17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 06:30

 

Il aurait eu 90 ans aujourd'hui.

Il restera pour longtemps l'exemple de la simplicité parfaite et de la justesse même. Ce qui est l'aboutissement de l'art.

Il nous a quittés le 11. Tous les médias ont eu le temps de le célébrer amplement en se marchant, dès les premières heures de sa disparition, sur les pieds, comme il est de coutume quand le défunt compte (dessins, interviews : le prêt-à-porter du deuil empressé).

Il avait raison de refuser l'usage du téléphone portable et de l'ordinateur. On arrive à pire.

Ayant utilisé quelques-uns de ses dessins pour illustrer plusieurs articles de ce blog, il y a un certain nombre d'années, m'est venue l'envie de me les remettre en mémoire. Rien de plus facile...

(On tape sempé dans le cadre Recherche et on se laisse guider par sa curiosité.)

Ah ben ça alors !

On se demande bien comment, aujourd'hui, on pourrait rire de quelqu'un qui n'est pas encore mort... Sans l'informatique !

Je me permets d'insister... Z'avez décidément de la chance, les djeuns !

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En complément, ce jeudi 18 août, cette coupure reçue d'outre-Quiévrain.

(Mais non, ce n'est pas loin !) 😉

 

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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 18:35

Arno (21 mai 1949- 23 avril 2022)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décidément, nos amis Belges ont toujours un coup d'avance.

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 19:08

Pas comme celle-ci :

 

personnage bouffi, néanmoins minuscule, qui ne manque pas d'R et prétend incarner l'avenir.

Ils nous ont quittés cette semaine...

Michel Bouquet (1925-2022), un monument. Le qualificatif n'est pas usurpé.

Calvi (1938-2022), né Philippe Vallancien. Plus de soixante ans de dessin de presse.

 

 

 

 

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 11:38

* J'aurais pu choisir : "Tout finit en purée".

Une de ces phrases (toutes frappées, quoi qu'on en dise, au coin du bon sens) qui sont la marque du Concombre masqué (lui-même indépassable condiment de l'humour absurde).

 

Eh bien voilà ! Depuis que tout le monde réclame à cor et à cris la disparition du masque, il fallait s'y attendre : Mandryka est mort.

Retour sur un parcours désastreux au terme duquel, vous serez obligés de le reconnaître, ce grand cornichon n'aura jamais su adapter le port de son masque aux circonstances présentes (permettez-moi de vous le dire : quel exemple !) :

Enfin, ce que je dis !... On ne peut certainement pas tout mettre sur le dos du covid...

Mais, sérieusement, ça commence à faire du monde qui manque à l'appel !

Il va de soi, je le précise pour les âmes pointilleuses et sensibles, qu'il est totalement absurde d'assimiler Mandryka à son personnage. Ouf !

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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 04:30

Au-delà du catalogue Le pétrole vu par cent peintres, dont sortiront peut-être de nouvelles informations à partir des recherches qu'elle a entreprises, c'est à une dernière trouvaille tout à fait séduisante qu'Irène Ducrocq a pu porter un intérêt actif.

 

Paris, le 8 juillet dernier. A l'initiative de Millon & Associés, était présenté à la vente un lot d'Art Moderne de très belle qualité (comme en témoigne l'autoportrait de Jeanne Hébuterne, compagne de Modigliani) dont la pièce maîtresse - un Nu aux mains croisées en bois [H : 106 cm] sculpté par Alexander Calder en 1927 et estimé entre 150 000 et 200 000 € - s'est envolée à 520 000 €.

Rien d'approchant pour L'atelier du peintre de Jeanne Daour (huile sur toile de 161x96) qui en faisait partie et était estimé entre 600 et 800 €. Mais, au contraire de nombreuses oeuvres qui n'ont pas rencontré d'acquéreur, la toile a trouvé preneur à 1433 € . A ce prix-là, incontestablement, un amateur de peinture avisé. Présente à Paris, le jour de l'exposition publique (à la veille de la vente), Irène Ducrocq avait pu voir le tableau accroché aux cimaises et en discuter avec l'experte qui n'a malheureusement pas eu de détails biographiques à lui donner.

Nous nous satisferons de la reproduction proposée par le site de la maison de ventes, dont la définition nous permet d'apprécier l'excellent état de conservation de l'oeuvre originale.

Une reproduction qui met en valeur la fraîcheur de la palette et une vivacité de facture remarquable tout en autorisant une qualité de zoom intéressante.

L'oeuvre datée de 1951, en bas à droite, et signée DAOUR à l'envers, au dos de la verrière (à proximité immédiate de la porte), appelle quantité d'observations captivantes que je me garderai de développer ici.

Blog d'humour, n'oublions pas. Le seul fait que je sois encore chez OverBlog en témoigne.

Je remercie celles et ceux qui auront eu la patience de rester jusqu'au bout.

Une dernière image pour vous récompenser, ça vous va ?

Jeanne Daour - crayon (1939).

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 14:09

Retour sur le "catalogue à surprises": Le pétrole vu par cent peintres (Musée Galliera,1959).

 

Entre Roger Crusat [qui s'y trouve orthographié fautivement CRUZAT] et Jacques Despierre, dont je n'ai pas vu les toiles sélectionnées, nous avons découvert grâce à Irène Ducrocq L'Artiste et le Pétrole de Jeanne Daour.

C'est en revenant sur la participation de Jacques Yankel - Derrick de nuit - et en l'examinant avec attention que nous saisirons mieux les difficultés qui peuvent se rencontrer dans une reproduction en noir et blanc.

Répondant, le 28 avril, à mon souhait de découvrir le derrick de Yankel, Irène Ducrocq m'écrivait : Je n'ai pas vu "Derrick dans la nuit" dans le catalogue raisonné(1). Il y a des oeuvres de la même époque, aussi en noir et blanc... Je vous joins une photo pour que vous ayez une idée, en attendant de pouvoir faire de vrais scans.

(1) Le catalogue raisonné de Yankel recense à ce jour 7 derricks répertoriés sous les n°

- 528 & 700 (année 1958)

- 701 (année 1959)

- 702, 931, 932, 933 (années 1957/1959)

Pour aller au plus court, j'ai rapproché le n°701 (huile sur toile de 110x110) de la toile qui fut exposée au musée Galliera...

...Avec la tentation de conclure qu'il s'agit de la même. Est-ce le cas ? Une grande majorité des éléments tend à me le faire croire, certains détails me donnant cependant à penser qu'elle a pu être partiellement retravaillée. La faible qualité de la réduction en couleur n'en facilite pas l'examen. (Peut-être Dinah Kikoïne, fille de Jacques Yankel, pourra-t-elle apporter une lumière nouvelle sur cette oeuvre.)

 

(NB)

En date du 26/08/20, Dinah Kikoïne me confirme :

Le derrick : il s’agit bien entendu du N° 701 de la base de données. Dans ces années là, mon père a peint plusieurs toiles et lithographies, entre autre à la demande de la Cie Esso et du mari de sa soeur qui possédait une société de forage, la Forex. Les reproductions servaient aux cartes de voeux de ces sociétés, cadeaux de lithos aux actionnaires et autres clients. Pour la petite histoire une des invitations représente une station essence Esso. Mon père était d’autant plus intéressé qu’il avait été peu de temps avant, en tant que géologue en Afrique du nord pour faire des recherches sur de possibles gisements.

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Certains seront sans doute intéressés par la confrontation des reproductions noir&blanc et couleur d'une autre toile figurant au catalogue.
Il s'agit de La Raffinerie de René Margotton que j'ai découverte en fin de mois dernier.

Les liens ont été ajoutés au bas de l'article.

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Mais c'est une autre double découverte d'Irène Ducrocq qui m'a tout particulièrement réjoui...

Nature morte vers 1955 (21x25) Acquisition Centre National des Arts Plastiques (1955)

Crédit photo : Yves Chenot

 

Très joli petit format accompagné d'un détail prometteur :

"La fiche renseigne la nationalité, et précise : roumaine avant 1948
S'il y a eu une naturalisation, je peux me renseigner sur la possibilité d'en savoir plus."

 

Dans le même message, Irène mettait en avant François Gall, autre participant à l'exposition Le pétrole vu par cent peintres, dont elle venait d'étudier la fiche Wikipédia et me soulignait sa communauté d'origine avec Jeanne. Ce qui, à mes yeux, est loin d'être sans intérêt, au moins pour un détail. C'est ce qu'exprimait ma réponse :

 

Très rapidement encore, sur François Gall, un peintre dont je connaissais un peu l'oeuvre (peinture très élégante et, pour finir, assez mondaine) : j'avais relevé cette communauté relative d'origine entre Jeanne et lui, que vous me signalez, et qui a pu les rapprocher un moment (autant que leur fréquentation d'Othon Friesz) d'autant que leurs dates de naissance sont très proches. Leurs fins de vie, également très proches sans doute, sont en revanche diamétralement opposées et je doute qu'il y ait à chercher dans cette période quelque relation que ce soit entre eux.

Le point important étant que François Gall a obtenu sa nationalisation en 1949.

(Ionesco, par ailleurs, en 1950)

Il n'est pas impossible que Jeanne - qui pouvait alors bénéficier du réseau relationnel de Jerome Hill - l'ait obtenue dès 1948.

Sur ce point, nous en sommes encore là aujourd'hui.

Mais, l'intérêt d'Irène pour Jeanne ne se démentant pas, c'est une autre belle surprise que j'aurai à vous proposer dans un billet prochain.

(A suivre...)

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Pour conclure celui-ci :

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 16:44

Un catalogue à surprises...*

 

La surprise initiale...

Un message d'Irène Ducrocq sur mon adresse contact le 7 avril dernier, en pleine période de confinement (que mon adresse contact, depuis longtemps défaillante, ait joué son rôle était en soi déjà une heureuse surprise) :

Bonjour Géhèm, Jeanne Daour a exposé une toile « L'artiste et le pétrole » au musée Galliera en 1959, lors d'une exposition organisée par Shell-Berre : Le pétrole vu par cent peintres. Ma source est le catalogue de cette exposition. Les reproductions sont en noir et blanc. Le tableau est un autoportrait ; en arrière-plan, lampes et bougies devant une fenêtre, un bout de mur avec deux esquisses. Moi aussi, elle m'a touchée.

Cordialement.

 

Pas de photo, le formulaire de contact ne le permet pas.

Le surlendemain, pouvait me parvenir - à mon adresse mail, cette fois - image du catalogue en question et de sa page de présentation...

* Le pétrole vu par cent peintres

5 octobre 1959. Catalogue de l'exposition Le pétrole vu par cent peintres

Editeur : Musée Galliera - Paris

Imprimeur : L'EDITION ARTISTIQUE - Paris

Présentation :

Une préface pages 5 et 6

Reproductions en N & B de peintures à l'huile de 103 artistes peintres

Artistiquement, je ne doute pas que vous ayez déjà vu catalogue plus engageant.

Du moins est-il pleinement inspiré par l'esthétique dominante des années 50 et en accord avec l'affiche de l'exposition que conçut Paul Colin, l'un des affichistes les plus intéressants et les plus sollicités de l'époque (ajout personnel)...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais l'essentiel était là...

La reproduction pleine page de la toile conçue par Jeanne Daour :

Regret, bien sûr, que le catalogue ait été imprimé en noir et blanc.

Irène Ducrocq me précise :

Beaucoup de peintres ont répondu à la commande en représentant des raffineries. D'autres ont choisi des derricks, des pétroliers. Certains ont traité le sujet des usages domestiques : pompes à essence, lampes à pétrole, réchaud de camping. Jeanne Daour est la seule à avoir fait un autoportrait. En arrière plan, c'est peut-être un tableau, et pas une fenêtre, comme je le pensais tout d'abord.

Il me faut dire que l'image ici reproduite l'a été grâce à un appareil photo. Alors contrainte de rester chez elle, privée de scanner, Irène Ducrocq m'a fait la proposition de scanner l'ensemble du catalogue dès qu'elle le pourrait (je n'en demande pas tant) et m'informait de ce qu'elle avait entrepris des recherches sur chacun des peintres représentés dans l'espoir de repérer un potentiel témoin (ce qui l'a conduite jusqu'à mon blog).

Dire ensuite que, si l'absence des couleurs d'origine ne facilite pas l'analyse du tableau, la première interprétation paraît être la bonne : il faut voir dans le grand motif de droite une fenêtre dont la vitre fermée sur la nuit reflète les objets du premier plan (lampes, bouteille, etc...). Un environnement d'atelier banal qui nous plonge de façon sensible dans le quotidien de Jeanne.

 

C'est un temps considérable que nécessitent des investigations à mener sur 102 autres créateurs dont à ce moment j'ignorais jusqu'au premier nom. Voulant, en date du 16 avril, en féliciter Irène, j'avançais en conclusion d'un courriel :

PS : En songeant à Jeanne, je ne peux m'empêcher de penser que Jacques Yankel qui vient de disparaître l'a peut-être connue.

Je vous laisse le lien de l'article que je lui ai consacré sur mon blog (qui sait si quelques noms qui y sont évoqués dans une pièce rapportée ou l'autre ne figurent pas dans le catalogue Shell-Berre ?)

http://gehem.over-blog.fr/2020/04/jacques-yankel-1920-2020.html

 

Retour de courriel : Jacques Yankel faisait partie des "100" de cette exposition, avec un tableau intitulé "Derrick de nuit". (Nous y reviendrons plus tard.)

L'information était accompagnée de la liste complète des exposants.

Un certain nombre d'entre eux étaient liés, d'après ce que j'ai pu déduire de la lecture des pages wiki, me précise Irène.

L'un d'eux, Maurice Buffet, habitait à Coulomb, en Eure-et-Loir, un village voisin du mien, et c'est peut-être pour cela que j'ai trouvé le catalogue ici. (Jeté, j'adore faire les bennes). C'était il y a dix ans, et voilà ce confinement qui me donne l'occasion de m'y consacrer enfin.

Insérer ici la liste des 103 prendrait trop de place. Je l'ai cependant épluchée, je crois, autant qu'il m'était possible, dans l'optique de dégager de nouvelles pistes qui auraient rapproché l'un ou l'autre de Jeanne.

Une grosse poignée de signatures dont je connaissais assez largement l'oeuvre (Brayer, Carzou, Toffoli, Waroquier, Paul Colin...), deux petites poignées de noms dont j'avais rencontré quelques réalisations. Pour le plus grand nombre, inconnus au bataillon : c'était le cas de Maurice Buffet (la renommée de son homonyme a dû lui faire pas mal d'ombre) dont j'ai découvert pour l'occasion d'assez nombreuses reproductions avec plaisir, sans en être bouleversé.

De tout ce monde, par ailleurs talentueux, qui reste-t-il aujourd'hui ? Aucun de ceux qui autour de la filiation artistique d'Othon Friesz auraient été les plus susceptibles d'avoir connu notre Jeanne. Un survivant, Claude Yvel (90 ans, cette année) dont je doute que son activité ait pu l'amener à connaître les circonstances de sa fin de vie.

 

A quelques semaines près, j'aurais peut-être pu interroger Yankel, en me gardant bien de penser qu'il aurait été en mesure de m'en apprendre davantage qu'un autre. C'est, en tout cas, en faisant part de ces réflexions à Irène que je lui exprimai ma curiosité de découvrir son "Derrick de nuit" pour vérifier s'il figure sous l'une des sept références que j'avais notées dans l'ébauche de son catalogue raisonné... PATIENCE !

 

Dans son tout dernier courriel en date, Irène Ducrocq me donnait le lien d'une archive du Monde dans laquelle sont cités une grosse quarantaine d'exposants. Jeanne Daour n'en fait pas partie. S'agissant d'un article réservé aux abonnés, peut-être est-elle présente dans la partie à eux seuls accessible.

 

Entre-temps, outre l'approche du tableau de Yankel, d'autres surprises m'avaient réjoui.

Point trop n'en faut étaler d'un coup sous peine de lasser.

 

(A suivre...)

 

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 17:35

Christo (13 juin 1935 - 31 mai 2020)

 

¤ Un peu de mal à me montrer léger en ce moment, mais j'ai de bons exemples, ça va viendre...

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 19:10

C'est un de trop, je n'arrive plus à suivre.

Je me doutais bien qu'il n'était pas au sommet de sa forme après avoir noté l'absence de quelque réaction que ce soit de sa part lors du décès de Jean-Loup Dabadie (lequel aura été éclipsé sur ce blog par la mort de BAPS à la même date - on le comprendra). Il n'empêche, je me suis laissé prendre de court.

Je l'aimais, Bedos : son humour, ses rôles, ses combats... Mais comment lut-ter face à la richesse des informations dont disposent les médias nationaux? J'ai dû me rabattre sur ma seule pièce d'archive. Datée du 19 mai 2010, rends-toi compte, ça n'est pas d'hier !

Pauvre de moi ! je viens en outre de mélanger les photos (ce que l'on pourrait nommer lapsus imaginis). Pardonne-moi : trop las pour en changer. Si tu veux bien, je vais tenter de me racheter comme ça :

IL FAUT RIRE DE LA MORT ! SURTOUT QUAND C'EST LES AUTRES.

 

¤ Je vais finir par devenir expert dans l'art d'accommoder les restes.

Pour la petite histoire...

Guy Bedos : 15.06.1934-28.05.2020

Pour Morano, j'attends toujours les chiffres... (Cela en écho au commentaire de JP : On n'est pas près de gagner au loto avec la Morano.)

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 17:51

Il était déjà tard, avant-hier soir, quand le téléphone a sonné. Un coup d'oeil sur l'écran, je savais déjà que la nouvelle ne serait pas bonne. Ce que la voix m'a confirmé : "J'ai une mauvaise nouvelle à t'apprendre... (Je n'aurais pas dû nécessairement penser à toi avant d'entendre la suite, c'est pourtant ce que j'ai fait)... Baps est mort".

C'était peut-être la première fois - je ne m'en avise qu'à présent - que tu n'as pas réussi à m'étonner. Et c'est peut-être aussi que je n'ai plus l'humour à toute épreuve, car nous avions réussi jusqu'alors à sourire de tes pépins de santé, mais je n'ai pas encore su trouver drôle cette dernière bizarrerie qui t'a emporté. Syndrome de Guillain-Barré : a-t-on idée, alors que nous avons un covid 19 flambant neuf, d'aller choper cette rareté poussiéreuse...

Luce m'a dit les souffrances que tu as endurées et son soulagement de t'avoir retrouvé hier, apaisé. Je tiens l'oubli de nos douleurs pour le meilleur des remèdes. Tu l'as trouvé.

A nous, tes amis, de continuer à faire vivre le souvenir de tous les bons moments partagés, verres et rires, autour de nos complicités artistiques.

Je le fais aujourd'hui ici, à ma façon, car ta présence y est forte. Tu m'auras accompagné fidèlement depuis les premiers jours de ce blog, alors que je n'en avais fait qu'une mention fort distraite autour de moi, et tu y as ta place au fil des ans en de nombreux endroits. Je vais m'attacher à les rassembler pour que celles et ceux qui seraient tentés de te faire quelque affectueuse révérence (il se peut même qu'on y voie des dévots) s'y retrouvent.

 

Ta mémoire te jouait quelques tours depuis des mois, me disais-tu, et c'est sa défaillance en effet qui s'est trouvée l'an dernier à l'origine de la disparition de ton premier site :

Tu t'es donné du mal pour construire le nouveau et certain(e)s ont déjà eu l'occasion de t'en féliciter (même si je sais que tu ne lisais que rarement les commentaires). Peut-être l'aurais-tu complété : alphabaps, vitraux... Tant d'oeuvres et d'informations qui se sont perdues avec le précédent.

Quelques-uns de mes articles combleront imparfaitement certaines absences.

Aucun l'absence de l'ami. J'allais dire : rappelle-toi...

Je regarderai définitivement de travers les années bissextiles.

Salut l'andabate, salut l'artiste !

 

Et à toi, Luce, toutes mes pensées les plus affectueuses.

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L'autoportrait de BAPS provient de l'affiche qu'il avait créée pour l'exposition RETROSPECTIVE BERNARD VINCENT de 2016, laquelle s'était tenue dans le cadre de l'ancien Palais des Evêques de Bourg-Saint-Andéol.

 

A COMPTER D'AUJOURD'HUI :

Pages (colonne droite du blog)

9. BERNARD VINCENT (BAPS)

La page regroupera, pour l'essentiel, les articles que j'ai pu lui consacrer à un titre ou un autre...

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