Ne nous égarons pas dans les détails décoratifs : je suis un solitaire de bonne compagnie. Faut pas trop me courir sur le haricot, c'est tout !
C'est où je veux, quand je veux...
SÉBASTIEN BOURDON, L'homme aux rubans noirs, (v. 1657-1658). FRÉDÉRIC BAZILLE, Vue de village, (1868). MUMM CORDON ROUGE, magnum, (1990).
ON THE SUNNY SIDE OF THE STREET.
Le 12-05, 19:05
Notre toujours vigilante ministre des Beaux-Arts a relevé avec à propos que le musée Fabre est fermé au public depuis le 4 mai et ne rouvrira ses portes que le 23. C'est d'ailleurs bien l'unique raison pour laquelle j'ai choisi de proposer cette visite très sélecte aux élites jalousement triées sur le volet que représente notre petite communauté chronopotamienne, tandis que L'homme aux rubans noirs de Bourdon prend la peine d'actualiser, pour tous, les désagréments occasionnés par de précédents travaux bénéfiques.
Sans doute aurez-vous découvert ensuite les soupirs d'impatience du couple Bonnier de la Mosson immortalisé par Jean Ranc. Zou ! Je vous offre, séance tenante, le meilleur du bonhomme.
Avec explication de texte, SVP !
Le 15-05, 17:30
Brise légère, temps variable et frisquet... Bref, à l'heure qu'il est, je ne m'attarderai pas davantage sur Courbet.
Le 18-05, 17:00
Sur le chemin du retour, ciel changeant, rapide pause à hauteur de Castries. J'en profite pour poster... Où est le temps où nos cartes postales arrivaient après nous ?
Aigues-Mortes, c'était avant-hier. Mais personne ne fera la différence : c'est parti aussi.
Certains diront que j'en prends un peu trop à mon aise. Faut que je l'avoue au bout du bout de ce qui était aussi bien mon dernier pont de mai que le vôtre : rien ne m'a jamais paru plus important que de finir en gaieté.
Le 23-05, 16:00
Ne rien faire ou presque jusqu'à l'arrivée d'un nouveau week-end s'est avéré aussi être une des occupations les plus plaisantes qui soit. Le tout se résumant à l'échange de quelques commentaires, je vous donne à partager une invitation frugale à déjeuner (reçue de Charlie) dont j'ai aimé la belle simplicité...
et une invitation à voyager jusqu'à Youkali (proposée à Anne) en compagnie de deux vrais amis de 30 ans
JEAN-GUIHEN QUEYRAS & ALEXANDRE THARAUD.
Le 28-05, 20:10
Et voilà... Je pourrais prolonger bien au-delà du mois de mai le plaisir de partager ici nombre d'œuvres qui me sont, de fait, familières depuis des décennies, alors que Montpellier n'était encore par beaucoup d'aspects qu'une belle endormie un peu poussiéreuse et le musée Fabre fort éloigné des apports architecturaux considérables dont il s'est enrichi entre 2003 et 2007. Mais, depuis samedi 23, les portes sont de nouveau ouvertes au public : vous aurez tout loisir de vous y rendre à pied, à cheval, en voiture, ou par les lignes de tramway 1, 2 et 4 (arrêts Comédie et Corum, comme le précise Wikipédia). Je tenais cependant à une dernière escapade virtuelle, après avoir retrouvé mon canapé, faute d'avoir pu être présent à la nocturne de ce même 23 mai organisée dans le cadre de la Nuit européenne des Musées. On ne saurait quitter La Surdouée sans évoquer ses liens privilégiés avec le maître-étalon de l'Outrenoir...
Qu'il soit bien clair pour tous que je suis infiniment respectueux du travail de Pierre Soulages et que je ne cesse d'en découvrir les richesses, mais je ne résiste pas au plaisir d'un autre talent ayant su s'amuser du parti que l'on peut tirer de ses œuvres à l'occasion d'une nocturne muséale.
(THOMAS BOSSARD, un site à connaître.)
De même, je n'hésite pas une seconde à saluer l'ampleur des réalisations de Georges Frêche (en dépit de certains travers mégalomaniaques, exacerbés vers la fin de sa vie) et son impact particulier sur la donation Pierre et Colette Soulages de 2005. Je laisserai les dernières couvées septimaniennes interpréter les pensées que je lui prête, aussi largement que leurs ressources lexicales le permettent. Il va de soi que leurs aînés ne sont pas invités à se taire.