Ne nous égarons pas dans les détails décoratifs : je suis un solitaire de bonne compagnie. Faut pas trop me courir sur le haricot, c'est tout !
Par Géhèm
"Il faut laisser du temps au temps."
Le recul, la distance, le recueillement : il n'y a que ça qui vaille.
Tout cet empressement, le 8 janvier pétant, à se jeter sur la commémoration d'une mort, voulez-vous que je vous dise ? Il y avait là, de la part des médias, quelque chose d'indécent : cette propension, partagée avec les chiens, à se jeter sur un os.
Les mêmes chiens à l'intention desquels François Mitterrand avait justement déclaré son mépris lors de la disparition dramatique de Pierre Bérégovoy.
Je me suis donc contenté, ce 8 janvier dernier, d'avoir pour notre ci-devant Tonton une courte pensée amusée en parcourant l'article que je vous propose de découvrir :
Pour ma part, par ailleurs, il ne m'aurait pas paru convenable de redescendre d'un cran dans les célébrations : j'avais déjà apporté ma pierre au monument funéraire dans la plus grande discrétion, ici même.
Je n'aimerais rien tant que l'âme de ce bon Tonton ait ses aises dans ce blog où le temps ne fait rien à l'affaire. C'est la raison pour laquelle une petite page de publicité ne me semblera pas, pour une fois, malvenue.
Voyez absolument le film "Tontaine et Tonton" (1999) de Tonie Marshall. C'est charmant et très au-dessus des documentaires indigestes qu'on nous a servis ces derniers jours.
Les plus classiques de mes visiteurs (oui, je sais que j'en ai d'indécrottables !) se satisferont de ceci :
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