Ne nous égarons pas dans les détails décoratifs : je suis un solitaire de bonne compagnie. Faut pas trop me courir sur le haricot, c'est tout !
Par Géhèm
Des "colos" mal-en-point, condamnées, pour certaines, à ne pas ouvrir cette année en raison d'un manque criant d'encadrants, je le dis tout net : je ne courrai pas le risque de réveiller une guerre intestine en vous proposant d'écouter Les jolies colonies de vacances, chanson par laquelle le pépère Pierrot (Perret, pour les plus friands d'allitérations décoratives) avait outragé une partie de la France au cours de l'été 66... Rappelons qu'elle fut censurée pendant six mois à la télévision nationale et que Tante Yvonne était intervenue auprès du directeur de France Inter pour qu'il en fasse cesser la diffusion sur ses ondes sans surseoir (elle aimait bien aussi les allitérations qui égaient les injonctions à la con, la mémère au grand Charles).
Tandis qu'en choisissant de vous remémorer Le temps des colonies de Sardou, je fais preuve d'une volonté oecuménique inattaquable, que ne manqueront pas d'applaudir les nombreux intellectuels de haut vol pour lesquels cette chanson doit être entendue au premier degré. Garde-à-vous !
Et puis j'aime tellement ce qui nous rappelle l'élégance désormais inaccessible d'antan !
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Je me demande encore comment j'ai pu me priver sciemment d'une ritournelle, s'insinuant si gaiement dans l'oreille, pour accompagner cette autre célébration plus ancienne...
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