7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 08:31

Le livre très attendu de l'ami Helmut Krackenberger...

Très attendu, il l'aura été d'autant plus que l'ensemble des difficultés qu'a occasionnées pour chacun de nous le covid ont grandement contribué à en compliquer l'élaboration à toutes ses étapes. Le résultat me paraît être à hauteur de l'attente... Une approche poétique réussie d'un lieu exceptionnel, aux nombreux trésors méconnus, dont la préservation dépend de l'attention que nous saurons lui porter.

J'ai eu le plaisir d'en suivre l'évolution et les enrichissements au fil des mois, je suis enchanté - au moment où l'imprimeur procède encore aux derniers ajustements de couleurs - de ce qu'Helmut en ouvre la maquette à la curiosité de tous.

Parution le 31 de ce mois.

Vous aurez sans doute découvert au terme de votre promenade un bon de souscription que vous pourrez télécharger et compléter si vous le souhaitez. Ce serait une marque de sympathie que de faire connaître ce lien en le partageant avec vos amis et connaissances, si vous avez aimé.

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:58

Un peu plus d'un an après l'apparition de ce qui n'était aux yeux de plusieurs spécialistes de la spécialité qu'une vulgaire grippette, les meilleurs d'entre nous commencent à accuser d'une manière alarmante les conséquences délétères de l'isolement et, oui, voilà que même ma chère Cécile se met à m'adresser des images de ce genre... !!!!

Et de ces questions !... Non mais de ces questions !

- Si le ski alpin, qui a le beurre et la confiture ?

- Si Gibraltar est un détroit, qui sont les deux autres ?

Je préfère vous taire la suite, tant on a vite fait de se laisser contaminer.

 

Dieu merci, elle a su un peu me rassurer en y ajoutant les photos de deux de ses réalisations récentes... Une vierge noire :

Et une sirène :

 

C'est avec plaisir, en outre, que je me fais l'écho de la parution du livre d'Eric d'Antimo, L'étoile de la bergère, dont la première de couverture reproduit le tableau dit Jean l'Alchimiste (qu'il avait découvert en avril dernier sur ce blog). Ouf ! L'honneur est sauf.

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 06:29

Je la dois à ma très chère Cécile.

Cécile Falchéro - Hildegarde de Bingen.

 

Il aura suffi d'une pièce jointe à un courriel, hier.

Chauffe, Marcel, chauffe ! Non ? Alors...

Par l'ensemble SEQUENTIA : O tu suavissima virga - Hildegard von Bingen.

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 10:14

MAISON ROUGE - Musée des vallées cévenoles* le fait façon Claude Sautet (1) avec Richard Bruston**, Daniel Faure*** et Helmut Krackenberger, du 27 septembre au 29 décembre.

 

A cette occasion, Helmut vous ouvre la galerie des 18 photos qu'il y exposera. 

En quelques lignes, c'est ainsi que la conservatrice le présente dans la plaquette de l'exposition :

 

Helmut Krackenberger, au cœur des Cévennes ardéchoises

Sarrois d’origine, Helmut Krackenberger décide à l’âge de 21 ans de se consacrer à la photographie après quatre années d’études d’ingénieur. Il s’inscrit à l’École des arts et métiers de Sarrebruck, suit les cours d’Otto Steinert et y acquiert de solides connaissances techniques.

À partir de 1957, il projette de voyager à travers l’Europe. Cette même année, la Sarre est rattachée à l’Allemagne de l’Ouest. Le jeune homme profite de l’occasion pour réaliser les photographies de passeport de villages entiers soudain devenus allemands et finance ainsi son expédition.

Photographe de musées
En 1959, il s’installe à Paris. Dans la capitale française, Helmut Krackenberger, dont les voyages ont nourri le goût pour les œuvres d’art, devient photographe pour la Réunion des musées nationaux. Il travaille pour le Musée du Louvre et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et réalise les catalogues d’exposition d’artistes comme Giacometti ou Braque. Il devient par la suite photographe pour le château de Versailles puis pour le Musée Fabre de Montpellier en 1965.

L'âme des paysages ardéchois
Il découvre durant cette période les Cévennes ardéchoises et est immédiatement fasciné par le caractère sauvage et mystérieux de ces paysages. Inspiré par la lecture des Lettres de Gourgounel (1966) dans lesquelles le poète et écrivain écossais Kenneth White relate son installation en Ardèche, l’artiste passe son temps libre à photographier. Ses nombreux clichés illustrent avec émotion ses pérégrinations et font l’objet d’une exposition au Parc National des Cévennes dès sa création en 1970. Helmut Krackenberger vit désormais en Ardèche et réalise par sa production photographique un important travail de valorisation du territoire.

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*MAISON ROUGE, l'accueil :

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**Richard Bruston en vidéo :

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***Daniel Faure à travers son site :

Daniel Faure est décédé en septembre 2014 (nombre de ses galeries de photos sont restées en cours d'élaboration). Il fut également un vigneron passionné.

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(1) Amandine, Jules et les autres... La référence au titre de Sautet, Vincent, François, Paul et les autres, n'aura échappé qu'à la toute dernière génération des lecteurs de Pif Gadget, dont je ne suis pas sûr qu'ils soient légion à venir me lire. Un rapprochement qui, pour paraître facile, n'est cependant pas artificiel : à ce monde rural, presque oublié, des Cévennes des années 1960-1980 répond un monde citadin lui aussi finissant, magistralement saisi par la caméra de Claude Sautet dans son film sorti en octobre 74.

J'avais présenté d'Helmut une partie de son parcours assez comparable à ce qu'en relate le catalogue de l'exposition [voir Primeur d'Ardèche].

En contrepoint de ces aspects-là, j'aurais pu m'attarder un peu sur la période des années 80-95 qui le virent éditer en cartes postales les grands noms de la photographie que sont, entre autres, Jeanloup Sieff, David Hamilton, Lucien Clergue, Sam Haskins... Mais j'ai trouvé amusant de le replacer un moment

dans le contexte tellement à l'opposé de ce monde cévenol qu'était le Saint-Germain-des-Près des années 60. De le réinstaller au 60 de la rue de Seine, dans cet hôtel La Louisiane où il habita entre 1959 et 1961, et où se succédèrent au fil des décennies - jusqu'à aujourd'hui - créateurs d'art contemporain, musiciens, cinéastes, écrivains...

Dans le plus grand désordre : Chet Baker, Boris Vian, Miles Davis et Juliette Greco, Jim Morrison, Henry Miller, Ernest Hemingway, Saint-Exupéry, Quentin Tarantino... Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y vécurent entre juillet 43 et fin 46. L'écrivain égyptien Albert Cossery pendant 63 ans.

Tant et tant d'autres, dont les plus grands jazzmen américains, au point que Bertrand Tavernier choisit La Louisiane pour décor de son film Autour de minuit (1986).

Le voici donc au dernier étage sous les toits, dans sa chambre équipée d'une petite cuisine, dont un côté donne sur la rue de Seine et l'autre sur la rue de Buci. Ayant pour voisin de palier un des plus célèbres photographes américains de l'époque : Arthur Fellig, alias Weegee the Famous... (dont photo ci-dessus, avec sa Chevrolet-studio).

 

Une personnalité originale, tout à fait hors norme, que ce Weegee qui se trouve être dans ces années-là le correspondant de Time Life pour l'Europe et occupe quatre chambres ici, dont  une lui sert de chambre

noire. De son parcours hors des sentiers bat-tus, l'article que Wikipédia lui consacre rend compte assez fidèlement (quoique un peu sa-gement et avec beaucoup de lacunes).

Un précurseur, en bien des points, de nos paparazzis modernes, et un tempérament en tout différent de notre encore tout jeune ami Helmut qui va recevoir pendant un an et demi ses encouragements, ses conseils ainsi que de nombreuses confidences professionnelles (dont certaines pendables). Et qui en reste, aujourd'hui encore, profondément marqué, on le comprendra.

Partage, pendant des nuits entières, de séan-ces labo au cours desquelles Weegee initie Helmut - bien avant Photoshop - aux distorsions dans lesquelles il est passé maître, des années plus tôt (ainsi qu'en témoigne la photo ci-contre où l'on devine Grace Kelly et Marlon Brando lors de la cérémonie des Oscars de 1954).

 

...Je ne me lasserais pas du regard souvent ironique que Weegee porte sur le monde, mais pour vous éviter d'y passer des heures :

- Weegee sur Wikipédia.

- Une fort intéressante conférence d'Eddie Muller sur l'Art et l'Héritage de Weegee.

- La bande annonce du film de Sherman Price : L'improbable Mr Weegee (1966).

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:52

Il y a de cela quelques jours, voulant revoir un tableau de l'ami BAPS (Bernard Vincent), je découvrais la disparition de son site. Pfuitt !... Erreur machin chose ou je ne sais plus... Volatilisé !

Un site longtemps attendu, patiemment construit et enrichi au fil des années...

Ah bon ? Je vais voir. Et...

Pourquoi m'attarder ? Vous l'avez compris, il découvrait le naufrage de son site après moi. Et voilà l'ami dans l'obligation de tout reprendre à zéro.

Ce sera autre chose. Il a commencé à construire de nouvelles galeries ; les autres suivront. 

Illustration BAPS (légendée pour la circonstance).

Illustration BAPS (légendée pour la circonstance).

En attendant, (publiés au tout début de cette décennie 2010 - certains d'entre vous n'étaient peut-être pas nés ?) quelques-uns des articles que je lui ai consacrés :

PS du 05-09

"Same procedure as every year", telle est la recommandation pleine de mauvais esprit adressée par Charlie à Baps... J'ai longuement hésité (à vrai dire, quelques secondes) à vous faire partager la vidéo sur laquelle elle se fonde.

wink

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 07:12

Souvenez-vous, c'était au mois d'avril, je vous annonçai la sortie de son livre Le Tanargue, la montagne du tonnerre, pour fin mai. 

Ce fut un plaisir d'avoir ce bel ouvrage entre les mains, en temps et en heure.

Depuis le temps a couru, les idées et les projets aussi, la relation amicale d'Helmut avec Kenneth White s'est affermie, et les voici tout prochainement réunis à Valgorge :

Helmut Krackenberger, ça se bouscule...

Ce 31 août, aura donc lieu le vernissage de l'exposition de plein air que la Communauté de communes du Pays Beaume-Drobie a contribué à mettre en place et qu'il est loisible de visiter librement depuis le 26 juillet...

(Photos au format 100x80, montées sur panneaux extérieurs, dont une reproduction ci-dessous.)

Helmut Krackenberger - Troupeau au Petit Paris* (100x80).

Helmut Krackenberger - Troupeau au Petit Paris* (100x80).

*[En pied d'article, une suggestion de randonnée Petit Paris-Montsellgues]

 

...Mais ce sera également l'occasion de découvrir dans l'ancien Relais de Pays l'exposition D'un paysage à l'autre qui retrace l'itinéraire de Kenneth White : 10 panneaux passant par l'Ecosse, Paris, l'Ardèche, l'Asie, l'Amérique et la Bretagne, mais aussi une collection de films sur ses voyages et ses résidences - sans compter les vidéos réalisées par des admirateurs de ses oeuvres en "pèlerinage" à Gourgounel tout au long de ces dernières années.

[L'exposition restera, comme celle d'Helmut, d'accès libre et gratuit jusqu'au 26 octobre.]

 

Salle polyvalente de la Pourette.

 

En conclusion de cette fin d'après-midi conviviale, Kenneth White proposera à partir de 19 heures une conférence sur la grande et belle idée qui traverse son oeuvre :

la géopoétique.

 

Ce sera pour lui l'occasion de dévoiler le projet d'une "maison géopoétique" à Valgorge.

Un rêve que porte Helmut depuis de longs mois avec un enthousiasme contagieux et dans lequel il n'a pas compté ses efforts pour mobiliser les acteurs locaux.

 

 

 

 

Invitation ouverte à tous.

VENEZ NOMBREUX.

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L'exposition de Valgorge ne sera pas finie qu'aura déjà commencé dans le remarquable espace muséal de la Maison Rouge à Saint-Jean-du-Gard l'exposition

 

Amandine, Jules et les autres

Scènes de vie en Cévennes

 

Helmut y sera accompagné de deux autres photographes "historiques" [Voir détails]

 

Pour vous, une des photos (toutes en noir et blanc) qu'il aura choisi d'exposer :

Helmut Krackenberger - La fenaison dans les Cévennes.

Helmut Krackenberger - La fenaison dans les Cévennes.

N.B : Je me suis conformé au titre d'Helmut "La fenaison dans les Cévennes", mais il me paraît évident qu'il s'agit de la récolte du lavandin.

Quatrième exposition de la Maison Rouge qui affirme au fil du temps son exigence de qualité, elle succède à celle qui fut consacrée, d'avril à juillet, à l'iconique figure du design français, Pierre Paulin.

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* Le Petit Paris

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 14:00

Il y a un peu moins de deux semaines, l'ami Helmut Krackenberger profitait d'un week-end de l'Ascension exceptionnellement riche en touristes pour signer avec succès, en librairie, les premières dédicaces de son livre :

Le TanargueLa montagne du tonnerre.

 

N'étant pas personnellement amateur de bains de foule, je me suis contenté de récupérer mes exemplaires à son domicile, avant-hier. Un délicieux moment achevé devant un verre, en compagnie de la toujours charmante et talentueuse Christel.

C'est en traversant une pièce que je ne connaissais pas jusqu'alors que mon regard s'est fait happer littéralement par trois oeuvres accrochées côte à côte, et dont je ne suis pas parvenu à lire la signature : Volker Kühn.

Un ami des maîtres de céans, ai-je appris.

Alors que je m'apprêtais à repartir, Helmut m'a fait la surprise de m'offrir un exemplaire du très joli livre d'art que voici (photo ci-contre).

 

Volker Kühn

Né en 1948 à Neuenkirch (Allemagne). 


Le concept d’art par l’objet remonte à l’Egypte ancienne avec les cartouches, des messages hiéroglyphiques gravés dans la pierre pour la postérité. Ses ancêtres les plus immédiats sont sans conteste les rébus du Moyen-âge, les maquettes en perspective de Nicolas Poussin, jusqu’aux dioramas de l’Angleterre victorienne et, surtout, les boîtages de Marcel Duchamp, Kurt Schwitters, Max Ernst et des autres surréalistes. L’intérêt pour les œuvres graphiques tri-dimensionnelles, par opposition aux sculptures, fut ensuite ravivé par l’arrivée du Pop art et trouve désormais une expression contemporaine dans les œuvres de Volker Kühn.
Après une série d’expositions au Japon en 1986, Volker Kühn décide de ranger ses outils de graveur et de mettre en matière ses idées. Apparaissent alors « les Objets »,  de petites scènes en trois dimensions qui relatent les joies et les peines de chaque homme. Ces instantanés de vie font sourire ou même rire celui qui les regarde car il s’y retrouve. Les thèmes abordés sont innombrables. L’artiste, avec un sens aigu de l’allusion et de l’imagination met en scène Monsieur-tout-le-monde tantôt pour s’en moquer tantôt pour poétiser. En conservant une certaine distance avec son sujet, il réussit à réconcilier le spectateur avec ses propres défauts, ses joies, sa quête désespérée de l’amour ou son aspiration au succès. Rien n’échappe au regard acéré de Volker Kühn, qui par son humour et son ironie amicale nous dévoile un trait important de sa personnalité. La langue imagée qu’il parle est universelle. Parfois sarcastique, parfois rêveur, il use toujours de l’humour pour nous faire voyager et peut-être repenser notre monde.
 
(Présentation de la galerie Artima [Paris/Londres])
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Presque au hasard de mes goûts, une des créations savoureuses de Volker Kühn :
Volker Kühn - "The gourmet".

Volker Kühn - "The gourmet".

L'esprit de l'oeuvre m'était familier (c'est assez le mien) mais je ne me suis pas rappelé sur le moment avoir déjà vu d'autres "objets" de ce créateur. Et puis ceci m'est revenu ce matin :

Eh oui ! le blogopote Adam toujours à l'affût de découvertes artistiques (dont les trouvailles et la belle générosité me manquent tant sur la toile).

25 mai 2015, c'est un peu loin déjà. Mais voilà, je n'ai pas tout à fait perdu la mémoire...

¤

En 38 pages, ce sont 790 créations de Volker Kühn que la galerie am Dom vous permettra de découvrir en complément.

J'adore !

Juste pour le plaisir de l'écho, Philippe Katerine :

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 08:47

Le Tanargue, la montagne du tonnerre.

Un superbe livre de photos d'Helmut Krackenberger *, dans les pas de Kenneth White**.

 

Ouvrage édité par ses soins, Helmut m'a fait l'amitié de m'en proposer la lecture avant de le remettre à son imprimeur.

C'est donc dans sa dernière version avant impression que je vous invite à en découvrir la maquette, avec la certitude que la qualité des prises de vue, la beauté des paysages et les surprises qui se révèlent au détour de ses pages sauront conquérir tous les lecteurs, qu'ils soient déjà épris de ce territoire montagneux du sud-ouest ardéchois ou qu'ils en découvrent les singularités.

Engagé sur les traces de Kenneth White et de ses "Lettres de Gourgounel", Helmut Krackenberger a su restituer tous les caractères des lieux dans leur intemporalité, et même réussi à faire resurgir grâce à ses archives photographiques les personnages qui les peuplaient encore dans les années 60.

* Helmut Krackenberger en quelques lignes :

Sarrois d'origine, c'est après quatre ans de très sérieuses études d'ingénieur qu'il bifurque résolument vers la photographie, dont des cours du soir lui ont donné le goût. Et c'est à l'Ecole des Arts et Métiers de Sarrebruck puis à l'école de photo du Dr Steinert qu'il se dotera des solides bases techniques avec lesquelles, à partir de 1957, il parcourt l'Europe. En particulier la Hollande et l'Italie.

Agences photographiques et éditions d'art l'emploient ici et là, mais c'est avant tout la fréquentation assidue des musées du Vatican et de Florence qui déterminera son goût pour les reportages liés aux oeuvres d'art et à leurs auteurs. Un goût qu'il ne tardera pas à épanouir en France puisque c'est en 1959 qu'il s'installe à Paris où, après avoir bientôt obtenu la nationalité française, il va accéder au statut de photographe de la Réunion des Musées Nationaux, avant de devenir le photographe officiel du château de Versailles.

Une période riche de rencontres et de réalisations, au cours de laquelle il va tout particulièrement s'activer autour des collections du Louvre et du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris : plusieurs catalogues d'expositions en témoignent encore... Alberto Giacometti, Gustave Moreau, Aristide Maillol.

L'affection toute particulière que j'ai pour l'art de Georges Braque me porte à mettre en avant la réalisation du catalogue, qu'Helmut fit en concertation avec le maître, pour célébrer sa grande exposition rétrospective du Louvre, en 1961 : intitulée "L'atelier de Braque", cette exposition revêt en outre un caractère historique, en ce qu'elle faisait de celui qui fut, avec Picasso, l'inventeur du cubisme le premier peintre à voir entrer partie de ses oeuvres dans les collections du Louvre, de son vivant.

 

Parcours officiel tout tracé, lorsqu'en 1965 le musée Fabre de Montpellier s'ajoute à la liste de ses champs d'action... En découvrant cette partie du sud de la France et son arrière-pays, Helmut tombe sous le charme de l'Ardèche : il y sera bientôt définitivement installé pour y créer sa propre maison d'édition.

 

** Kenneth White en autant d'aspects que propose son site :

LETTRES DE GOURGOUNEL

Publiées en 1966 après un long séjour en Ardèche qui les a inspirées, ces Lettres rendirent Kenneth White célèbre. L'auteur déchiffre une sagesse inscrite dans les mystères du cosmos et tente de découvrir "le langage inconnu auquel l'esprit aspire".

Telle se présente la quatrième de couverture de cet excellent petit livre (148 pages/7,80 €) dans sa dernière édition de 1986 réimprimée en novembre 2018 chez Grasset (collection : Les Cahiers Rouges).

Ecriture simple et précise dans laquelle se retrouve l'esprit du haïku cher à Kenneth White, en une suite de tableautins vifs et savoureux qui croquent au passage l'habitant du cru. Sagesse universelle puisée au terroir. J'en ai fait, au sens propre, mon livre de poche du moment. Et je me plais à penser qu'une édition pourrait, un jour, y ajouter les portraits de ces femmes ou hommes qu'Helmut a photographiés en ces mêmes lieux, à la même époque.

¤

Présents dans le livre d'Helmut Krackenberger, ils ont déjà fait l'objet d'un article sur ce blog :

Georges et Monique Stahl.

YZO, Isabelle Grasset.

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PS : Si, à titre personnel, Les réseaux sociaux, je m'en tamponne ! je serais, à titre exceptionnel, pleinement heureux que mes habitués (ou pas) se fassent l'écho de ce bel ouvrage d'Helmut Krackenberger sur leurs comptes facebook, twitter ou autres...

Autres articles sur Helmut Krackenberger :

- Helmut Krackenberger, ça se bouscule...

- Amandine, Jules et les autres...

 

Vous en découvrirez d'autres en tapant ses prénom et nom dans RECHERCHE (haut de page).

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 06:00

Sache que toi aussi tu seras le bienvenu.

L'affiche est de BAPS, comme d'hab...

L'affiche est de BAPS, comme d'hab...

 

*Valy : Mes aimables habitués auront évidemment reconnu notre ancien résident de la République, accordéoniste et auteur, et grand admirateur, tout comme moi d'ailleurs (c'est peut-être la seule chose que nous ayons en commun), de l'oeuvre de Guy de Maupassant.

 

 

Par la même occase, ami de passage, te voilà prévenu.

Un amical salut aux artistes :

Luce Vincent

Bernard Vincent

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 16:23

 

En voilà un autre que je n'ai pas vu depuis un brin de temps. Trois ans ? Quatre ans ?...

 

 

2005 : Debout derrière son improbable aéronef amphibie.

L'a-t-il conçu pour ne se pri-ver d'aucune des chances de se faufiler dans l'éternité artistique ?

Ou, s'agissant d'une exposition collective, fut-il le père du premier BlaBlaCar fait pour rejoindre l'au-delà en riant ?

 

Nous aurons partagé plus d'un bon moment de complicité artistique. Se pourrait-il qu'en ma Ford intérieure j'aie fini inconsciemment par craindre de prendre la place du mort ? (Je n'ai jamais eu de Ford de ma vie. Tu l'auras compris, lecteur attentif, il s'agit de mon for intérieur, bien sûr.) ...Donc, Ford ou pas, je disais ne plus avoir vu depuis certain temps ce tout de même assez intrigant personnage, va savoir pourquoi !

Alléluia, nous avons depuis avant-hier un ministre de l'Intérieur tout neuf. Formons le voeu que ce nouveau sous-maître de l'ordre public vienne mettre un terme rapide à ce genre d'exhibitions éhontées car, il faut que vous le sachiez (gens du tout-venant), Mirabel se plaît dans la récidive. 

Edifiant agitateur de panier à crottes, en effet ! dont l'observateur avisé aura aussitôt relevé qu'il est dans le même temps salué par bon nombre d'amateurs d'art, Mirabel manquait jusqu'à ces toutes dernières années d'un site montrant un tant soit peu largement son travail. C'est aujourd'hui défaillance en partie réparée avec René Mirabel - Artiste peintre qui couvre la période s'étalant depuis ses premières oeuvres des années 60 jusqu'à ses Vibrations de 2016/2017.

Un site bien à son image, sans fioritures inutiles, limite austère...

Bien que les deux productions ici mises en avant n'y figurent pas (j'aurais pu en relater une troisième : Les beaux morceaux * - grande barrique dont s'échappait, en son sommet, une luxuriante chevelure blonde, et du fond de laquelle s'égouttait lentement un sang épais), le côté farceur n'en est pas absent car qui pourrait croire raisonnablement y trouver l'ensemble des oeuvres ?... Il faut avoir eu la chance de visiter sa vaste réserve qui regorge de compositions, dont certaines de très grand format, pour témoigner qu'on en est fort loin.

Je me suis attaché à accompagner les périodes allant des années 60 aux années 1992 et suivantes des observations que Gilles Plazy leur a consacrées dans le n°28 de Cimaise précité :

...(Premières oeuvres, 1960) D'étonnants paysages de bruns sombres, au bord du noir, inspirés des "faïsses", ces terrasses étroites installées au flanc des montagnes par des paysans acharnés à les cultiver. La peinture à l'huile, de couche en couche, se faisait grumeleuse, avec une lumière qui semblait sourdre du fond de la terre même, dessinant des ondulations multiples et complexes qui peuvent faire penser à deux artistes qu'il ne connaissait pas alors : Charchoune et Ubac. Car il n'y avait ni ciel ni horizon.

Le dessin s'éloigna de plus en plus du sujet, se simplifia, s'affermit, acquit la rigueur géométrique...

...(Bleu et Rouge, 1980-1990) De simples variations de traits rouges  sur de grands fonds bleus se nourrissaient encore de vues d'Ardèche. A ces deux couleurs, Mirabel fut longtemps d'une fidélité exclusive : elles lui suffirent à évoluer, à devenir ce "constructiviste" qu'il est aujourd'hui.

[Et c'est parce que] le pinceau l'ennuyait [...] qu'il s'inventa un mode d'impression de la couleur qui requérait une surface dure. Et plus de "touche", cette complaisance de l'artiste pour sa propre main.

 

 

 

 

(Reliefs, 1987-1990) :

 

 

 

 

 

(Les Géants de l'Ouest et des Ordres, 1993).

La monochromie s'est imposée, minimale dans une série de reliefs très délicats ou bien devenant un élément ironique d'objets fabriqués en marge du Nouveau Réalisme. Ainsi les trois amusantes soutanes, ou bien la série des Géants de l'Ouest où les clichés du western retrouvent une nouvelle jeunesse.

 

 

 

(Intimistes, 1992-1994).

...Fenêtres de la série Intimisme qui marient l'artisanat constructiviste, l'obsession monochrome d'un peintre aujourd'hui détaché du paysage et le collage d'objets.

 

 

 

 

(Installations, 1992-2007) René Mirabel est un constructiviste qui a de l'humour et de la fraîcheur et qui ne se coince d'aucune théorie. Aussi n'a-t-il pas hésité à introduire dans ses constructions quelques objets : de jolies boîtes de bonbons ou de thé décorées à l'ancienne ou de pièces plus sévères - morceaux de métal ou de verre, grillages, chaînes, câbles, miroirs brisés. Et le jeu peut prendre de la gravité avec les Epitaphes ou les Perspectives où les panneaux ajourés se font portes de prison et même, en sculpture, cages.

 

 

 

 

 

 

 

 

...Une autre série est tout métal, lourde, imposante et pourtant légère dans la rigueur d'un montage de plaques, de grilles et de crochets.

[Pour René Mirabel] l'art est un jeu de construction dont toute la poésie vient d'une belle alliance entre la rigueur artisanale et la liberté d'une fantaisie qui ne sait jamais à l'avance quel chemin elle va prendre.

 

De retour depuis au travail sur toile, Mirabel semble avoir renoué avec les sources de ses premières années et j'aime infiniment ces variations obstinées qui ne cessent de vouloir approcher l'essence du monde en se défiant du désir de plaire.

Bref, un artiste peintre (puisqu'il a choisi de se définir ainsi) authentique qui s'est donné la liberté de construire une oeuvre très personnelle et profondément cohérente.

Etait-ce l'occasion d'un premier jugement d'instance artistique ?

J'ai retrouvé une invitation de 2012 pour une exposition de groupe organisée dans le cadre de l'ancien palais de justice de Largentière à laquelle je n'ai pu me rendre.

 

Les exposants :

 

MIRABEL

YANKEL : LINK

LATTIER : LINK/LINK

SYROKA : LINK/LINK/LINK

PERLIN : LINK

Je ne l'ai pas vue, et alors ?

* Erratum du 22/10 relatif à "Les beaux morceaux".

Il faut se défier de ses souvenirs. Retrouvé une note de 2004 décrivant cette oeuvre :

 

Mirabel s'est mis en cuisine [...] il n'a pas fait dans la demi-mesure, si bien que c'est à l'intérieur d'un quart de fût aux dimensions fort respectables (110 x 58 x 80) qu'il nous propose une roborative "Marinade". On ne doit pas parler ici de matériaux, mais d'ingrédients : chêne, chaînes, beaux morceaux, Pomerol 89, sel, poivre, laurier, basilic. Pas plus le sang, figé au sol après s'être égoutté des interstices, que les longues mèches de cheveux bruns qui s'échappent de sous le couvercle ne laissent place au moindre doute sur la nature des beaux morceaux. C'est de la tambouille rustique caustique, une oeuvre apparentée à la filière tripière ardéchoise, une recette qui fleure bon les hautes heures de l'Auberge rouge de Peyrebeille.

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YANKEL

Gérard Lattier

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