

 D  J’ai grandement participé à la destruction de cette œuvre rassasiante et chaleureuse.

 D  Je sourirai parfois pour ne pas perdre la face. Merci.

 D  Aux artistes, merci de nous nourrir de toutes les manières.

 Et, tomate cerise sur le gâteau sec :

 D  Quand je tourne le dos au buffet, il me regarde par-derrière (traduit de l’allemand).

 

Un vrai condensé de livre d’or !

 

 

 vernissage-Baps-état final

 

 

Voilà, lectrices et lecteurs chéris, c'est comme ça : j'avais envie de vous parler de Bernard Vincent. "J'parle pas aux cons, ça les instruit", disait Audiard. J'espère qu'aucun ne sera venu s'égarer par ici.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 05:00

ALPHABAPS-1

 

Alphabet graphique imaginé par Bernard VINCENT pour servir de base à une interprétation picturale de textes connus ou inédits.

 cunéiforme-A 

"Cet alphabet imaginaire prend son point de départ sur le signe cunéiforme représentant le son A.

A partir de ce signe, on peut imaginer la possibilité de représenter les 26 lettres de notre alphabet, avec les signes de ponctuation les plus courants et les chiffres.

Pour simplifier, en ne représentant chaque lettre que sous sa forme capitale, on peut faire l'impasse provisoire sur les accentuations, ainsi que sur certains signes peu usités en littérature."

 

 

alphabaps-charte

 

(Je fais ici volontairement l'impasse de la ponctuation et des chiffres, lesquels ne seront pas utilisés dans la composition dont je vous proposerai de découvrir le sens, au final.)

   

"Bien entendu, comme tout caractère typographique, le BAPS peut prendre toutes les formes : romain, gras, italique, condensé, etc… Ainsi que tous les styles : géométrique, arrondi, cursif, fantaisie, etc…

La grande originalité de cette forme nouvelle, qui ne manquera pas de séduire de nombreux étudiants en arts plastiques ainsi que les amateurs éclairés qui peuplent les cours et les stages de dessin si actifs dans nos villes et nos villages, consiste à permettre de se reposer sur une base logique et signifiante dans la composition de n’importe quelle figure en deux dimensions et même en trois, pourquoi pas… après tout.

Ainsi lorsqu’on voudra, à l’instar de Prévert, faire le portrait d’un oiseau, on pourra bâtir son tableau sur le signe O

 

O-alphabaps.jpg

 

en lui appliquant toutes les variations possibles et désirées, dont l’une des principales sera sans doute la répartition de ce schéma de base en surfaces juxtaposées, de manière à utiliser le maximum de la surface disponible, ne faisant de doute pour personne, et encore moins pour nos jeunes artistes souvent peu fortunés, que les matériaux et fournitures pour les Arts graphiques sont habituellement hors de prix, entraînant par voie de conséquence une esthétique basée sur une économie de moyens pouvant aller jusqu’à la récupération de matériaux hétéroclites et vétustes, mais oui, nous en connaissons, ce qui, en minimalisant l’expression, risque, à terme, d’appauvrir considérablement le vivier à partir duquel se produira un jour l’éclosion de nos jeunes et nouveaux talents.

Cela dit, pour poursuivre notre exemple, rien n’étant meilleur qu’un bon croquis, nous pouvons répartir les surfaces de la manière suivante :

 

O-R-alphabaps.jpg 

Il apparaît à ce moment-là que, quelle que soit la lettre utilisée (un O à gauche, à droite un R), un espace neutre (N) sera la référence nécessaire de reconnaissance du signe, de même qu’en arithmétique le zéro gouverne, par sa position relative aux autres chiffres, la valeur du nombre considéré.

Bien entendu, ces surfaces peuvent et même doivent prendre toutes formes et proportions désirées par l’artiste, au gré de son imagination, de son inspiration et de sa créativité.

Ces espaces ainsi délimités seront utilisés comme support d’une expression abstraite, figurative, narrative, symbolique, impressionniste, expressionniste ou quoi que ce soit d’autre, comme paupériste, simpliste, minimaliste, conceptuelle ou anti-conceptuelle dont nous donnerons un exemple tout à fait figuratif en revenant à notre oiseau, qui n’est là qu’à titre tout à fait anecdotique et sans aucune prétention magistrale, bien entendu, mais dans le seul but d’éclairer les jeunes esprits, d’éveiller les jeunes sensibilités esthétiques et de les amener à réfléchir sur la nécessité des structures dans l’expression artistique, quelle qu’elle soit, et même si ça les emmerde.

 

oiseau-o-alphabaps.jpg  (portrait d'un oiseau)

 

L’autre pôle important de cette recherche, et non le moindre, est l’intérêt qu’il y a, en tout art, de ne pas dévoiler l’essentiel de sa démarche sans faire participer le spectateur d’une manière ou d’une autre à la recherche de la réalité du signifiant et de l’entraîner dans une sorte de quête du sens à travers le décryptage de signes a priori ésotériques, exactement comme l’épigraphiste déchiffre les caractères cunéiformes ou les hiéroglyphes pour donner sens aux signes et aux images qui lui parviennent de mondes enfouis, et qui sans lui, le déchiffreur, n’auraient à jamais plus de mémoire… (tata tan !…)"

                                                                                                                                               Bernard VINCENT

 

 

Voilà, vous avez toutes les données en main pour vous essayer à déchiffrer la Monumentoile* présentée ci-dessous. Ceux qui s'arrachent les cheveux avec mes rébus devraient sans trop de mal sauver ceux qui leur restent mais ne manqueront peut-être pas de me dire si, comme moi, ils font partie des pessimistes gais.

 

ENIGMA- Baps

  ENIGMA (300x400)

[une des 3 Monumentoiles que Bernard compte, à ce jour, à son actif] 

 

Les Monumentoiles*, une exposition itinérante, à l'initiative de la ville du Mans, qui réunit dans des espaces publics de plein air des toiles de 3x4 m sélectionnées sur catalogue par les villes d'accueil, à travers France et Europe.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 06:10

 

 

Baps-GUEULE-2« L’œil était dans la pierre… et regardait Bernard Vincent », ainsi France Renucci titrait-elle l’article qu’elle consacra à l’ami Bernard dans le n°41 Printemps 2004 des Ecrits de l’Image *, dont il faisait également la Une.

 

Dix pages (textes et photos) consacrées à ses  Gueules de pierre  **, mais aussi à ses années-théâtre avec Roger Planchon et Jean Dasté, à sa carrière d’illustrateur, au tournant pictural des premières années ardéchoises et à l’évolution de sa palette technique jusqu’aux Collatures dont il avait déjà commencé la série.

 

 

  September eleven concluait en pleine page cet hommage artistique. L’attentat contre les tours du World Trade Center, bien sûr : « …je pensais surtout aux êtres pris dans ce drame, ensevelis sans qu’on sache rien d’eux, disparus. Je me suis mis à découper des portraits de gens anonymes dans les quotidiens, qui me faisaient penser précisément à l’anonymat de toutes ces victimes – pompiers, infirmiers bénévoles, dont les visages étaient affichés sur les murs pour qu’ils puissent être identifiés. Je les ai assemblés, collés (il y a trois mille visages dans mon tableau), en pensant à toutes ces victimes, englouties, écrasées, anéanties par cette masse de béton et d’acier. »

 

Baps-September eleven

September eleven (81x130) 

 

Les Ecrits de l’Image *

Revue fondée en 1993 par Jacques Chancel.

 

Gueules de pierre**

Photos de Bernard Vincent & textes de Jean-Jacques Salgon

Éditions du Chassel. 135 pages

 

« L’idée est originale, le livre est beau, la mise en page efficace. D’un côté, se détachant sur un fond noir intense, des images de roches à visage humain. Des "gueules de pierre" qu’a surpris(…)Bernard Vincent, au hasard de ses balades dans la vallée de l’Ibie, entre monts de Berg et gorges de l’Ardèche. Une vallée large, caillouteuse, aux rives remontant des coteaux calcaires. Un décor osseux, quasi désertique : une rivière souvent à sec, des éboulis, des blocs de calcaire maltraités par l’érosion et sculptés par le temps. Ce qui fait que, le matin, quand le soleil est rasant, et projette ses ombres avec une étonnante netteté, on peut parfois voir se dessiner, parmi toutes ces pierres, un visage "un visage qui va changer dans l’instant suivant" mais dont Bernard Vincent a déjà tiré le portrait.

C’est alors qu’intervient Jean-Jacques Salgon, l’écrivain. Après avoir sélectionné, parmi des centaines, une cinquantaine de clichés, il a imaginé leur donner la parole.

À ces revenants qui "hantent le corps passif de la roche", il a prêté l’oreille, décryptant leur langue, leur imaginant des pensées ou un destin. S’inspirant d’une ressemblance, des formes, de l’histoire, il s’est fait leur messager, leur confident. Le résultat est à la fois cocasse et singulier, puisque s’y mêlent maçon et mathématicien, clown et guerrier, poète et psychiatre, bagnard et balafré, tout aussi bien qu’Alfred Hitchcock, Marguerite Yourcenar, le duc de Richelieu, et même le futur premier président des Etats-Unis d’Asie et d’Amérique, un homme nourri de culture chinoise, parlant quatorze langues, et "ayant bâti son programme politique sur les cinq vertus confucéennes : la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté". Un livre plein d’humour et d’images drôles, finissant par proposer à son lecteur dix "gueules" dont il est chargé d’imaginer qui elles sont… »  Richard Blin

 

J'ai revu avec la même fascination ce fantastique September eleven que j'avais découvert en 2002, et avec un égal plaisir la série de tirages originaux des Gueules de pierre qui accompagne l'exposition.

 

A voir, je le rappelle, à l'Hôtel de Malmazet (07170 Villeneuve-de-Berg) jusqu'au 28 août.

 

 

Bernard Vincent en quelques dates :

 

Les années 50-60 : Après une solide formation à l'art dramatique, entrée à la Comédie de Saint-Etienne chez Jean Dasté où il restera jusqu'en 1957, avant d'être engagé à Lyon chez Planchon avec lequel il crée en 1958 Les Trois Mousquetaires. Et ce sera Hamlet (par quoi j'avais commencé mon premier article), auprès de Jean-Louis Trintignant, qui conduira la troupe en tournée jusqu'en 1960.

Il n'est pas superflu de signaler les deux missions archéologiques accompagnées à Mari (Syrie) sous la direction d'André Parot, alors directeur des Antiquités orientales du Louvre, dans les années 53-54.

Les années 60-90 : Bernard se consacre tout entier à l'illustration pour la presse, l'édition et la publicité. Dans cette période, ce sont plusieurs participations, à Paris, au Salon des Illustrateurs (dont il crée la première affiche) et aux expositions "Figuration critique" du Grand Palais. Je n'énumèrerai pas prix, sélections et galeries qui mettent en avant la qualité de son travail.

Depuis 1990 : Bernard, définitivement installé en Ardèche méridionale, peut s'adonner à plein temps à ses recherches plastiques qui, toutes, sont empreintes des choix ayant marqué son parcours. Interrogation de notre condition et des signes qui nous entourent. Précision et élégance de son travail. A quoi s'ajoute fréquemment un côté pince-sans-rire, so british, qui me le rend d'autant plus cher.

 

"Proposer sans montrer et suggérer sans démontrer"

pourrait bien être le maître-mot de sa démarche.

 

 Nous en verrons deux exemples demain avec  

Bernard Vincent (3), L'ALPHABAPS

&

Bernard Vincent (4), "Vernissage" 

¤

De nombreux articles associés à Bernard Vincent.

Taper bernard vincent baps dans le module Recherche (haut du blog, à droite). 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 06:45

 

Jean-Louis TRINTIGNANT :

… Me voici, moi, Hamlet le Danois !

Bernard VINCENT (Laertes) :

Que le Diable prenne ton âme !

(Hamlet, Acte V, Scène I)

 

N’oubliez pas l’ouvreuse, je viens de vous convier au théâtre des Champs-Élysées, en 1959, pour y revivre un moment de la carrière de Bernard Vincent. Bien installés ? Vous avez attaché vos ceintures ? Juillet 2010 : à l'invitation de la petite cité ardéchoise de Villeneuve-de-Berg, Bernard a, pour l'été -jusqu'au 28 août-, installé ses "Collatures" dans les murs de l'Hôtel de Malmazet. Nous sommes à deux pas de la maison natale du grand Olivier de Serres. Profitons-en pour faire un tour au coeur de l'étonnante ruralité française (on clique ici , touriste ! Le guide est gratuit). Et nous pouvons maintenant commencer la visite. 

Pas moins de trois salles pour découvrir les plus récentes compositions de Bernard qui associent montages numériques, collages et acrylique. Vous n'imaginez pas que je vais vous offrir la totale ? Mais une petite mise en bouche, ça oui ! Je sais partager mes plaisirs.

 

L'entrée est libre.

Lundi : 17h-19h

 Mardi : 10h-12h ; 16h-18h ; 20h-23h

Mercredi, jeudi, vendredi : 10h-12h et 17h-19h

Samedi : 10h-12h

L'exposition est fermée le dimanche

 

Baps-des-questions.jpg

Des questions (100x120)

 

 

Baps-paysage-avec-point-de-fuite.jpg

 

 

Baps-autoportrait-2.jpg

Autoportrait-2 (60x80) 

 

 

Baps-paysage avec rassemblement 

 

 

 

Baps-ils-ne-seront-pas-nombreux--jpg

Ils ne seront pas nombreux ce soir (97x130)

 

 

Baps-paysage-avec-spectateurs.jpg

 

 

 Baps-paysage avec perturbation

Paysage avec perturbation (60x80)

 

 

C'est bien normal tant de talents ?

Bon, je laisse la question en suspens. Je passe devant pour préparer la suite.

 

Samedi :

Bernard Vincent, peintre plasticien (2)

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 04:15

...et même en peinture !
°
Dois-je vous rappeler Cécile Falchéro, (ici) ?
Ce dimanche, ce sera deux d'un coup : 
° 
C. BOST
 
C.Bost-Ou-sont-les-anges-V--40x50-.jpg
Où sont les anges V (40x50) technique mixte sur toile.
 
C.Bost-Ou-sont-les-anges-III--116x89-.jpg
Où sont les anges III (116x89) technique mixte sur toile.
.
 
Et, en permanence, oeuvres accrochées à :
CEVENNES ANTIC
Boussaut-Sud
Route d'Anduze
30140 ATTUECH
De plus, toute la région d'Anduze est superbe.
 
  
°
LAMO
 
Je lui avais consacré un trop court article en 2003. Extrait :
 

…Une « bricolorêveuse », Lamo, c’est la définition, pleine de fantaisie et de justesse qu’elle s’applique. Ça change agréablement des culs serrés autour de leur pinceau qui mettent des bonnets de nuit à leurs rêves. Ses créations ? Un antidote à la morosité, à la grisaille. J’ai été heureux de trouver dans Le Dauphiné Libéré, sous la plume de Jean Férole, un article qui rend compte avec à propos de son monde :

 

Les richesses de Lamo

Un an déjà que Lamo a lâché ses fourneaux et cessé de pleurer sur le sort des lapins, chevreaux ou porcelets qui ne faisaient qu’un rapide séjour dans son auberge de Banne. Un an qu’elle vit de son art. Un an que son atelier se peuple de créatures pittoresques, de portraits venus du cœur, de scènes intimes et colorées. Son paradoxe ? Une grande richesse de coloris, de formes généreuses, de matières détournées, recyclées, restituées à la vie ; richesse d’optimisme, de gaieté, de désir de partage. Et, à côté de cela, l’affirmation qu’il faut être pauvre pour être artiste… On ne doit pas parler de la même pauvreté !

« Les oiseaux qui sifflent en verlan volent à l’envers. On les prend pour des œufs. Mais il vaut mieux siffler en verlan et voler à l’envers qu’être triste à l’endroit. »

C’est écrit sur sa porte. Car Lamo aime écrire. Pas pour intellectualiser ses toiles ou ses sculptures, mais simplement pour parler. Pour se parler. À elle, aux autres, pour exorciser les coups de doute, pour peindre la vie en éclats de rire jaunes, rouges et verts, en clins d’œil bleutés.

Lamo, c’est à voir, c’est à Banne, c’est près de la mairie.

 

C'est toujours à Banne (voir ici). L'esprit est toujours aussi gai, généreux, coloré. Et l'atelier est devenu une jolie petite galerie dont vous aurez un avant-goût ici.

Surtout, profitez de l'été pour lui rendre une visite. Ce sera du soleil ajouté.

 

° 

Voilà qui me change de Cousin Edouard qui, depuis qu'il a ouvert son petit parachute doré, s'est découvert du goût pour la barbouille et ne se croit pas loin d'égaler Picasso.

 

toros-tonton-1.jpg

 

  Alors, cousin, tu piges pourquoi je préfère la peinture des filles ?

(Pas de toutes, malheureux !) 

 

  inutile morceau 9

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 05:00

 C.F. autoportrait à l'ange gardien (50x60)

              Autoportrait à l'ange gardien (50x60)

 

 

Cécile, je lui avais consacré une interview tout empreinte de fantaisie, dans Les Temps d’Arts aujourd’hui disparu. C’était en juin 2001. Le temps passe si vite.

 

LE RIRE DE L’ANGE

 

Cécile : Toute petite, déjà, je voulais être peintre.

Géhèm : Toute petite, c’est-à-dire il y a longtemps ?

Cécile : Plus petite que ça encore !

Géhèm : Donc, tu as voulu être peintre quand tu étais encore toute petite…

Cécile : C’est ça.

Géhèm : Et après ?

Cécile : Eh bien, après c’est pareil. Quand je suis entrée aux Beaux-Arts et qu’ils m’ont demandé ce que je voulais faire, je leur ai répondu que je voulais être peintre.

Géhèm : Là aussi ?

Cécile : Oui.

Géhèm : Ça dénote de la suite dans les idées. Ils n’ont pas dû être trop étonnés ?

Cécile : Pas trop, non. Mais ils m’ont prévenue : ça craint.

Géhèm : Ça craint ?

Cécile : Ben oui, ça craint ! [phon. : kring] Quand tu es peintre, il vaudrait mieux être boucher ou notaire à côté. C’est ce qu’ils ont voulu me dire.

Géhèm : Et toi, c’était peintre ou rien.

Cécile : C’est clair. On ne peut pas être boucher et notaire en même temps. Et peintre, c’est la même chose. Le boucher, quand il se repose, il peut faire du point de croix, de la crème anglaise ou de la peinture. C’est comme moi, à l’occasion je sais désosser un gigot : je vais pas dire pour autant que je suis boucher.

Géhèm : Donc, tu es comme Jean Ferrat qui « ne chante pas pour passer le temps ». La peinture est une exigence.

Cécile : Oui, une exigence à plein temps.

Géhèm : Une sorte de sacerdoce, alors ?

Cécile : Voilà.

Géhèm : C’est la raison pour laquelle il y a parfois des martyrs, des saints et des anges dans tes tableaux ?

Cécile : Non, ça, c’est des souvenirs d’enfance.

Géhèm : Oui, à l’époque où tu as commencé à vouloir être peintre ?

Cécile : Raconté comme ça, c’est cool.

… Et elle part d’un rire dévastateur.

 

A côté de ça, en matière d’art, goûts éclectiques et élitistes : Jean Fouquet, Georges Rouault, Egon Schiele, Giacometti, Dubuffet,… Géhèm. Un choix qui, à son âge, étonne par sa sûreté et que vient illustrer un magistral Saint Géhèm, œuvre hardiment symbolique, de format 90x110… cette dernière référence, à la seule intention de faire rire les anges (la photo de l’œuvre n’est malheureusement pas disponible). [Depuis janvier 2011, la photo de Saint Géhèm a rejoint l'album consacré à Cécile.] 

 

Perpétuelle insatisfaite, elle poursuit un chemin personnel, où se façonne progressivement son style, en tendant à l’essentiel. Une austérité de moyens, à la fois nécessaire et volontaire, dans laquelle se révèle un talent de coloriste affirmé.

 

Et notre ami commun, Jacques-Roger, lui aussi disparu en 2006, avait écrit (en mars 2003) le joli billet que voici alors qu’elle avait son atelier en Ardèche, dans une modeste maison de Jaujac :

 

Dans l’atelier de Cécile

Dans l’atelier de Cécile il y a des arbres et des anges, il y a Jésus et Marie, il y a Gabriel et il y a de l’eau, de la terre et des chevaux. Des couleurs qui se touchent ou qui s’accompagnent. Promenade ? Peut-être son pays de rêve, où les couleurs seraient des mots, des regards ou des signes.

Dans l’atelier de Cécile, les oiseaux ont quatre pattes et les chevaux ont des ailes, les humains ont du cœur et les anges ont des couilles.

Dans l’atelier de Cécile il y a une lumière et, de la fenêtre orientée au nord, on voit deux pics rocheux, magnifiques, hauts, pleins de la force de cette terre. Ces deux géants regardent par la fenêtre le tableau en création :

« Oui, ici plus de roux ». Et les cheveux de Marie-Eve flamboient. « Ici, oui, griser pâlir ». Et les châtaigniers se détachent sur fond hivernal.

Dans l’atelier de Cécile ça sent le ripolin, ou la valentine ou…, enfin ça ne sent pas la si vénérée essence de térébenthine. Les pots collent et dégoulinent, les pinceaux servent par les deux bouts, "poils" et "pas poils", ils sont en bouquet. On ne choisit pas un pinceau, on prend un bouquet (ils sont inséparables).

Dans l’atelier de Cécile, j’ai froid aux pieds, froid aux mains et chaud au cœur, et quand je sortirai j’aurai pour compagnes les images et les couleurs créées dans 15 mètres carrés chauds de cette vivante et libre folie.

Dans l’atelier de Cécile…

 

 

Eh bien voilà, c’était respectivement il y a neuf et sept ans. Depuis, Cécile est devenue épouse et maman, sa peinture s’en trouve apaisée. L’acrylique, aujourd’hui, a remplacé la glycéro de l’époque héroïque. Les oiseaux y ont laissé des pattes, les anges y ont perdu leur sexe mais la symbolique s’est enrichie. Et quand on demande à Cécile de mettre quelques mots sur son art elle va encore, je crois, à l’essentiel : elle le veut miroir de l’âme et fenêtres ouvertes sur le peuple des Étoiles.

Inutile que je vous le dise autrement : j’aime son univers pictural qui est un si heureux reflet d’elle-même (mais j’ai la chance d’aimer des mondes aux antipodes les uns des autres).

 

Découvrez-la au hasard d’une promenade.

Un coup de fil pour vous assurer qu’elle est là et l’atelier vous sera grand ouvert :

04 71 59 72 58

 

2 impasse des Bruyères

43 400 Le Chambon-sur-Lignon

 

C.F._Reine-de-Saba--60x70-.jpg

Reine de Saba (60x70)

 

C.F._Jean-l-alchimiste--90x110-.jpg

Jean l'Alchimiste (90x110)

 

C.F._La-Lune--80x100-.jpg

La Lune (80x100)

 

C.F._Templier--80x100-.jpg

Templier (80x100)

 

C.F.-L-ame-de-l-empereur-arcane-4-du-tarot--50x70-.jpg

L'âme de l'Empereur (50x70)

 

C.F._L-envol--50x70-.jpg

L'envol (50x70)

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 02:20

à l'ami Jean-Louis,
en référence aux années de pension passées chez les mêmes "bons Pères"...
(chez qui a commencé à s'aiguiser, Dieu merci ! mon très mauvais esprit.)
haiku.jpg


...et en retour de l'amicale dédicace qu'il m'a faite de son si bien ressenti
(et si joli)

Passager-1.jpg

Atelier du Hanneton
Les Presles
26 300 - CHARPEY
 

(Tirage limité, format 12x21, 52 pages ; au prix de 15 €)
[édité en décembre 2009]

  

 

Sélectionné parmi 25 000 autres haïkus,

 
A contre-courant
les chatons des saules escaladent
le vent de la rivière


a valu à Jean-Louis d'Abrigeon d'être le lauréat 2005
du prestigieux Mainichi Haïku Contest, au Japon.

 

 


Découvrir quelques haïkus de Jean-Louis associés à ses photos :
http://www.flickr.com/photos/aenc07yahoofr

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