8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 15:04

Vous comprenez, j'espère, que je vous raconte tout cela comme je m'en souviens ? Je n'ai jamais tenu de journal, et la plupart des participants, dans mon histoire - mon histoire ! ma vie ! -, sont soit morts, soit dispersés au loin. [...]. Je pense qu'il y a dans la mémoire, une authenticité différente, et non inférieure. La mémoire trie et tamise selon les exigences de celui ou celle qui se souvient. Avons-nous accès à l'algorithme de ses priorités ? Probablement pas. Mais je suppose que la mémoire privilégie ce qui est le plus utile pour aider le porteur de ces souvenirs à aller de l'avant. Elle aurait donc intérêt à faire remonter les souvenirs les plus heureux à la surface d'abord... Mais, encore une fois, je ne fais que supposer.

 

La seule histoire, Julian Barnes (p. 31)

Roman traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin.

Bibliothèque étrangère du MERCURE DE FRANCE. Mai 2018. (260 pages)

 

Je relisais quelques pages de ce roman acheté à sa sortie, comme il m'arrive fréquemment de picorer dans des livres gardés à portée de main parce que je les ai appréciés sans en avoir épuisé les fonds, quand me sont tombés dans le creux de l'oreille ces mots et ces notes auxquels viennent de s'ajouter des images...​​​​​​

"Si vous m'aviez connu" (Clip officiel) Daniel Auteuil/Fanny Ardant.

Du roman, vous n'aurez pas de mal à vous faire une idée...

Ce qui lie les deux ? Le charme, sans doute.

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 14:14

Les livres sont en librairie depuis quelques semaines.

Je saisis au bond l'écho que Didier Pobel en offre sur son blog : 

Et c'est l'occasion de vous reproposer un post dont je serais étonné que vous ayez épuisé tous les liens :

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 12:28

Des mystérieux détails de la jaquette (dont il m'a été fait observer ici-même et en privé qu'ils n'étaient pas lisibles sur le site d'Helmut) à un supplément d'informations sur les acteurs dont les noms apparaissent au sommaire de ce livre...

Et d'abord, la jaquette en question : proposée ci-dessous dans une définition supérieure à celle du site, elle devient parfaitement lisible, dans ses plus petits caractères, en zoomant.

 

Après quoi (vous pouvez dézoomer, savez-vous !) 😉...

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De Gil Jouanard*, une pure merveille :

Didier Pobel* (à la rencontre de son blog) :

Jean-François Holthof*, ermite de Saint-Eugène (comment concevoir meilleur guide ?) :

Pierre Rabhi* (vous en avez, pour le moins, entendu parler), on résume ?

Michel Chabaud*, l'histoire d'une passion :

Samuel Lemaire* (du kif pour moi, même pas besoin de vous faire un dessin) :

Maurice Lhomme, la carte et le territoire :

* Gil Jouanard, sa page Wikipédia mais aussi ...

* Didier Pobel, sa page Wikipédia mais aussi ...

* Jean-François Holthof sur FR3 mais aussi ...

* Pierre Rabhi, sa page Wikipédia et des articles ainsi que des vidéos à profusion...

* Michel Chabaud, une page difficile à tourner.

* Samuel Lemaire, sa page Wikipédia mais aussi ...

Acteur central ici, le Bois de Païolive se retrouve star en son site :

Quant à Helmut, profitez de la visite de son site pour le découvrir au-delà de ce livre...

Et si l'on n'en a pas encore assez après ça ? On tape Helmut Krackenberger dans Recherche... Ouf !

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 08:31

Le livre très attendu de l'ami Helmut Krackenberger...

Très attendu, il l'aura été d'autant plus que l'ensemble des difficultés qu'a occasionnées pour chacun de nous le covid ont grandement contribué à en compliquer l'élaboration à toutes ses étapes. Le résultat me paraît être à hauteur de l'attente... Une approche poétique réussie d'un lieu exceptionnel, aux nombreux trésors méconnus, dont la préservation dépend de l'attention que nous saurons lui porter.

J'ai eu le plaisir d'en suivre l'évolution et les enrichissements au fil des mois, je suis enchanté - au moment où l'imprimeur procède encore aux derniers ajustements de couleurs - de ce qu'Helmut en ouvre la maquette à la curiosité de tous.

Parution le 31 de ce mois.

Vous aurez sans doute découvert au terme de votre promenade un bon de souscription que vous pourrez télécharger et compléter si vous le souhaitez. Ce serait une marque de sympathie que de faire connaître ce lien en le partageant avec vos amis et connaissances, si vous avez aimé.

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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 19:24

 

Titre original : Čudo u Poskokovoj Dragi (2009)

Ante Tomić

Traduit du croate par Marko Despot

208 pages

LES ÉDITIONS NOIR SUR BLANC (mars 2021)

 

Si le bandeau nous met d'entrée de jeu dans l'ambiance...

Zora se tut jusqu'à son dernier soupir, où elle jeta un tendre et ultime regard à son époux et murmura : "Tu es une merde."

La quatrième de couverture devrait achever de vous convaincre...

Loin dans les collines perdues de Dalmatie, dans un hameau à l’abandon, vivent Jozo Aspic et ses quatre fils. Leur petite communauté aux habitudes sanitaires et sociales contestables n’admet ni l’État ni les fondements de la civilisation – jusqu’à ce que le fils aîné, Krešimir, en vienne à l’idée saugrenue de se trouver une femme.

La recherche d'une épouse se révèle rapidement beaucoup plus hasardeuse que la lutte quotidienne des Aspic pour le maintien de leur insolite autonomie.

Ce road-movie littéraire qui dépeint les mœurs d'une famille vivant à l'écart du monde est une somme d'humour et de dérision qui, lors de sa publication en Croatie, a rencontré un immense succès populaire. Un roman plein de rebondissements ébouriffants, en cours d'adaptation cinématographique, mais aussi la découverte savoureuse d'un auteur inédit en français.

 

La relation entre cette fiction déjantée et Pastelle ? vous demandez-vous justement. C'est que derrière la talentueuse granny attendrie se profilait une prescriptrice avisée, ayant saisi en moi l'aïeul indigne apte à répondre aux reflets attrayants qu'elle a su me faire miroiter :

 

Je l’annonce d’entrée, ce roman est un remède à la morosité ambiante. Il est rare de lire une histoire aussi drôle, où les dialogues savoureux vous font rire, où les situations cocasses s’enchaînent et vous entraînent voyager le sourire aux lèvres. (Jean Grazzini, Librairie Torcatis, Perpignan)

 

Vous croiserez en vrac dans ce road-movie saugrenu : des litres d’alcool et des sentiments inattendus, une joyeuse attaque terroriste, du politiquement incroyablement incorrect, des jurons savoureux et une bonne grande dose d’irrévérence. Rencontrer cette famille carrément “border”, c’est embrasser la folie d’un Kusturica littéraire. (Librairie La Géosphère, Nantes)

Eh bien voilà, je n'ai pas su résister (j'ai très peu de résistance, en vérité) : au lendemain de ces conseils éclairés, je commandai le roman en question. Le surlendemain, j'en prenais possession. Je l'ai lu hier. Je crois pouvoir vous le recommander aujourd'hui.

 

En complément, j'ai découvert cet article sur Tomić, qui me le rend encore plus sympathique :

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 08:23

Immobiles et sombres sous l'éclairage bleuté que la pluie pulvérise sur eux...

(Ce sont les tout premiers mots du roman.)

On est au mois de mars et depuis des jours le crachin fait tout reluire d'éclats malsains, de lueurs embourbées.

(...Les mots qui concluent le premier paragraphe.)

La pluie omniprésente, elle ne vous quittera guère.

Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance.
Et pourtant...

Il y a fort longtemps qu'un livre, entamé au coucher, ne m'avait pas tenu éveillé jusqu'à son terme. Pas très loin du bout de la nuit.

C'est dire si je n'ai pas regretté d'avoir écouté la rubrique de Michel Abescat dans le 5/7 du 21 janvier 2021 d'Inter. Et si je me suis félicité de mon achat, hier en fin d'après-midi.

TRAVERSER LA NUIT. Hervé Le Corre. Rivages/Noir. 318 pages. 20,90 €

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 10:03

 

*

Des bugs à répétition chez OB... Il y a huit jours, nous avons atteint un point culminant, alors même que j'ai eu la chance d'être assez largement épargné.

Aujourd'hui, tout n'est pas rentré dans l'ordre, il s'en faut (en particulier au niveau de certaines fonctions défaillantes de l'administration), mais les choses vont mieux.

Plutôt que de perdre mon temps en explications détaillées, je vous propose de lire l'essentiel chez EMMA (d'autant que vous trouverez à sa suite deux grands classiques réjouissants).

* Au fait, c'est quoi, HTTPS ?... EXPLICATION (Clic)

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 18:21

Il n'y a qu'un pas.

Moins ! Un saut de puce...

 

 

 

 

 

 

 

Ce que l'on appellera sur un blog : la porte d'à côté.

D'ailleurs, t'as qu'à voir, suffit de cliquer : le far breton, c'est pile-poil l'article précédent. Mais ce qui, pour toi, est devenu l'évidence même, dans l'espace, est loin de présenter une aussi claire proximité dans le temps.

C'est en effet dès le mois d'avril 2004 que j'avais été amené à mettre en avant, dans une feuille associative défunte, l'utilité d'un phare rural.

Il aura fallu attendre le bel an de grâce 2017 pour voir cette idée prendre forme sur le terrain. Treize ans de placard. Au fond, ce n'est rien...

Je suis ravi de saluer Gloria Friedmann qui, selon ses dires, a voulu faire de son propre phare "une sorte de machine à ralentir le temps".

 

Un joli livre que je me suis offert en fin de semaine dernière :

Mon oeuvre préférée, Un cercle et mille fragments de Felice Varini, à l'abbaye de Mazan :

 

¤ Intéressantes, les coulisses d'une réalisation :

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 10:22

Cet essai résulte d'une sidération. Celle qui m'a saisi lorsque je suis tombé sur un écrit aujourd'hui oublié, Recherches sur l'origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville. C'est en 1714, à l'aube de la première révolution industrielle, que Mandeville, philosophe et médecin, a publié ce libelle sulfureux, en complément de sa fameuse Fable des abeilles. Cet écrit est le logiciel caché du capitalisme car ses idées ont infusé toute la pensée économique libérale moderne, d'Adam Smith à Friedrich Hayek. Fini l'amour du prochain ! Il faut confier le destin du monde aux "pires d'entre les hommes" (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s'accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c'est là le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre. Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner - flatter les uns, stigmatiser les autres - qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l'instauration d'un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l'homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble à l'enfer. Trois siècles plus tard, il s'avère qu'aucune autre idée n'a autant transformé le monde. Nous sommes globalement plus riches. A ceci près que le ruissellement aurait tendance à couler à l'envers : les 1 % d'individus les plus riches possèdent désormais autant que les 99 % restants. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte faustien : la destruction du monde. Peut-on encore obvier à ce devenir ? (Dany-Robert DUFOUR)

¤ Une aide à la lecture, s'il en est besoin :

¤ Un livre passionnant (si mon avis compte).

Dany-Robert DUFOUR.

Baise ton prochain - Une histoire souterraine du capitalisme. 180 pages. Editions Actes Sud, 18 €.

Mais il va de soi que vous pouvez toujours continuer à préférer vivre et mourir idiots... Je ne m'en offusquerai pas.

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 20:53

Je tenais les Histoires naturelles de Jules Renard pour le plus bel hommage qu'un homme muni d'un calepin puisse rendre à la nature. Jules Renard bénissait la joliesse du monde avec la seule chose dont il disposait : les mots. Ses leçons de choses redessinaient la vie, recréaient le peuple de l'herbe, du ciel et des étangs. Il [...] croisait un cafard : "Noir et collé comme un trou de serrure"...

 

Sylvain Tesson in La panthère des neiges, p. 114 - Editions Gallimard (Prix Renaudot 2019).

 

Il y a lurette que je n'avais pas fait un clin d'oeil aux amis Cafards...

La relecture, hier soir, d'un très court chapitre : Des mots pour le monde (p.114 & 115) m'en donne l'occasion. 

D'où vient mon amour des aphorismes, des saillies et des formules ? se demandait Tesson dans un de ses livres précédents : Dans les forêts de Sibérie (Prix Médicis Essai 2011). Un amour envahissant, plus d'une fois agaçant, qui s'est heureusement tempéré dans ce dernier opus.

Il y revient ainsi, malgré tout, avec un certain bonheur...

Je m'essayais aux "histoires naturelles". Je lisais mes aphorismes à mes compagnons et récoltais un sourire gêné ou une approbation polie :

[...]

Ane sauvage : chez lui, la dignité des incompris.

Méandres : à force de regarder les rivières du Tibet, les Chinois inventèrent les nouilles.

[...]

Grand duc : le soleil finit par se lever pour voir qui a chanté toute la nuit.

 

- Et l'homme ? demanda Marie, pas le droit à un aphorisme ?

- L'homme ? dis-je. Dieu a joué aux dés, Il a perdu.

 

Noir c'est noir.

PS du 29/12 :

Vous savez quoi ? Je viens de retrouver l'article qui a vu les Cafards débarquer sur ce blog à une époque où ils venaient de créer une communauté sur OB et se préoccupaient de l'étoffer. Ce n'était pas tout à fait hier matin. On était passé ce jour-là à l'heure d'été...

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