18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 13:56

 

Immense Piccoli dont je viens d'apprendre la mort.

Les images se bousculent...

L'embarras du choix. Et on verra certainement beaucoup les mêmes.

Pour moi, une évidence : celles-ci, précisément, de "Milou en mai"...

Milou en mai - BO, Stéphane Grappelli

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Ti Suisse, toujours prompt à élargir les sujets (et à leur faire prendre de l'altitude), m'a donné l'envie d'insérer ici cette courte réflexion en images.

Marco Siffredi (1979-2002)

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 11:04

 

Icare contrecarré

 

Je gardais cette photo sous le coude depuis des années...

Alors, en apprenant la mort de son auteur, ce matin, je n'ai pu m'empêcher de reprendre le titre de l'article que Valérie Duponchelle lui a consacré dans Le Figaro d'hier, en fin d'après-midi, et de l'y associer.

 

Un photographe que j'avais découvert au tout début des années 2000 et dont le travail n'a cessé de me réjouir.

Maintes fois, je m'étais proposé de lui consacrer un billet sur ce blog. Et puis mon esprit est parti sautiller ailleurs.

 

 

 

 

Retour en photos sur le

parcours artistique de

l'étonnant Mister G né le

21 juin 1929 à La Ciotat...

Pour ceux qui n'auraient pas le réflexe d'aller regarder ce vidéo-clip sur son site :

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 18:45

Photo : Matthieu Dupont.*

J'aurais aimé en rester à ces informations de mi-décembre dernier et à cette vidéo dans laquelle il était encore plein de cet enthousiasme joyeux dont je ne l'ai jamais vu se départir. Une chute survenue à son domicile aura mis un terme à ce miracle de vie. Il est mort dans la nuit du 2 au 3 de ce mois à l'hôpital d'Aubenas, à quelques jours de ses cent ans, qu'il aurait eu le 14 prochain.

C'est un message d'Anne Lüscher** déposé sur ma page CONTACT qui m'en a appris la nouvelle avant-hier, en début de soirée, alors que ses obsèques avaient eu lieu la veille à Labeaume dans la plus stricte intimité familiale, compte tenu des mesures de confinement actuelles.

 

C'est, entre autres, à sa page Wikipédia que nous devrons de le retrouver un peu désormais. Dèjà fournie, elle ne demande qu'à être enrichie.

Un site de préparation de son catalogue raisonné est en ligne depuis 2017 et accueille à ce jour 1725 oeuvres. Pour toute entrée nouvelle, prière de s'adresser à sa fille :

 

Dinah Kikoïne

7, rue Fernand Couturier 91120 Palaiseau

dinahkikoine@free.fr

téléphone : 01 60 10 05 95

 

J'avais eu, en octobre 2018, le plaisir de publier ici même un billet dans lequel j'espère que certains rencontreront l'occasion de le retrouver, tel qu'ils l'ont connu, et d'autres celle de le découvrir au mieux de sa verve.

J'y avais évoqué sa donation de 1987 au musée de Noyers. Je suis heureux d'apprendre qu'il l'avait complétée presque au lendemain de ma publication.

Ecoutons-le encore une fois (j'ai sa voix au creux de l'oreille) :

 

DISCOURS NEGRO

Ma vie a été une improvisation perpétuelle comme la concession du même nom. Je m’étais bien habitué à cette existence où ma bonne étoile m’avait protégé jusque là. Tout, ou presque tout, me réussissait et, à toutes les époques j’ai eu de fidèles amis qui ne se seraient pas fait tuer pour moi, heureusement. J’ai échappé à maints dangers par miracle et c’est pourquoi j’y crois, j’y ai toujours cru. En tout cas, il est bien sûr qu’ils se manifestent pour certains artistes. D’abord à Toulouse durant l’occupation où toute la famille Kikoïne fut dénoncée à la milice de Pétain, et plus tard au moment de la libération, toujours dans la ville rose, où ces mêmes sbires souhaitaient ajouter un juif à leur tableau de chasse… avant de se dissoudre dans la nature. J’ai eu bien d’autres occasions d’abréger mes jours : sur la route d’abord, en Algérie dans ma 4 CV, lorsqu’un camion fou et ivre me barra la route à 100 km à l’heure, au bas d’un virage en épingle à cheveux ; au Sahara, ensuite où je me perdis corps et biens, à deux reprises. Chaque fois j’ai bien senti que mon tour n’était pas encore arrivé. Côté sentiment, tendresse, je n’ai rien à envier à quiconque, car j’ai eu mon content d’amour. Plus que je ne méritais, c’est bien sûr. J’ai usé et abusé de mon cœur. A un âge fort avancé, j’ai encore bénéficié de la faveur des dieux (d’Israël) qui m’ont envoyé une compagne …

Côté peinture, je me réjouis là également, car cet art d’enfant que j’avais pratiqué dès mes culottes courtes en allant sur le motif avec mon père, a comblé la part de curiosité poétique et créatrice si indispensable à l’Homo Sapiens. J’ai peint sans doute et sans m’en douter quelques beaux tableaux et beaucoup d’exécrables. Que les amateurs qui en possèdent me pardonnent, je n’avais que de bonnes intentions en les peinturlurant. C’est vrai aussi qu’ils ne se sont pas ruinés pour les acquérir. Je suis bien aise d’avoir préalablement dilapidé un peu de ce que j’avais amassé, car comme disait le grand Utrillo un jour de cuite : « … ce qu’on garde pourrit, ce qu’on donne fleurit… ». Il reste un peu partout des œuvres de toutes sortes et je suis persuadé (que dis-je convaincu) que mes héritiers se les partageront équitablement. En fin de parcours, je n’ai pas bien saisi si la vie avait une réelle signification, mais j’ai vécu comme si elle en avait. On passe son temps à se réjouir ou à s’attrister, à faire du bruit avec la bouche ou avec des pinceaux, et puis on arrive toujours au même endroit. Je ne regrette pas d’avoir privilégié les petits à-côtés de la vie, d’être demeuré un touche-à-tout, un amateur doué. Tout le monde ne peut être Soutine ou Bach, j’ai quand même le sentiment d’avoir inventé une chansonnette.

Jacques Yankel

Daniel Hoffman -Original Klezmer.

* Le site de Matthieu Dupont : CLIC

** Le site d'Anne Lüscher : CLIC

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ADDENDUM.

A bâtons rompus, autour de son rapport à l'Ardèche, à l'Afrique et à l'écriture...

Et aussi...

Enfin, pour refermer (provisoirement) l'album de famille...

¤ Sur la suggestion de JMA, la vie artistique à Labeaume (Yankel, mars 1997) :

¤ NB : CATALOGUE

Autour du "derrick de nuit" figurant au catalogue raisonné provisoire sous le n° 701, voir sa relation avec le catalogue Le pétrole vu par cent peintres (Musée Galliera - Paris, 6 au 21 octobre 1959) :

Jeanne Daour (7) & Jeanne Daour (8)

 

En date du 26/08/20, Dinah Kikoïne me confirme :

Le derrick : il s’agit bien entendu du N° 701 de la base de données. Dans ces années là, mon père a peint plusieurs toiles et lithographies, entre autre à la demande de la Cie Esso et du mari de sa soeur qui possédait une société de forage, la Forex. Les reproductions servaient aux cartes de voeux de ces sociétés, cadeaux de lithos aux actionnaires et autres clients. Pour la petite histoire une des invitations représente une station essence Esso. Mon père était d’autant plus intéressé qu’il avait été peu de temps avant, en tant que géologue en Afrique du nord pour faire des recherches sur de possibles gisements.

Dinah Kikoïne me rappelait en outre que les différentes "festivités" du centenaire Yankel ont bien sûr été reportées pour cause de virus mais que les expositions organisées par le Département de l'Ardèche sont toujours prévues en septembre et octobre.

J'ai aimé la vidéo conçue par le Département pour cette occasion.

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 10:45

 

CARNET NOIR (Quand je pense que quelques irréductibles Gaulois vont croire que je fais de l'humour !)

Manu Dibango (1933-2020)

Mort le 24 mars des suites du covid-19.

 

 

Attitude à adopter en cette pénible circonstance : RESTER CHEZ SOI.

...A l'extrême rigueur, vous rendre sur des sites où vous savez pouvoir trouver en toute sécurité les nombreux hommages qu'il mérite :

Plus sûrement :

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Idem pour le papa des irréductibles Gaulois.

 

Albert Uderzo (1927-2020)

Mais on ne le répétera jamais assez :

Protégez d'abord vos proches contre eux-mêmes.

 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 05:00

Un peu plus d'un an après mon dernier tour d'horizon, quoi de neuf ?

Je n'ai eu que très peu de temps à lui consacrer, et sans grand succès...

 

Derniers éléments (entrés sur le Net récemment), quelques encres sur papier proposées à la vente en provenance d'Italie (j'en ai sélectionné 2 seulement).

 

 

 

 

 

Two portraits.

Mise à prix : 650 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roméo et Juliette.

Mise à prix : 650 €

Une huile sur panneau de bois en provenance de New-York.

 

 

 

 

 

 

Canard.

(0,61 x 0,71)

Mise à prix : 720 €

 

(Un léger doute sur la signature.)

La facture est en revanche on ne peut plus représentative de sa manière des années 50.

Et la pièce qui m'a le plus touché...

Jeanne Daour - "La tasse de Jerome", huile sur panneau de bois (autour de 1940).

Jeanne Daour - "La tasse de Jerome", huile sur panneau de bois (autour de 1940).

...découverte sur le site de Guy Berube, dans une présentation qui fait la part belle à Jerome Hill et à son compagnon Charles Rydell.

¤ Charles Rydell (1926-2018), en quelques lignes.

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 00:55

Claire Bretécher, 1940-2020

Elle ne se faisait jamais de cadeau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et n'en faisait pas davantage aux autres...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle me manque déjà.

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 10:07

[...] Louis, enfant, accompagnait sa mère sur le marché de Dieppe pour vendre des dentelles anciennes... C'est là aussi que je vais ramas-ser ses galets...

- Les galets de Louis ?

- Vous n'êtes jamais allé sur sa tombe ?

- J'ose pas.

- Il faut. Ils sont jolis les galets que je rapporte. Y a des veuves qui préfèrent mettre des fleurs coupées sur la tombe de leur mari. Comme si un mort, ça suffisait pas. Depuis trente ans, moi je dépose des galets de Dieppe sur Louis. À côté du grand voilier. C'est lui qui nous emmènera au large tous les deux. Parce que j'y suis déjà moi ! J'ai ma place, c'est gravé "Lucie Destouches née Almansor 1912-19...".

- Pourquoi pas "1912-20..." ?

- "1912-30..." tant que vous y êtes ! [...]   Marc-Edouard Nabe, LucetteCollection Blanche, Editions Gallimard, 1995.

 

Ce sera 2019. J'ai appris sa mort hier matin. Elle avait 107 ans.

Je préfère l'article qui suit à quantité d'autres...

Retrouvons-la un moment en juillet 1944 à Baden-Baden, dans les pages de Marc-Edouard Nabe :

 

...

- Et vous qu'est-ce que vous faisiez toute la journée ?

- Mes exercices. Toujours. Danse et castagnettes. Tac, clac, tac. J'étais discrète. Je me foutais dans un coin. Pour danser, j'avais trouvé une grande salle vide dans l'hôtel. J'y passais mes journées. Quelquefois la Delforge venait me voir. Elle voulait que je lui donne des leçons. Drôle d'idée, dans l'incertitude où on était tous, de vouloir apprendre à danser... Elle jouait un air au piano et puis je lui montrais le pas à faire dessus. Elle essayait, mais elle était très maladroite, pas danseuse du tout. Dans le hall, on croisait des marchands de tapis en transit avec leurs tapis sous le bras. C'était des Juifs riches qui avaient réussi à fuir, et qui voulaient passer en Suisse, en Amérique, n'importe où. On les aurait vus dérouler leurs tapis et monter dessus pour s'envoler, on n'aurait pas été étonnés outre mesure ! Tout était tellement décalé, désaxé, déboîté... Il y avait eu avant et maintenant, c'était après. Ça je l'ai très bien senti. Ce départ et tout ce qui allait suivre a coupé ma vie en deux. Ça a créé un fossé entre les vivants "normaux" qui étaient restés en France et les autres passés de l'autre côté. Se sentir condamnés à mort, ça vous rend abstrait, vous comprenez ? [...]

 

De Nabe on pensera ce qu'on veut, mais on ne contestera pas sa qualité d'écrivain. Sa Lucette m'avait beaucoup plu lorsque j'en ai lu la réédition dans la collection folio, en 2012.

Moi, je n'existe pas, et je n'aime pas qu'on me demande de parler de Céline. Je ne comprends toujours pas comment Marc-Édouard a réussi à écrire ce livre. Tout est vrai comme dans un roman. C'est entre la vie et le rêve. Ça me rappelle son portrait de Billie Holiday où on ne voyait pas la femme, on voyait l'âme.

Si tous les écrivains sont dangereux, Nabe ne l'est pas plus qu'un autre. Il danse sur les sentiments. C'est ça, son style.

Tout a été dit. Maintenant, la parole est à l'écriture.

Lucette Destouches.

 

Lucette, Folio 2012, 422 pages.

 

Maintenant, la suite est l'affaire du graveur.

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 15:30
Mocky : Le grand pardon, une affaire de 3 jours.

Dieu merci !

Ajout du 14 août 2019.

Aérons mémé Boutin en prévision de la grande journée mariale de demain :

 

- Tiens, tu veux du Boutin ?

- Une Boutin peut en cacher une autre.

- Fête des grands-mères.

- Toujours plus vite que son Hombre. 

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 09:45

Vous me connaissez, je suis du genre à vérifier mes sources plutôt deux fois qu'une. J'ai donc tôt fait de découvrir que le mauvais plaisant m'annonçait la disparition du gai Mocky, drôle de luron s'il en fut.

Jean-Pierre Mocky - Photo : Joël Saget / AFP.

Jean-Pierre Mocky - Photo : Joël Saget / AFP.

Sa mort, il nous l'avait d'ailleurs lui-même annoncée, le vieux pirate, ainsi que la nôtre (il était assez partageur)...

On m'apprend la mort de Guy Môquet...

Elle n'a fait que le prendre un peu plus tôt qu'à son goût, mais d'autres s'étaient pareillement pris les pieds dans les dates avant elle...

J'ai bien aimé, pour conclure, ce papier de L'OBS :

Hénaurme Mocky ! jusque dans la mort...

¤

Ajout du 10-08.

Une intéressante sélection de vidéos à voir chez les amis cafards :

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 17:32

Y a pas d'âge.

Tardez pas trop quand même, ce serait dommage...

 

Je viens d'apprendre le décès de Renée Le Calm.

(photo : unifrance.org)

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