20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 17:18

 

 

Véritables cadeaux offerts à ciel ouvert pendant plus de deux mois au regard des promeneurs, Aubenas la Châtelaine * vient dès à présent d'accrocher en trois lieux hautement emblématiques de sa vie sociale et culturelle (Place de l'Hôtel-de-Ville, façade du centre socioculturel Etienne Le Bournot, Agora du Champ-de-Mars) une quarantaine de grands formats...

 

* Aubenas la Châtelaine : Titre de l'ouvrage, paru en 2018, dans lequel Helmut dresse en plus de 350 photos un riche panorama de la ville (de son patrimoine architectural historique à ses activités contemporaines les plus diverses).

Il y a plus de cinquante ans aujourd'hui (août 1971), l'abbé Jean Charay - conservateur, entre autres, du château d'Aubenas - écrivait :

Pour sentir la beauté et la vertu nourricière d'un pays, il faut ou bien y être né et assimiler jour après jour sa saveur ancestrale, ou bien venir de loin et découvrir brusquement sa richesse profonde. Helmut Krackenberger a été ainsi conquis par la pureté du sol ardéchois. Par la finesse de l'observation, son oeuvre photographique fait comprendre pourquoi ce sol séduit tous ceux qui cherchent une âme dans les paysages comme dans les visages.

 

Je ne redirai pas ici ce que fut le parcours d'Helmut au long de ces cinq décennies : plus d'un billet permet à qui le souhaite d'en retrouver nombre de jalons (taper Helmut Krackenberger dans le cadre Recherche). Mieux encore, sans doute trouverez-vous davantage d'intérêt et de plaisir à parcourir son site.

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 20:54

Il y a plus de deux ans maintenant que ma chère Cécile m'a adressé cet Hermès, inventeur des poids et mesures, gardien des routes et des carrefours, dieu des voyageurs, des commerçants, des voleurs et des orateurs, sans que ce soit tout, bref peu s'en faut... dieu à presque tout faire. Je l'avais laissé de côté, car que voulez-vous que je fisse d'un dieu impropre à tout faire quand nous avions déjà un Jupiter apte à tout ?

Hermès - Cécile Falchéro.

 

Aujourd'hui que l'on nous promet un Jupiter changé, il me paraît naturel de sortir de la naphtaline celui dont la fonction initialement prépondérante était de faire entendre aux hommes le message des dieux... Car je viens d'écouter un Macronounet inchangé s'amuser de l'impatience du petit peuple à connaître qui serait "directement chargé de la planification écologique", ce qui n'est pas rien, alors qu'il dit à demi-mot en avoir déjà décidé.

On t'écoute nous le révéler à sa place, mon grand... Tatatan !

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25 avril 2022 1 25 /04 /avril /2022 15:27

Tu crois ça ? - Pas du tout, pas du tout.

La femme, c'est l'Eternité instantanée... Enfin, dans pas longtemps !

Tu te rendras à leur gentille invitation, si tu rodes dans les parages, n'est-il pas ?

 

Présentation (Les Quinconces) :

Les photos de Christel SIEBERT ont le pouvoir magique de figer instantanément dans le temps toute la beauté et le mystère de la nature. Ses clichés sont chargés d’émotions et de beauté. 

Elle nous aide à poser un nouveau regard sur ce monde précieux qui nous est confié pour un instant.

A nous de le préserver et de le protéger pour nos enfants.

 

Dominique ROUME “peintre chiffonnière” nous fait réfléchir au statut éphémère de ses oeuvres parfois périssables, ce qui contribue à leur beauté.

Elle se fait la porte-parole de messages écologiques et éthiques.

Offrir une nouvelle vision avec des matières sans plus aucune valeur prend tout son sens.

Au-delà de l’engagement éco-responsable, il s’agit d’un véritable travail de créateur qui donne un résultat design voire même réellement artistique.

 

Et l'homme, te demandes-tu du coup, c'est le passé ? - Pas du tout, pas du tout !

D'ailleurs, c'est l'occasion de finir en musique. Egal à moi-même. 😂

 

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Un habitué m'a fait découvrir un autre pan récent de l'activité artistique valsoise. Un très joli moment pour celles et ceux qui ne s'intéressent pas aux détails des commentaires :

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 08:31

Le livre très attendu de l'ami Helmut Krackenberger...

Très attendu, il l'aura été d'autant plus que l'ensemble des difficultés qu'a occasionnées pour chacun de nous le covid ont grandement contribué à en compliquer l'élaboration à toutes ses étapes. Le résultat me paraît être à hauteur de l'attente... Une approche poétique réussie d'un lieu exceptionnel, aux nombreux trésors méconnus, dont la préservation dépend de l'attention que nous saurons lui porter.

J'ai eu le plaisir d'en suivre l'évolution et les enrichissements au fil des mois, je suis enchanté - au moment où l'imprimeur procède encore aux derniers ajustements de couleurs - de ce qu'Helmut en ouvre la maquette à la curiosité de tous.

Parution le 31 de ce mois.

Vous aurez sans doute découvert au terme de votre promenade un bon de souscription que vous pourrez télécharger et compléter si vous le souhaitez. Ce serait une marque de sympathie que de faire connaître ce lien en le partageant avec vos amis et connaissances, si vous avez aimé.

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:58

Un peu plus d'un an après l'apparition de ce qui n'était aux yeux de plusieurs spécialistes de la spécialité qu'une vulgaire grippette, les meilleurs d'entre nous commencent à accuser d'une manière alarmante les conséquences délétères de l'isolement et, oui, voilà que même ma chère Cécile se met à m'adresser des images de ce genre... !!!!

Et de ces questions !... Non mais de ces questions !

- Si le ski alpin, qui a le beurre et la confiture ?

- Si Gibraltar est un détroit, qui sont les deux autres ?

Je préfère vous taire la suite, tant on a vite fait de se laisser contaminer.

 

Dieu merci, elle a su un peu me rassurer en y ajoutant les photos de deux de ses réalisations récentes... Une vierge noire :

Et une sirène :

 

C'est avec plaisir, en outre, que je me fais l'écho de la parution du livre d'Eric d'Antimo, L'étoile de la bergère, dont la première de couverture reproduit le tableau dit Jean l'Alchimiste (qu'il avait découvert en avril dernier sur ce blog). Ouf ! L'honneur est sauf.

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 06:29

Je la dois à ma très chère Cécile.

Cécile Falchéro - Hildegarde de Bingen.

 

Il aura suffi d'une pièce jointe à un courriel, hier.

Chauffe, Marcel, chauffe ! Non ? Alors...

Par l'ensemble SEQUENTIA : O tu suavissima virga - Hildegard von Bingen.

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 10:14

MAISON ROUGE - Musée des vallées cévenoles* le fait façon Claude Sautet (1) avec Richard Bruston**, Daniel Faure*** et Helmut Krackenberger, du 27 septembre au 29 décembre.

 

A cette occasion, Helmut vous ouvre la galerie des 18 photos qu'il y exposera. 

En quelques lignes, c'est ainsi que la conservatrice le présente dans la plaquette de l'exposition :

 

Helmut Krackenberger, au cœur des Cévennes ardéchoises

Sarrois d’origine, Helmut Krackenberger décide à l’âge de 21 ans de se consacrer à la photographie après quatre années d’études d’ingénieur. Il s’inscrit à l’École des arts et métiers de Sarrebruck, suit les cours d’Otto Steinert et y acquiert de solides connaissances techniques.

À partir de 1957, il projette de voyager à travers l’Europe. Cette même année, la Sarre est rattachée à l’Allemagne de l’Ouest. Le jeune homme profite de l’occasion pour réaliser les photographies de passeport de villages entiers soudain devenus allemands et finance ainsi son expédition.

Photographe de musées
En 1959, il s’installe à Paris. Dans la capitale française, Helmut Krackenberger, dont les voyages ont nourri le goût pour les œuvres d’art, devient photographe pour la Réunion des musées nationaux. Il travaille pour le Musée du Louvre et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et réalise les catalogues d’exposition d’artistes comme Giacometti ou Braque. Il devient par la suite photographe pour le château de Versailles puis pour le Musée Fabre de Montpellier en 1965.

L'âme des paysages ardéchois
Il découvre durant cette période les Cévennes ardéchoises et est immédiatement fasciné par le caractère sauvage et mystérieux de ces paysages. Inspiré par la lecture des Lettres de Gourgounel (1966) dans lesquelles le poète et écrivain écossais Kenneth White relate son installation en Ardèche, l’artiste passe son temps libre à photographier. Ses nombreux clichés illustrent avec émotion ses pérégrinations et font l’objet d’une exposition au Parc National des Cévennes dès sa création en 1970. Helmut Krackenberger vit désormais en Ardèche et réalise par sa production photographique un important travail de valorisation du territoire.

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*MAISON ROUGE, l'accueil :

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**Richard Bruston en vidéo :

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***Daniel Faure à travers son site :

Daniel Faure est décédé en septembre 2014 (nombre de ses galeries de photos sont restées en cours d'élaboration). Il fut également un vigneron passionné.

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(1) Amandine, Jules et les autres... La référence au titre de Sautet, Vincent, François, Paul et les autres, n'aura échappé qu'à la toute dernière génération des lecteurs de Pif Gadget, dont je ne suis pas sûr qu'ils soient légion à venir me lire. Un rapprochement qui, pour paraître facile, n'est cependant pas artificiel : à ce monde rural, presque oublié, des Cévennes des années 1960-1980 répond un monde citadin lui aussi finissant, magistralement saisi par la caméra de Claude Sautet dans son film sorti en octobre 74.

J'avais présenté d'Helmut une partie de son parcours assez comparable à ce qu'en relate le catalogue de l'exposition [voir Primeur d'Ardèche].

En contrepoint de ces aspects-là, j'aurais pu m'attarder un peu sur la période des années 80-95 qui le virent éditer en cartes postales les grands noms de la photographie que sont, entre autres, Jeanloup Sieff, David Hamilton, Lucien Clergue, Sam Haskins... Mais j'ai trouvé amusant de le replacer un moment

dans le contexte tellement à l'opposé de ce monde cévenol qu'était le Saint-Germain-des-Près des années 60. De le réinstaller au 60 de la rue de Seine, dans cet hôtel La Louisiane où il habita entre 1959 et 1961, et où se succédèrent au fil des décennies - jusqu'à aujourd'hui - créateurs d'art contemporain, musiciens, cinéastes, écrivains...

Dans le plus grand désordre : Chet Baker, Boris Vian, Miles Davis et Juliette Greco, Jim Morrison, Henry Miller, Ernest Hemingway, Saint-Exupéry, Quentin Tarantino... Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y vécurent entre juillet 43 et fin 46. L'écrivain égyptien Albert Cossery pendant 63 ans.

Tant et tant d'autres, dont les plus grands jazzmen américains, au point que Bertrand Tavernier choisit La Louisiane pour décor de son film Autour de minuit (1986).

Le voici donc au dernier étage sous les toits, dans sa chambre équipée d'une petite cuisine, dont un côté donne sur la rue de Seine et l'autre sur la rue de Buci. Ayant pour voisin de palier un des plus célèbres photographes américains de l'époque : Arthur Fellig, alias Weegee the Famous... (dont photo ci-dessus, avec sa Chevrolet-studio).

 

Une personnalité originale, tout à fait hors norme, que ce Weegee qui se trouve être dans ces années-là le correspondant de Time Life pour l'Europe et occupe quatre chambres ici, dont  une lui sert de chambre

noire. De son parcours hors des sentiers bat-tus, l'article que Wikipédia lui consacre rend compte assez fidèlement (quoique un peu sa-gement et avec beaucoup de lacunes).

Un précurseur, en bien des points, de nos paparazzis modernes, et un tempérament en tout différent de notre encore tout jeune ami Helmut qui va recevoir pendant un an et demi ses encouragements, ses conseils ainsi que de nombreuses confidences professionnelles (dont certaines pendables). Et qui en reste, aujourd'hui encore, profondément marqué, on le comprendra.

Partage, pendant des nuits entières, de séan-ces labo au cours desquelles Weegee initie Helmut - bien avant Photoshop - aux distorsions dans lesquelles il est passé maître, des années plus tôt (ainsi qu'en témoigne la photo ci-contre où l'on devine Grace Kelly et Marlon Brando lors de la cérémonie des Oscars de 1954).

 

...Je ne me lasserais pas du regard souvent ironique que Weegee porte sur le monde, mais pour vous éviter d'y passer des heures :

- Weegee sur Wikipédia.

- Une fort intéressante conférence d'Eddie Muller sur l'Art et l'Héritage de Weegee.

- La bande annonce du film de Sherman Price : L'improbable Mr Weegee (1966).

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:52

Il y a de cela quelques jours, voulant revoir un tableau de l'ami BAPS (Bernard Vincent), je découvrais la disparition de son site. Pfuitt !... Erreur machin chose ou je ne sais plus... Volatilisé !

Un site longtemps attendu, patiemment construit et enrichi au fil des années...

Ah bon ? Je vais voir. Et...

Pourquoi m'attarder ? Vous l'avez compris, il découvrait le naufrage de son site après moi. Et voilà l'ami dans l'obligation de tout reprendre à zéro.

Ce sera autre chose. Il a commencé à construire de nouvelles galeries ; les autres suivront. 

Illustration BAPS (légendée pour la circonstance).

Illustration BAPS (légendée pour la circonstance).

En attendant, (publiés au tout début de cette décennie 2010 - certains d'entre vous n'étaient peut-être pas nés ?) quelques-uns des articles que je lui ai consacrés :

PS du 05-09

"Same procedure as every year", telle est la recommandation pleine de mauvais esprit adressée par Charlie à Baps... J'ai longuement hésité (à vrai dire, quelques secondes) à vous faire partager la vidéo sur laquelle elle se fonde.

wink

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 07:12

Souvenez-vous, c'était au mois d'avril, je vous annonçai la sortie de son livre Le Tanargue, la montagne du tonnerre, pour fin mai. 

Ce fut un plaisir d'avoir ce bel ouvrage entre les mains, en temps et en heure.

Depuis le temps a couru, les idées et les projets aussi, la relation amicale d'Helmut avec Kenneth White s'est affermie, et les voici tout prochainement réunis à Valgorge :

Helmut Krackenberger, ça se bouscule...

Ce 31 août, aura donc lieu le vernissage de l'exposition de plein air que la Communauté de communes du Pays Beaume-Drobie a contribué à mettre en place et qu'il est loisible de visiter librement depuis le 26 juillet...

(Photos au format 100x80, montées sur panneaux extérieurs, dont une reproduction ci-dessous.)

Helmut Krackenberger - Troupeau au Petit Paris* (100x80).

Helmut Krackenberger - Troupeau au Petit Paris* (100x80).

*[En pied d'article, une suggestion de randonnée Petit Paris-Montsellgues]

 

...Mais ce sera également l'occasion de découvrir dans l'ancien Relais de Pays l'exposition D'un paysage à l'autre qui retrace l'itinéraire de Kenneth White : 10 panneaux passant par l'Ecosse, Paris, l'Ardèche, l'Asie, l'Amérique et la Bretagne, mais aussi une collection de films sur ses voyages et ses résidences - sans compter les vidéos réalisées par des admirateurs de ses oeuvres en "pèlerinage" à Gourgounel tout au long de ces dernières années.

[L'exposition restera, comme celle d'Helmut, d'accès libre et gratuit jusqu'au 26 octobre.]

 

Salle polyvalente de la Pourette.

 

En conclusion de cette fin d'après-midi conviviale, Kenneth White proposera à partir de 19 heures une conférence sur la grande et belle idée qui traverse son oeuvre :

la géopoétique.

 

Ce sera pour lui l'occasion de dévoiler le projet d'une "maison géopoétique" à Valgorge.

Un rêve que porte Helmut depuis de longs mois avec un enthousiasme contagieux et dans lequel il n'a pas compté ses efforts pour mobiliser les acteurs locaux.

 

 

 

 

Invitation ouverte à tous.

VENEZ NOMBREUX.

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L'exposition de Valgorge ne sera pas finie qu'aura déjà commencé dans le remarquable espace muséal de la Maison Rouge à Saint-Jean-du-Gard l'exposition

 

Amandine, Jules et les autres

Scènes de vie en Cévennes

 

Helmut y sera accompagné de deux autres photographes "historiques" [Voir détails]

 

Pour vous, une des photos (toutes en noir et blanc) qu'il aura choisi d'exposer :

Helmut Krackenberger - La fenaison dans les Cévennes.

Helmut Krackenberger - La fenaison dans les Cévennes.

N.B : Je me suis conformé au titre d'Helmut "La fenaison dans les Cévennes", mais il me paraît évident qu'il s'agit de la récolte du lavandin.

Quatrième exposition de la Maison Rouge qui affirme au fil du temps son exigence de qualité, elle succède à celle qui fut consacrée, d'avril à juillet, à l'iconique figure du design français, Pierre Paulin.

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* Le Petit Paris

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 14:00

Il y a un peu moins de deux semaines, l'ami Helmut Krackenberger profitait d'un week-end de l'Ascension exceptionnellement riche en touristes pour signer avec succès, en librairie, les premières dédicaces de son livre :

Le TanargueLa montagne du tonnerre.

 

N'étant pas personnellement amateur de bains de foule, je me suis contenté de récupérer mes exemplaires à son domicile, avant-hier. Un délicieux moment achevé devant un verre, en compagnie de la toujours charmante et talentueuse Christel.

C'est en traversant une pièce que je ne connaissais pas jusqu'alors que mon regard s'est fait happer littéralement par trois oeuvres accrochées côte à côte, et dont je ne suis pas parvenu à lire la signature : Volker Kühn.

Un ami des maîtres de céans, ai-je appris.

Alors que je m'apprêtais à repartir, Helmut m'a fait la surprise de m'offrir un exemplaire du très joli livre d'art que voici (photo ci-contre).

 

Volker Kühn

Né en 1948 à Neuenkirch (Allemagne). 


Le concept d’art par l’objet remonte à l’Egypte ancienne avec les cartouches, des messages hiéroglyphiques gravés dans la pierre pour la postérité. Ses ancêtres les plus immédiats sont sans conteste les rébus du Moyen-âge, les maquettes en perspective de Nicolas Poussin, jusqu’aux dioramas de l’Angleterre victorienne et, surtout, les boîtages de Marcel Duchamp, Kurt Schwitters, Max Ernst et des autres surréalistes. L’intérêt pour les œuvres graphiques tri-dimensionnelles, par opposition aux sculptures, fut ensuite ravivé par l’arrivée du Pop art et trouve désormais une expression contemporaine dans les œuvres de Volker Kühn.
Après une série d’expositions au Japon en 1986, Volker Kühn décide de ranger ses outils de graveur et de mettre en matière ses idées. Apparaissent alors « les Objets »,  de petites scènes en trois dimensions qui relatent les joies et les peines de chaque homme. Ces instantanés de vie font sourire ou même rire celui qui les regarde car il s’y retrouve. Les thèmes abordés sont innombrables. L’artiste, avec un sens aigu de l’allusion et de l’imagination met en scène Monsieur-tout-le-monde tantôt pour s’en moquer tantôt pour poétiser. En conservant une certaine distance avec son sujet, il réussit à réconcilier le spectateur avec ses propres défauts, ses joies, sa quête désespérée de l’amour ou son aspiration au succès. Rien n’échappe au regard acéré de Volker Kühn, qui par son humour et son ironie amicale nous dévoile un trait important de sa personnalité. La langue imagée qu’il parle est universelle. Parfois sarcastique, parfois rêveur, il use toujours de l’humour pour nous faire voyager et peut-être repenser notre monde.
 
(Présentation de la galerie Artima [Paris/Londres])
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Presque au hasard de mes goûts, une des créations savoureuses de Volker Kühn :
Volker Kühn - "The gourmet".

Volker Kühn - "The gourmet".

L'esprit de l'oeuvre m'était familier (c'est assez le mien) mais je ne me suis pas rappelé sur le moment avoir déjà vu d'autres "objets" de ce créateur. Et puis ceci m'est revenu ce matin :

Eh oui ! le blogopote Adam toujours à l'affût de découvertes artistiques (dont les trouvailles et la belle générosité me manquent tant sur la toile).

25 mai 2015, c'est un peu loin déjà. Mais voilà, je n'ai pas tout à fait perdu la mémoire...

¤

En 38 pages, ce sont 790 créations de Volker Kühn que la galerie am Dom vous permettra de découvrir en complément.

J'adore !

Juste pour le plaisir de l'écho, Philippe Katerine :

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