3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 06:56

Nous avions conclu le mois de mai par un drame à Roland-Garros (et une image qui doit encore faire frémir les âmes sensibles). Mais qui a mesuré le degré d'horreur qu'aurait atteint cette triste mésaventure si la petite balle jaune s'était muée en boule de pétanque ?... Eh bien, le regretté Claude Serre (qui nous a lâchement abandonnés en 1998) nous en donne une représentation que l'on jurerait assurément de saison.

No sport !

Et me voilà passant de balle en boule, comme d'autres le feraient de fil en aiguille, des serres de Rolland-Garros à Serre, pour arriver à Michel Serres qui, lui, adorait le rugby.

Tragiques histoires de sport, s'il en est !

Il n'en reste pas moins aujourd'hui que Michel Serres était de ce tout petit nombre d'hommes qui font que j'aime un peu l'humanité. 

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 16:49
Nouvelle mort d'un gilet jaune...

Faudrait peut-être savoir arrêter ! On voit la limite.

Dernier écho du 20-02 :

Et Choupette dans tout ça ?

Un dernier clin d'oeil :

Gérald Herrmann - Karl Lagerfeld

Gérald Herrmann - Karl Lagerfeld

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 14:00

"La mort est un incident comme les autres. Je la vois comme un contrôleur des douanes : on doit passer devant elle sans savoir ce qui nous attend de l'autre côté. Qui sait, ce sera peut-être un énorme arc-en-ciel. C'est quand même formidable de ne pas savoir où on va, non ?"

 

Depuis avant-hier, une pluie d'hommages mérités est venue saluer la mort de ce grand et bel esprit libre resté jusqu'au bout de sa vie constamment en éveil. Quelques-uns fort bons...

...Beaucoup trop : tronqués. Superficiels. Quand ce n'était pas : juste convenus. Lui qui l'était tellement peu. La question étant, aujourd'hui, de savoir où en était le curseur à son passage de la douane.

 

A l'annonce de son décès, j'ai presque immédiatement pensé à la si belle lumière de cette photo prise par l'ami Hopla :

Et je me suis ensuite réjoui d'avoir retrouvé cette partie de l'émission Des mots de minuit dans laquelle il était reçu en compagnie de Jean-Louis Martinelli. Un entretien mené par Philippe Lefait au Théâtre National de Strasbourg, le 29/09/1999 :

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 22:09

De nouvelles oeuvres, une date de naissance précisée, plusieurs pistes à explorer...

Au 15 mars 2017, date de la première intervention de Bernard Neveu, j'avais déjà trouvé sur le Net deux huiles supplémentaires de Jeanne Daour, ce qui portait leur total à six : "Interior of a woman and cat" [indubitablement un autoportrait, dont j'ai présenté une reproduction dans Jeanne Daour (3)], et celle qui suit :

"Plage abandonnée", huile sur bois (0,19 x 0,24) - 1933.

"Plage abandonnée", huile sur bois (0,19 x 0,24) - 1933.

Ce petit format sur bois, extrait du catalogue "Paysages et élevage" (une exposition de prêts pour les retrouvailles d'Agincourt [ville parfaitement imaginaire de l'Iowa !], à l'automne 2015) est accompagné d'une appréciation tout en réserve, pour ne pas dire suspicieuse : Painted in 1933, it is also difficult to accept "Plage abandonnée" as the work of a nineteen-years old. Commentaire que Bernard Neveu juge dans un courriel du 22-04-2017 quelque peu méprisant mais intéressant car significatif de la qualité et de la précocité du talent de Jeanne. Ce qui est aussi mon sentiment... Précocité que confirme le Bénézit en mentionnant sa participation au Salon des Tuileries dès 1930 (à l'âge de 16 ans !).

 

Bernard Neveu voyage beaucoup à travers le monde tout au long de l'année, mes occupations m'ont, de mon côté, longuement éloigné de ces recherches. C'est seulement au début de cette année, après des échanges cordiaux (mais d'ordre personnel) dans le courant 2018, que je me suis attaché à les reprendre en essayant de répondre à une préoccupation de Bernard : quelle serait la meilleure solution pour honorer son engagement de "sauver" la centaine d'oeuvres que Jeanne Daour lui a confiées ?

 

Premiers résultats (provisoires, je l'espère) :

- Un "Paysage urbain", huile sur bois (ou carton ?) [16 x 13 inches], précisé Bucharest, 1937 et signé au dos.

Jeanne Daour (5)

- Une mine de plomb sur papier de 1932 issue d'une collection privée, ayant fait l'objet d'une vente aux enchères récente à Hillsborough (Caroline du Nord) :

Jeanne Daour (5)

- Surtout, une série de 11 dessins (10 modèles d'étude, 1 nature morte) jumeaux de ceux que nous avons le privilège de détenir, Bernard et moi, qui ont rejoint les collections du National Museum de Stockholm après un transfert de l'Institut Tessin.

Jeanne Daour - 2 dessins d'une série de 11 / National Museum Stockholm.

Jeanne Daour - 2 dessins d'une série de 11 / National Museum Stockholm.

N.B. : L'Institut Tessin n'est autre que l'Institut suédois installé à Paris dans l'Hôtel de Marle, dont on ne sera pas surpris qu'il ait montré de l'intérêt pour les oeuvres d'une ancienne élève de l'Académie scandinave [Vieira da Silva en restant certainement la plus universellement connue].

Une découverte doublée de celle du jour et du lieu de naissance de Jeanne :

Le 9 mai 1914, à Bucarest.

 

C'est fort peu de choses. Pas tout à fait rien.

Le monde est petit...

Sur ma suggestion de se tourner, entre autres, vers l'Institut Tessin pour assurer une postérité aux dessins de Jeanne, selon son souhait, Bernard me rapportait dans un courriel du 30 janvier dernier avoir rencontré il y a 25 ou 30 ans dans un petit village mexicain le directeur de l'Institut culturel suédois et son épouse (qui était très belle, me précisait-il en parfait esthète angel) : "Nous avons passé de très bonnes soirées avec eux et avons beaucoup ri. Je leur évoquais mes années parisiennes dans une école du Marais, devenue le musée Picasso, qui était tout près de la rue Payenne." Voilà, concluait-il sur ce point, une occasion toute trouvée d'aller visiter ce bel hôtel particulier... Un développement à suivre, dès son temps venu.

Et depuis cette date ?

Bernard est parti pour le Panama visiter sa capitale et quelques îles du Pacifique, afin d'y remettre à jour des souvenirs et surtout pour fuir les rigueurs de l'hiver canadien. Je me suis proposé de me rapprocher, dans ce laps de temps, de la Fondation Camargo pour nous faciliter - si cela est possible - l'accès aux documents d'archives de Jerome Hill concernant Jeanne Daour [notamment le dossier de crise des années 1969-1972]. 

Jeanne Daour (5)

Mais c'est aussi (au-delà de cette mémoire d'archives interrompue par le décès de Jerome Hill) avec l'espoir de recueillir des informations relatives à la fin de vie de Jeanne, auprès d'éventuels nouveaux visiteurs, que j'ai ajouté ces quatre volets. Aurai-je cette chance ? C'est au nom de Jeanne et de son souvenir que je le souhaite.

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 15:11

De l'importance centrale de Jerome Hill...

Extrait d'un mail adressé à Bernard Neveu :

Une autre photo, datée de 1951, trouvée sur le site de The Jerome Foundation, me semble réunir très vraisemblablement Jerome Hill et Jeanne Daour à la table d'un restaurant (Jeanne avait 37 ans à cette époque). Le PDF dans lequel elle se trouve (pdf-Living the Arts) étant assez lourd, je vous laisserai le soin de le découvrir sur le site...

https://www.jeromefdn.org/sites/default/files/2018-06/Living%20the%20Arts.pdf

La photo est en page 21, Dining with friends.

Jeanne Daour (4)

Dans cet essai biographique de Mary Ann Caws, j'ai relevé, au rang des éléments relationnels ayant pu avoir une influence sur le parcours de Jeanne Daour, compte tenu de son profil psychologique, ces mots de Charles Rydell à propos de Jerome Hill dont il fut le compagnon : "Les gens (qu'il aidait) pouvaient perdre leur chemin à son contact, et une fois qu'il n'était plus là, ne pas le retrouver." Rien ne me semble plus juste en ce qui concerne Jeanne Daour, dont je n'ai pas le temps maintenant de développer les questions relatives à l'instabilité mentale induite par son caractère paranoïaque.

 

Je vous joins un dernier document issu de l'inventaire digitalisé des papiers de Jerome Hill. Répertorié A-0187. Letter from Frank Arthur to Jerome Hill, regarding paintings and Jeanne Daour, il a été improprement daté du 10 novembre 1938. Vous découvrirez que le courrier est en réalité du 11 octobre, presque au lendemain des accords de Munich.

Jeanne Daour (4)

Frank Arthur, mandataire de Jerome Hill à Paris (à partir de 1934, Jerome Hill a loué un appartement au 16 rue de Saint-Simon dans le VIIème), y dresse en quelque sorte la dépendance financière de Jeanne Daour ainsi que la manifestation de ses premières craintes relatives à la protection de ses oeuvres [au passage, je n'ai pas été capable de comprendre four bowls per President Roosvelt]... Il est vrai que dans le contexte particulièrement anxiogène de l'époque, on ne peut faire a priori de comparaison sérieuse avec la démarche qui l'a rapprochée de vous en ce fameux soir du printemps 71.

 

A l'intention des non anglophones, une proposition de traduction des parties concernant Jeanne Daour :

J'ai dûment reçu votre télégramme du 29 septembre ainsi libellé :

"Compte tenu de la gravité de la situation demandez SVP à Daour si elle souhaite que ses tableaux soient envoyés en Amérique ou en quelque autre endroit sûr. Qu'elle ne s'inquiète pas de la dépense. Chèque suivra par courrier. Indiquez-moi par télégramme ce qu'elle préfère - Jerome Hill"

A quoi j'ai immédiatement répondu comme suit :

"Expédition Daour ce jour, à votre adresse de Saint-Paul, de peintures, dessins et (...?) en port dû. Les circonstances nous ont mis en contact, Daour et moi, la semaine dernière. Meilleurs sentiments - Frank Arthur"

 

Effectivement, j'ai eu plusieurs entretiens avec Mlle Daour et sa mère avant de recevoir votre télégramme.
Mlle Daour était naturellement affligée par les événements et paraissait particulièrement soucieuse de sauver (vos [?]) tableaux de la destruction. Elle souhaitait initialement les mettre à l'abri dans une banque mais il lui est apparu qu'il y aurait des complications si quelque chose lui arrivait et que cela aurait rendu leur restitution ultérieure extrêmement difficile.

Dans ces circonstances, je ne pouvais que lui conseiller de vous les expédier en Amérique. Elle a eu connaissance de votre télégramme à son arrivée et ils ont été expédiés le jour même de sa réception. Bien que je lui aie proposé de payer tous les frais d'emballage et d'expédition, elle a fait en sorte que les frais soient payables à la livraison en Amérique.

Je me suis proposé de même pour conserver dans mes bureaux, sans frais, tous autres objets qu'elle voudrait me confier, mais sans pouvoir, naturellement, lui offrir de garantie quant à leur sûreté en cas de guerre.

 

Le 28 septembre dernier, j'ai fait à Mlle Daour l'avance de 3000 fr pour les mois d'octobre, novembre et décembre, comme elle changeait d'appartement et avait besoin de fonds. Je comprends qu'elle a aménagé au 4 rue de Navarre...

 

[Autre incidente qui n'est sans doute qu'anecdotique : savez-vous que Rose Valland à qui nous devons d'avoir retrouvé quantité d'oeuvres d'art envoyées en Allemagne par les nazis a habité au 4 rue de Navarre (Paris Vème), adresse de Jeanne à compter d'octobre 38 ?]

 

Par petites touches réunies au fil des témoignages, dont le votre, commence à se dessiner le Paris de Jeanne. De l'Académie Scandinave (6 rue Jules-Chaplain) où elle a rencontré Jerome Hill et où il est incontestable qu'elle a été l'élève d'Othon Friesz, en passant par la Contrescarpe, la rue de Navarre, la rue Lacépède (où, selon ses dires, ses peintures entreposées dans le local d'une cour d'immeuble ont disparu quand les immeubles ont été rachetés sans ménager leurs vieux habitants afin d'étendre la clinique Geoffroy Saint-Hilaire [clinique où, pour la toute petite histoire, est né Jacques Chirac]), jusqu'à la Cité Internationale des Arts où - troublée peut-être par des relents de l'affaire Markovic - elle a remis, me semble-t-il, entre les meilleures mains qui soient ce qui lui était le plus précieux, avant de se perdre à la fin des années 80 aux abords du Boulevard Saint-Germain. C'est en tout cas, actuellement, la dernière trace que j'ai d'elle.

En 1987 (dans sa 73ème année), compte tenu de ses conditions d'existence, elle ne pouvait que paraître très vieille et nous pouvons facilement penser qu'elle n'aura pas vécu beaucoup plus longtemps, le plus vraisemblable étant qu'elle aura achevé son parcours dans le Carré des indigents de Thiais.

 

NB : Les éléments de phrase traités en vert signalent des informations qui m'ont été communiquées par Valentine Miconi.

Et quoi d'autre depuis ces premières découvertes de mars 2017 ? La suite au n°5...

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 09:00

Un autoportrait, des photos et un film...

Extrait d'un courriel adressé à Bernard Neveu, le 29 mars 2017, après avoir mené de rapides recherches sur Internet à propos de Jeanne Daour :

 

Je m'attacherai principalement aujourd'hui à une conclusion établie sur la base de ce que j'ai trouvé dans les sites de The Jerome Foundation et de la Minnesota Historical Society, qui m'ont amené à revoir sous leur éclairage une toile de Jeanne Daour ("Interior of a woman and cat") découverte après la publication de mon article du 30 août 2012, et qui me paraît, à l'évidence, être un autoportrait :

Nous pouvons tenir pour sûres plusieurs représentations photographiques et cinématographique de Jeanne Daour, au moins en 1932, l'année de ses 18 ans.

"Interior of a woman and cat" - Jeanne Daour.

"Interior of a woman and cat" - Jeanne Daour.

A l'appui de cette conclusion :

Plusieurs photos extraites d'une sélection digitalisée des papiers de Jerome Hill qui sont conservés au sein de la Minnesota Historical Society, dont j'ai choisi de vous joindre les deux plus convaincantes :

Jerome Hill and Jeanne Daour with unidentified woman in Cassis, undated.

Jerome Hill and Jeanne Daour with unidentified woman in Cassis, undated.

Jeanne Daour (à gauche), Jerome Hill, and unidentified woman, undated.

Jeanne Daour (à gauche), Jerome Hill, and unidentified woman, undated.

Ces deux photos prises à Cassis sont en relation évidente avec le film La Cartomancienne tourné en 1932, où il apparaît donc que Jeanne Daour tient le rôle de la cartomancienne, la jeune femme non identifiée tenant celui de "l'amoureuse".

Ce petit film de jeunesse a été incorporé dans son intégralité à l'excellent dernier film de Jerome Hill, Film Portrait, achevé en 1972, année de sa mort.

On relèvera, au cours de cette première approche, que la partie numériquement accessible des archives de Jerome Hill le situe d'emblée en fort haute place dans l'existence de Jeanne Daour, ce qui sera vraisemblablement le cas jusqu'à une date proche de son décès en novembre 1972... Une occasion aussi de noter que les informations relatives à ces documents, telles qu'elles figurent aujourd'hui encore, restent largement perfectibles.

Un prochain article mettra en relief l'accompagnement majeur de Jerome Hill dans la vie de Jeanne Daour.

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 07:55

C'est une des belles surprises que peut réserver la tenue d'un blog : un commentaire tardif (15/03/2017) laissé sur un article ancien (30/08/2012)... "Par hasard j'ai lu sur votre blog les touchants propos concernant Jeanne Daour et ce fut un choc. J'ai vécu une histoire similaire avec cette artiste... une histoire que je ne suis pas près d'oublier. Si cela vous intéresse je vous la raconterai par mail."

C'est ainsi que dès le surlendemain je reçus de Bernard Neveu le témoignage d'une rencontre aux dimensions sans communes mesures avec celle que je relatais.

 

Au printemps 1971 je vivais dans l'atelier américain de la Cité Internationale des Arts à Paris et un soir, très tard, une femme frappa à la porte : Jeanne Daour... S'ensuit la description d'une clocharde effrayée traînant deux valises, disant que sa vie était en danger et qu'elle désirait fuir en Israël avant de mourir. Une histoire pathétique dans laquelle le Président Pompidou, Alain Delon et plusieurs autres personnes la menaçaient. Elle cherchait un jeune artiste américain pour sauver son oeuvre en l'emportant avec lui aux Etats-Unis. Elle ne trouva qu'un jeune artiste canadien.

Elle me supplia, les larmes aux yeux, d'emporter ses dessins à Montréal car le Président & compagnie voulaient détruire son oeuvre.

[...Comme Bernard, jeune peintre déjà conscient de la valeur de cet abandon, montrait beaucoup de réticence à en accepter le don...] Pour me convaincre elle me donna l'adresse de monsieur Jerome Hill à New-York afin qu'il me confirme qu'elle était une artiste de qualité. Elle voulait même me donner les clefs de son appartement près de la Contrescarpe pour que j'aille prendre ses tableaux car pour elle, y retourner, c'était la mort assurée !!! Après de longues discussions j'ai enfin pris la pile de dessins, elle m'embrassa en pleurant et me remercia. Elle quitta l'atelier et je ne l'ai jamais revue.

Ce fut la rencontre la plus bouleversante de ma vie et encore aujourd'hui j'y pense très souvent.

 

Bernard Neveu m'écrivait à cette occasion avoir plus de cent dessins de nus, d'orchestres et d'un pont de Paris (le pont Marie ?).

Je reproduis ci-après 2 des 5 croquis d'atelier qu'il a eu l'amabilité de joindre à son courriel :

Jeanne Daour (2)

Je suis peintre, me précisait-il, et j'ai enseigné 34 ans la peinture et le dessin d'après modèle à l'Université du Québec, montrant souvent les dessins de Jeanne Daour à mes étudiants pour les inciter à aller le plus loin possible dans la vérité et la sensualité des corps. Ces merveilleux dessins me hantent et me réjouissent car Jeanne Daour était une grande artiste.

Ce premier échange m'a amené à vérifier, par un souvenir croisé, la date précise de ma propre rencontre avec Jeanne Daour : été 1973, soit deux ans plus tard. C'était en Ardèche (que faisait-elle là ?), à la différence des quelques autres qui m'ont été relatées et qui ont toutes pour cadre Paris.

J'ai  cherché à aller un peu plus loin dans la connaissance de celle qui est devenue au fil du temps "notre" Jeanne. Ce sera l'objet d'un prochain article.

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 09:57

Et n'oubliez pas pour autant :

Novembre, un mois sans tabac...

 

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C'est décidément un mois bien drôle, novembre, mais...

Heureusement que, pour certains, le père Noël passera en décembre. 

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 05:30

En marcel.

Proust comme vous ne l'avez certainement jamais vu...

Dans la suite de son aimable participation au rébus d'hier.

Profitez-en. Il n'est pas dit que je continuerai éternellement à faire des couillonnades du même acabit.

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 11:34
L'ETOILE (2009), Claude-Roger MARION  [Esplanade EHPAD Léon Rouveyrol]

L'ETOILE (2009), Claude-Roger MARION [Esplanade EHPAD Léon Rouveyrol]

A l'EHPAD, c'est pas tous les jours qu'on rigole

Parole, parole...

Et pourtant suffirait de regarder depuis sa fenêtre cette drôlerie de monument aux morts, non ?

Je n'ai fait que me garer deux minutes sur le parking pour examiner de plus près quatre ou cinq détails, mon opinion étant déjà faite sur l'ensemble. Une photo prise avec mon téléphone mobile. J'aurais pu me dispenser de lui ajouter la parole.

Il n'était certes pas le plus grand des sculpteurs mais c'était un garçon qui savait rigoler, Marion.

Cela fera trois ans, le mois prochain, qu'il est mort. Le matin même de son anniversaire. Son dernier souffle pour éteindre ses bougies, en quelque sorte. Un humoriste finalement discret, alors qu'on ne l'avait guère connu qu'exubérant jusqu'alors. 

En recherchant quelques articles dans lesquels j'avais mentionné son site de sculpture, j'ai dû constater qu'il est aujourd'hui introuvable. Que de liens devenus caducs au fil du temps, d'ailleurs ! (On pourrait en restaurer un bon nombre en passant par de nouvelles adresses. Mais à quoi bon ? Autant en rire.)

 

On ne trouvera nulle part Marion aussi vivant qu'ICI.

(2 vidéos le montrant en activité. Et les autres liens restent toujours actifs)

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