Ne nous égarons pas dans les détails décoratifs : je suis un solitaire de bonne compagnie. Faut pas trop me courir sur le haricot, c'est tout !
Par Géhèm
Vous ne connaissez pas Jean Ranc ? Vous ne perdez, pour l'essentiel de son œuvre, pas grand chose...
Portraitiste compassé de la bourgeoisie parisienne, puis de la cour de Philippe V d'Espagne, il fut le contemporain de Hyacinthe Rigaud, sans parvenir à lui arriver au mollet, si l'on excepte son chef-d'œuvre, le très réussi Vertumne et Pomone qu'au fil des ans je ne me suis pas encore lassé d'admirer au musée Fabre de Montpellier.

Mais, au fait, qui étaient Vertumne et Pomone ?
J'ai feuilleté pour vous les auteurs latins, au premier rang desquels le charmant Ovide, dont les chroniques mythologiques n'auraient pas dépareillé un Gala d'aujourd'hui :
Le zig Vertumne passait à Rome pour être le dieu des vergers. D'où son nom à coucher dehors ? Quoi qu'il en soit, à part Arturo Brachetti, nul ne fut onques plus habile que lui à se transformer en un clin d'œil.
Ledit Vertumne en pinçait pour Pomone, nymphe gironde mais avare de son cul, et eut l'idée de se déguiser en vieille femme pour l'approcher et lui faire l'article de... Vertumne.
On voit ainsi que, dans le domaine de l'amour, les coups tordus n'ont pas attendu la création des Sofitel.
Il s'en suivit, à ce qu'on prétend, force pommes, poires et scoubidous.
En ces temps-là, il faut croire qu'on n'avait pas encore inventé la cuisse vénale !
Au moment où DSK (qui, à ce jour, faut-il le regretter pour lui ? n'a acquis dans notre mythologie que le statut de satyre) se dit heureux de pouvoir bientôt retrouver la France et sa cohorte de groupies socialistes, il serait sans doute judicieux qu'il ajoutât une corde à son arc. Vieille pour vieux !

Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog