14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:59

Qui n'aime pas les histoires belges ? Toi ? Toi ? Taratata !

Moi, je les préfère racontées par GILREN :

...Bien que côté juke-box je préfère ça :

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 13:18

HENRY SCHLEY, peintre et sculpteur.

STARS AND STRIPES.

Petit lexique à l'usage de nos lecteurs bantous qui auraient négligé l'apprentissage de la langue anglaise :

Star, 1 Etoile. 2 Vedette.

Stripe. 1 Raie, zébrure. 2 (stripes) galons.

Aux mêmes lecteurs, et à quelques autres pour qui les problèmes de la langue ne sont pas la principale difficulté :

Le Stars and Stripes symbolise le drapeau des USA : Henry est citoyen américain. Les stars, nous verrons qu'elles parsèment son itinéraire. Quant aux galons, malgré son passage dans l'US Navy, c'est mon désespoir : pas de galons. Je suis obligé de me rabattre sur les zébrures, ce qui n'est d'ailleurs pas plus mal car c'est d'un zèbre chatoyant qu'il s'agit là.

Quand on m'a rapporté pour la première fois ses années d'étude auprès de ZADKINE, les verres partagés avec Samuel BECKETT, son amitié avec GIACOMETTI, je me suis retenu de dire que moi aussi j'avais été pote comme cochon avec FRA ANGELICO dans les années 1400. Comment croire que ce grand jeune homme désinvolte va fêter ses 70 ans cette année ?

1933 : Henry Spaulding SCHLEY, le 3ème du nom, naît à New York dans une de ces grandes familles bourgeoises qui, deux ans plus tard, seront bouleversées par l'enlèvement du fils de Charles LINDBERGH. C'est à cet événement qu'il devra d'avoir alors à ses côtés un immense danois, acheté pour le protéger. Souvenir mitigé (il se rappelle les vigoureux coups de queue qui lui cinglaient la tête) mais déterminant : à huit ans et demi, il dessinera de mémoire cet envahissant compagnon disparu, avec tant de réalisme que son professeur de dessin croira à une copie avant de convenir de ses précoces qualités. Suivront une première exposition et les premières ventes interrompues par Mme Mère, indignée qu'on puisse monnayer le talent de son fils. Début et fin d'une amorce de carrière artistique prometteuse.

1950 : Le jeune H.S.S., qui considère son milieu sans enthousiasme excessif, rêve d'un cruiser qui l'emmènerait naviguer le long du littoral méditerranéen français. L'aimable marine US ne lui fait pas miroiter de moindres perspectives et le voilà engagé pour quatre ans... en partance pour le conflit de Corée, finissant son périple à bord d'une barge de débarquement. Ces jeux guerriers et les feux d'artifice qu'on lui propose s'avèrent peu conformes aux visions de la Côte qui l'avaient motivé, et modérément à son goût, il en profitera néanmoins pour s'imprégner des arts coréen et japonais et gardera de cet épisode héroïcomique un attrait définitif pour les vadrouilles.

1954-57 : Etudes de design au Long Beach State College (Californie) couronnées par une exposition de peinture et de sculpture à laquelle sont associés élèves et professeurs confondus. Et quoi ? En décrochant le premier prix à la barbe de ses professeurs, il conclut, avec la délicieuse distance qui le caractérise déjà, qu'il est grand temps de les remercier et de repenser à cette bonne vieille Europe, et à la France pour commencer.

1958 : C'est enfin le débarquement pacifique du "Queen Elisabeth 1". Henry s'installe à Paris, dans un hôtel de la rue de l'Université. L'hôtel, la rue, la ville sont une ruche, une perpétuelle invitation à la curiosité et aux rencontres. Il a le privilège d'accéder aux cours de sculpture très sélectifs d'Ossip ZADKINE avec lequel il partage une égale passion pour la mythologie hellénique : un enseignement incomparable qu'il suivra jusqu'en 1961. Dans la même période il étudiera la gravure auprès de Johnny FRIEDLANDER et la peinture avec Yves BRAYER. De ce dernier, qui tenait atelier à la "Grande Chaumière", il ne conserve pas un souvenir impérissable, ce qui me console de toutes ses oeuvres, alors en vogue, dont mon regard d'adolescent s'est trouvé fréquemment encombré dans des demeures provinciales. Mais l'art est aussi au rendez-vous des salles et des terrasses de café et de restaurant. Il s'y assied souvent autour d'un verre en compagnie de Samuel BECKETT, devisant de tout et de rien (une photo de l'auteur irlandais veille aujourd'hui sur son sommeil ? dans sa chambre de Tabias) ; il hante Le Select et La Coupole où il lui arrive de dîner avec Alberto GIACOMETTI ("Je ne faisais pas partie du cercle le plus étroit de ses intimes") ; il y côtoie avec une même gourmandise célébrités et anonymes, et c'est pour moi une jubilation que de l'entendre relater tout un fourmillement d'anecdotes avec le filtre de son humour. Un numéro entier ne suffirait pas à en rendre l'écho, c'est la raison pour laquelle je le laisse s'échapper jusqu'en Italie où, en 1963, il parachève ses études de sculpture à l'Académie des beaux-arts de Florence.

Avant d'abandonner définitivement le fil de la chronologie, retrouvons-le en 1964 à Londres où il réalise un groupe de sculptures monumentales dans le cadre de l'exposition organisée par Richard BUCKEL à l'occasion du 400ème anniversaire de la naissance de SHAKESPEARE. Et c'est encore à Londres, l'année suivante, qu'il rencontre une dernière fois GIACOMETTI dont c'est l'ultime rétrospective avant sa mort : ce jour-là, le musée étant fermé au public, c'est le maître lui-même qui le guide à travers l'exposition.

Bougeotte et péripéties de la vie, on pourrait le suivre en Belgique, en Espagne, en divers lieux de France et de Navarre, et en Californie où il fera plusieurs séjours dans les décennies écoulées (Sculptures et design pour Reva Fashion à Beverly Hills, atelier Gemini Gel à Los Angeles, cuisinier de stars hollywoodiennes...). Mais c'est dans sa charmante maison ardéchoise, devenue point d'ancrage depuis 36 ans, qu'on lit l'authenticité de son être. S'il devait la quitter, ce ne serait que pour retourner vivre à Hawaï. Avec une grâce de dilettante, Henry y regarde de loin le monde s'agiter. Il reprend ses pinceaux quand la charge émotionnelle l'impose et il retrouve alors cette peinture impressionniste abstraite, solide et dense, qui le rapproche de ses rêves d'enfant.

HENRY SCHLEY, sculptures et peinture

HENRY SCHLEY, sculptures et peinture

Principales expositions :

1958-63 :

Biennale de Paris, Musée d'Art Moderne / Salon de Mai, Musée d'Art Moderne / Salon des Jeunes Sculpteurs, Musée Rodin / Salon d'Automne, Grand Palais.

1972 :

Biennale de Venise, sérigraphies dans le Pavillon Américain.

Plus récemment :

Plusieurs expositions en Ardèche, en Pologne, à Aix-en-Provence...

2 ajouts du 03/06/2020

Crédit Anne Lüscher.

 

 

Article associé :

Des souvenirs et des regrets aussi...

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 18:41

Un petit coup de langue de la tante ?

(Parce que le doigt de la nièce ça date déjà d'hier, mine de rien.)

Et dans l'attente des résultats de dimanche...

En ce cas, je te suggère d'aller te faire "pronostiquer" chez HOPLA

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:55
Hopla's come-back : il n'est plus OB mais BLOGSPOT.

Bon choix Mesdames, bon choix Messieurs... Oui, sans aucun doute un excellent choix.

D'autant qu'être débarrassé de toute pub lui a donné des ailes, et voilà donc notre Hopla également COMBO...

Avant de nous dégoter, dans la foulée, le Prix 2014 du Menteur en Politique que je vous laisse le soin de découvrir.

(Je n'ai pas résisté au plaisir de l'illustrer de mon côté.)

Hopla's come-back : il n'est plus OB mais BLOGSPOT.

Je vous ai parlé d'Hopla mais, pour autant, je ne souhaite oublier personne :

Bon choix les n'enfants !

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 19:30

ADBLOCK PLUS-article

Ça y est, tout le monde a maintenant ADBLOCK ?

Vous allez en avoir besoin : je vous emmène visiter une copinaute qui elle aussi est encore chez OB. Nul n'est parfait ! Même pas moi ? C'est dire...

Discrète comme une violette, la chérie. Et un talent d'écriture qui devrait faire monter le rouge au front à plus d'un auteur à succès.

Ce serait gentil de dire merci en partant. Non, pas ici. Chez ELLE.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 08:45

ADBLOCK PLUS-article

Ce petit bandeau viendra s'inscrire en tête de chacun des articles qu'il m'arrivera encore de publier ici tant que fonctionnera l'actuelle version (LINK). La publicité non désirée est devenue insupportable sur OB (bien que plus discrète, elle n'est pas absente d'autres plateformes). ADBLOCK PLUS nettoie instantanément les écuries d'Augias : j'ose espérer que mes habitués ont eu la sagesse de l'adopter. Que l'avertissement profite à des visiteurs occasionnels, j'en serai ravi... Je le répète, c'est gratuit.  

 

Presque tous les chronopotes encore actifs se tirent les uns après les autres d'Over-Blog. Il se trouve que j'ai eu la chance d'écouter le conseil d'Adam pour sauvegarder à mon profit ce blog dans sa version actuelle (un peu d'attention ne peut pas nuire !). Je ne suis donc plus exagérément pressé de m'engager dans la prochaine étape.

 

Et maintenant il pourrait bien pleuvoir comme vache qui pisse, cool Raoul !

La pluie aussi ça a du charme, faut pas croire !

 

LIEN : Kat Edmonson-Rainy Day Woman.

 

Ah oui ! Après vous être équipés d'ADBLOCK PLUS, une petite virée chez Tartie-Argile : ça vaut le détour.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 12:30

warning.jpg

 

Ça se précise chez OB :

nouvel-OB-2.jpg

 

OB était, quand j'ai débarqué en 2010 sans autre perspective que celle de me familiariser avec l'outil informatique, une plateforme qui par plus d'une de ses fonctionnalités se distinguait avantageusement de la plupart de ses concurrentes. Ce n'est plus le cas.

 

À ce jour, je n'ai pas encore décidé définitivement de l'avenir de ce blog.

Je reste à l'écoute des uns et des autres.

Et demain est un autre jour...

 

Petite piqure de rappel : LINK (en particulier les coms)

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 14:15

qui, en cuisine, est d'un classique... mais d'un classique, j'te jure !

L-escargot-Matisse.jpg

L'escargot - Henri Matisse (1952)

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 13:15

Cette fin décembre, suppression des communautés : ils s'en excusent, merci !

recherche-communaute-OB.jpg

(La syntaxe n'est pas leur fort)

 

Une marche forcée vers la modernité :

- Septembre 2011 (LINK)

- Avril 2013 (LINK)

- Avril 2013, encore (LINK)

- Août 2014 (LINK)

 

Ah ! ne cherchez plus davantage le module "Recherche", sa disparition a accompagné celle des communautés.

Le progrès fait rage, comme dit Philippe Meyer...

 

L'essentiel est qu'ils en soient fiers, à ce que j'ai pu lire. Je n'ai perdu que le temps de survoler ce qui justifie leur fierté. Si je devais m'enthousiamer pour tous ceux qui sont fiers de leurs crottes ! 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 19:00

...Pour combien de temps encore ?

 

208 blogs au compteur. Mais, comme en tout, que nous cache le compteur ?

Je vais te dire : je n'achèterai jamais une voiture d'occasion sur le net !

 

J'ai eu la curiosité de rechercher les publications faites dans la communauté depuis un peu plus de cinq semaines : en tout et pour tout, six contributeurs (en dehors de moi-même) que, pour l'essentiel, je visite à partir de mes liens, au moins de temps à autre.

Du très rapide, donc ! qui m'a cependant donné l'occasion de découvrir le dernier post du plus en plus rare Hopla. Bonne surprise, cela va de soi...

Mais plus rapide encore ! étant donné que notre ami ne répond qu'exceptionnellement aux commentaires, j'en ai fait l'économie, ce qui va de soi aussi...

Moyennant quoi, je me suis trouvé avec un peu de temps devant moi pour aller sautiller en des pages anciennes.

Le moins qu'on puisse dire est que je n'ai pas perdu mon temps :

J'ai retrouvé le Papy !

 

...Dire que je le croyais endormi sur le morceau ! 

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